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Ma vie en l'air (le 12/05/2009 à 09h42)

Ma vie en l'air

Le titre n'a l'air de rien, et en plus j'ai raté le début (que je viens de lire sur un forum)

Ma vie en l'air, c'est l'histoire d'un mec, né dans un avion, expert aéronautique, qui connaît sur le bout des doigts tous les boutons, clapets, et autres bitoniaux d'un tableau de bord mais qui n'est capable de voler qu'en simulateur à cause d'une phobie : "peur de l'avion" (il y a sûrement un mot un peu plus technique dans la langue française mais je ne connais que "peur de l'avion").

Ce mec, c'est Vincent Elbaz. Bon, moi, Vincent Elbaz, je le dis tout net, c'est pas compliqué, j'adore.

Que ce soit dans "la parenthèse enchantée", "la vérité si je mens", "les randonneurs" ou tout le reste, j'adore. Et là, il va au delà, il est mieux que bien.

Yann Kerbec (Vincent Elbaz) vit dans la nostalgie d'un amour de jeunesse, Charlotte, et partage son appart avec son copain d'enfance "Ludo" (Gille Lellouche, super). Tous les deux voisinent avec Marion Cotillard (excellente, comme d'habitude).

 

Deux scènes remarquables :

- la journée en accéléré de Ludo, le copain désoeuvré qui campe sur le canapé

- une mention spéciale pour la scène de l'aterrissage à Papeete, qui rentre directement dans mon top 3 des scènes cultes. (On découvre d'ailleurs dans le film le gros potentiel comique de Didier Bezace, au passage)

Rémi Besançon va j'espère nous offrir encore plein d'autres films. Parce que entre "le premier jour du reste de ta vie" grand film qui m'avait déjà humidifié l'oeil (voire les deux) tant il trouvait de résonnances dans nos propres existences et "Ma vie en l'air", je me dis que ce mec a vraiment tout compris. Il a en tout cas tout compris à ce que j'attends du cinéma et il va au delà. Le bonheur quoi.

 

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Le Bobonne award (le 18/03/2009 à 11h29)

Je trouve assez bonne l'idée d'attribuer les "Ya Bon Awards". Une façon humoristique de relever les dérives langagières racistes du PAF.

Sur le même modèle, je me suis réunie avec moi-même pour réfléchir à la pertinence de la création d'un "Bobonne Awards" qui distribuerait les mauvais points des dérives sexistes.

à voir...

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Le chaos et Authouart (le 25/02/2009 à 16h32)

ça y est, mon appartement a sombré dans le chaos. Vestiges de 15 ans passés là, quelques papiers (très poussièreux) coincés sous les armoires ou une chaussette, pointure 17, se partagent la vedette avec deux billes "oeil de chat" que le chat a beaucoup aimé faire rouler, d'ailleurs.

Subsiste, contre vents et marées, ma vieille affiche de l'exposition de Daniel Authouart (millésime 1985 ou quelque chose comme ça). Affiche qui m'a suivi tout ce temps, d'appartement en appartement et que j'avais finalement carrément clouée au mur. Encore une fois elle va me suivre, je vais essayer de la déclouer précautionnement avec son cadre en bois. J'attends le dernier moment pour ne pas lui faire subir le stress du déménagement. "Broadway", magistral, gardera la vedette, et, un jour, peut être que la litho remplacera l'affiche, qui sait...

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Je note. (le 14/01/2009 à 11h12)
Il faut absolument que j'achète un agenda.
J'ai des milliards de trucs à noter dedans.
ça, c'est ce que je me dis tous les ans.
Et en décembre, quand je feuillette mon agenda - pour la 3ème fois de l'année à peu près - je m'aperçois qu'il est immaculément vierge. Pourquoi ? c'est très simple, je ne me souviens plus que j'ai un agenda.

En ce moment, j'ai plein de trucs écrits sur des posts it, ou en vrac dans ma tête; Mais attention, je ne parle pas de poésie, ou d'idées de roman, non non, je parle de rendez-vous chez le dentiste, de listes de courses, du plan d'un placard à installer chez moi (le plan du placard n'est pas sur un post it, il est dans ma pôv tête), mais le problème bien entendu c'est que tout ça cohabite dans un désordre indescriptible. D'ailleurs le truc le plus important écrit dans ma tête, mais que j'oublie un jour sur deux, c'est justement qu'il faut que j'achète un agenda.
Donc, c'est décidé, à midi, je ne vais pas m'attabler devant une platrée de frites, je vais à monop", j'achète un agenda.

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Ah oui... j'oubliais (le 06/01/2009 à 14h12)
je viens de me souvenir d'un truc là, je crois qu'il serait adéquat que je souhaite une bonne année.

BoNne AnNée 2oo9 !!!
za tout le monde.

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Notre immobilisme nous perdra (le 04/12/2008 à 09h50)
Chez les employés, dont je fais partie, il y a eu hier, plus de 75% d'abstention aux élections prud'homales...
un peu moins d'abstention chez les employeurs qui, eux, apparemment sont encore un peu décidés à faire valoir leurs droits...
Que je n'entende plus un employé se plaindre s'il n'a pas fait l'effort de voter.
Alors, oui, je sais, je vais passer pour une passonaria des causes perdues.
Avec un taux d'abstention pareil, le message est clair : ça signifie simplement que les employés (75% d'entre eux, en tous cas), sont tout à fait décidés à se laisser faire en cas de problème. Ou, pire encore, sont décidés soit à faire confiance à leur patron, pourquoi pas, mais tous ne sont pas dignes de confiance, soit à avoir recours aux syndicats, alors même qu'ils n'ont pas levé le petit doigt hier pour mettre un bulletin de vote dans l'urne.
La question "d'avec ou sans vaseline" ne se pose même plus. C'est "sans vaseline" et avec le plein accord des salariés.
Oh toi, patronat, fais de nous, ce que tu voudras...
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Farid et Marie-Josette, ou, la croisée des destins (le 02/12/2008 à 12h00)
Marie-Josette entra dans le métro avec ses deux amies Raymonde et Monique. Elles continuèrent leur conversation à propos des vêtements vus dans les vitrines des boutiques de la Rue de la Chaussée d'Antin.

Farid, 10 ans, sa soeur, et leur mère, montèrent dans le métro à la station suivante. Sofia trouva une place sur un strapontin puis Farid en trouva une à la station suivante, pour finalement la laisser à sa mère qui le prit sur ses genoux.

A peine assis, il demanda son portable à sa mère. Il se mit à jouer à Crash, Splash et autres activités ludiques. Les doigts agiles sur le mini clavier, il ne pouvait s'empêcher de faire des commentaires, alors que sa mère lui chuchotait l'ordre de parler moins fort "sinon je t'enlève le portable".

Le métro progressait lentement, comme tous les jours, tel un tortillard chevauchant la Cordillères des Andes, tandis que les deux conversations se croisaient.

C'est alors que l'inimaginable se produisit. L'imprévisible emprunte parfois des chemins bien étranges. Qui aurait pu croire que les destins de Marie-Josette et de Farid allaient se croiser de la sorte. Et pourtant...

Alors que Marie-Josette annonçait le prix (exorbitant !) d'un gilet en mohair blanc bordé de peau de lapin, Farid annonça son score au Crash Splash, c'est ainsi qu' au détour d'une phrase, ils prononcèrent tous les deux en même temps, à haute et intelligible voix : "quatre vingt quinze !!"

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Du temps qui passe et des brioches (le 21/11/2008 à 14h54)
Oui, bah, comme tout le monde un jour ou l'autre.
La vie réelle prend le pas sur la vie-rtuelle.

J'ai dépassé le stade des prélistes, listes, et post it. Je ne note plus rien. J'essaie de me souvenir de tout. Et j'oublie les trois quarts des trucs.
C'est ainsi que j'ai perdu - que dis-je, égaré - mes manteaux d'hiver soigneusement rangés et empilés dans un carton, lui-même soigneusement rangé quelque part. Dans un coin bien précis, à l'abri de la poussière, et des regards. Un coin tellement précis que je ne sais plus du tout où. J'aurais dû repérer l'endroit au GPS, ce qui m'aurait peut être permis d'échapper à la pneumonie que je vais bientôt attraper si je ne le retrouve pas;

J'ai dépassé aussi le stage des graisses partiellement ou totalement hydrogénées. Cette fois, c'est décidé. Je refuse de faire manger ça à ma descendance. J'ai donc pris la décision de faire une brioche chaque week-end comme une vraie mère, pour donner à mes enfants des choses à manger, que on sait au moins ce qu'on a mis à l'intérieur.

Mes grands-parents ayant été patissiers, j'ai été sensibilisée dès ma plus tendre enfance à la brioche.
La brioche, c'est de l'air, allié à du mystère. Il faut que ça gonfle, c'est une nécessité absolue. Sinon, on a l'impression de manger une brique.
Longtemps, ma mère et moi, on s'est appliquées à essayer de faire des brioches qui gonflaient. On a réussi très rarement.
Et, il y a quinze jours, l'air et le mystère sont devenus mes amis. J'ai réussi à faire une brioche qui gonfle. Une brioche qui dépasse du moule, comme du temps de ma grand-mère.

En fait, c'est très simple.
D'abord il faut mettre dans le saladier, tous les ingrédients indiqués dans la recette, dans le bon ordre, et en respectant scrupuleusement les doses (sauf pour le sucre, vu qu'on vient de devenir raisonnable au niveau alimentaire), et aussi, à la température indiquée. Si le manuel dit "faites fondre la levure dans un demi verre de lait tiède", et ben, on fait fondre la levure dans un demi-verre de lait tiède. Puis, et c'est une des clefs, on pétri, on pétri... on pétri longtemps, jusqu'à ce que ça sente déjà un peu la brioche. Puis, et c'est une autre clef, on laisse la pate monter, on plutôt, on l'oublie, la pâte. On pose le moule sur le radiateur avec un torchon par dessus, et on oublie, complètement la pate. Si tu l'oublies pas, la pate, elle te le fait payer : elle monte pas !
Et, plusieurs heures plus tard, on a presque vécu une journée, en oubliant la pâte sur son radiateur. On passe à côté, et qu'est ce qu'on voit ? La pâte a monté ! Elle est presque sortie du moule. Là, c'est le comble du bonheur, on téléphone à sa mère pour lui annoncer la nouvelle ! (on peut pas téléphoner à sa grand-mère vu qu'elle est morte depuis quinze ans).

La dernière clef : on bichonne et on surveille sa pâte dans le four. Voire, on lui met un petit édredon d'alu pour pas qu'elle crame.

Et quarante minutes plus tard (se conformer au manuel), on a une brioche.
Voilà, voilà.
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Deux jours à tuer (le 07/11/2008 à 14h33)
J'ai vu "Deux jours à tuer" hier. (de Jean Becker)
attention : très beau film

Antoine (Dupontel) se grille avec tout son entourage en deux jours chrono... il lâche son taf, quitte sa femme, dit au revoir à ses enfants, et insulte ses amis, non sans avoir été très méchant avec tout le monde pendant ces deux jours, puis part...
Pourquoi ? Pourquoi est-il devenu si étrangement agressif et détaché ? C'est la question qu'on se pose pendant la première partie du film.
Puis, tout s'éclaire, si on peut dire.
J'ai presque pleuré...
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La routine quoi (suite et fin) (le 16/10/2008 à 14h18)
"Alors Bigougnou, ça s'est bien passé ton cross ?"
"oui, chui arrivé 32ème"
"les épingles à nourrice ? t'as réussi à accrocher ton dossard ?"
"j'en n'ai pas eu besoin"

...

rien à ajouter
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La routine quoi (le 15/10/2008 à 12h30)
Alors hier, tout allait bien.
RAS
J'ai même regardé 2 épisodes de Desperate Housewives (comme toutes les personnes qui regardaient M6, en fait) avec 2 de mes enfants chéris (rappelons au passage que je n'en ai de toutes façons que 3, mais celui de 15 ans n'est absolument pas intéressé par les femmes au foyer desespérées, on peut le comprendre.

Donc, tout allait bien. Et à la fin des épisodes, il fallait bien qu'ils aillent se coucher, toute de même.

Mais subitement, bigougnou 2 s'est souvenu qu'il lui fallait ab-so-lu-ment 2 épingles à nourrice pour le lendemain matin car il y avait le "Cross du Collège" événement incontournable et surtout obligatoire pour les heureux sélectionnés, dont il faisait partie.
Les 2 épingles à nourrice étaient indispensables pour accrocher le dossard (ah ben ouais, ils font pas les choses à moitié au collège). Pas de dossard, pas de cross.

Là : psychodrame familial.

En effet, ayant un QC (quotient de couture) plus ou moins proche de "- 0" j'avais fort peu de chance de trouver 2 épingles à nourrice, comme ça, au débotté.
Mais, n'écoutant que ma foi en la vie et les jérémiades de bigougnou 2, j'entamais une recherche minutieuse des objets suscités dans des endroits aussi improbables que la boîte à outils ou ma trousse de maquillage. Autant dire que nos espoirs étaient tout de même limités.

Sur ce, mon moitié, le père de Bigougnou commence à lui expliquer que "la vie c'est comme ça, on n'a pas forcément des épingles à nourrice, et autant le savoir dès le plus jeune âge. Voilà !" "et donc, demain, tu y vas, tu leur dit "j'ai pas d'épingles à nourrice (bomber le torse en même temps), et alors, qu'est ce qu'ils vont faire ? te tuer ?"
Une explication comme ça, ça force le respect moi je dis. C'est aussi ce que s'est dit Bigougnou 2, qui se dirigea donc, sans autre commentaire, vers sa couche, tel un agneau allant à l'abattoir.

J'explique au père de Bigougnou que "un peu d'espoir ne peut pas faire de mal avant d'aller se coucher, et que là, Bigougnou va passer une mauvaise nuit à rêver d'épingles à nourrice, et que c'est pas comme ça qu'il faut faire avec les enfants". J'en profite pour lui narrer au passage une vieille anecdote puisque cette scène s'est déjà produite, quasiment à l'identique, il y a trois ans, pour Bigougnou 1, et que, à l'époque, par chance, j'avais trouvé des épingles à nourrice dans ma boîte à couture (qui n'était pas à moi, d'ailleurs, mais que j'avais récupéré de ma grand-mère, telle quelle, donc, avec du vrai matériel de couture dedans).

Bref (y-a-t-il encore un lecteur dans sa salle ??), chacun reste sur ses positions inconfortables, au moment où on entend un gros "boum". C'était Bigougnette qui venait de se vautrer dans sa chambre. Grâce à un croche patte du chat, elle s'était pris les pieds dans la bretelle de son sac qui traînait (évidemment !!) au milieu de la chambre.
Juste après un petit laïus à propos du rangement de chambre et un passage d'homéoplasmine, c'est ainsi que la soirée se termina avec des enfants pleurnichant dans à peu près tous les coins de la baraque.

Ce matin, au réveil. Je me souviens que je n'avais pas fouillé dans l'espèce de tiroir à ampoules électriques / stylos / canif / vieux shewing gum / dolipranes de secours / vis / pailles ... que tout le monde a dans la cuisine (non ?). Et là ? quoi ? je trouve très exactement 2 épingles à nourrice, qui n'attendaient que Bigougnou et son dossard.

Il les avait à côté de son petit chocolat au lait ce matin.

Moralité : oui, gardons espoir. Rien n'est jamais totalement perdu.

PS : mille excuses, des fois je m'autofatigue.
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Degré de gravité (le 06/10/2008 à 09h54)
Les jours passent, les années passent, et l'attraction terrestre joue son rôle.
Conclusion : les joues deviennent des bas joues et les dessous de bras annoncent notre âge plus avancé tous les étés. Deux indices, pour ne citer que les plus visibles, qui nous trahissent et nous rappellent un peu plus chaque jour que le temps passe, et qu'il est révolu le temps où on pouvait "porter n'importe quoi" et se coiffer n'importe comment. Maintenant quand je ne brosse pas mes cheveux le matin, je n'ai plus l'air d'une sauvageonne à la moue juvénile, j'ai juste l'air d'une clocharde.

La raison en est simple, on passe nos journées en position verticale ou assise, donc tout tombe. Logique. Donc il faudrait se rattraper la nuit, et combattre l'attraction terrestre en se pendouillant par les pieds comme les chauves souris. J'y songe de plus en plus, et j'ai commencé par retirer oreiller et traversin.


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Happiness is happening (le 10/09/2008 à 09h54)
Je ne sais pas ce qu'est devenu ce poster sur lequel il était habillé d'un mini kimono de satin blanc avec le mini short assorti, le haut des cuisses dépassant des cuissardes compansées. Les cheveux flamboyants, le visage outrageusement fardé. Je sais en tout cas que ce poster m'a tenu compagnie pendant plusieurs années, placardé sur un mur de ma chambre et qu'il me fascinait.

Le concert de Ziggy Stardust en 73 était époustouflant (diffusé sur Arte fin août) même si j'avoue avoir eu une petite baisse de régime au moment du solo d'anthologie de Mick Ronson, c'est juste pas tout à fait ma tasse de thé. C'est au moment où il s'est roulé par terre que j'ai étouffé mon seul baillement.

Le mini passage guitare voix sur "Changes"... comme une réminiscence, un clin d'oeil, une petite parenthèse magique...
Et Rock and Roll suicide... Ziggy Stardust... et tout le reste. Tout était simplement parfait. Un moment de perfection, et c'est rare sur cette terre.

C'est au tout début du concert que j'ai reconnu le mini kimono en satin blanc avec mini short assorti. La photo avait donc été prise en cette nuit de 73 à Londres. Je me souviens encore de la pose sur le poster et je crois avoir reconnu le flash de l'instant de la prise.

Un concentré de talent et de séduction. Jamais égalé à ce jour.

Merci David. Gloire à toi David.

Tu es grand, tu es géant, tu es un héros. Je t'aime.
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Résolution de septembre (le 04/09/2008 à 14h35)
Il est de coutume de prendre de bonnes résolutions à la rentrée (comment ça "non" ??).
J'ai donc décidé de prendre de bonnes résolutions, ce qui est ma première résolution.
Pour le reste, je ne sais pas encore, je vais y réfléchir davantage.

2ème résolution : Comme je le disais dans un mes commentaires insipides sur epidemik, j'envisage dans un premier temps d'acheter le DVD de Weeds, en intégrale de préférence si ça existe. Ca me permettra de passer quelques soirées d'hiver au chaud, pour pas trop cher, vu que je n'aurai plus un radis parce que je me serai endettée sur 20 ans pour une maison.

3ème résolution : faire du sport, je sais ça n'a absolument rien d'original, c'est normal, je ne suis pas originale. Mon sport consistera à descendre les gravas du 1er étage au rez de chaussée et ensuite à déforester un jardin dans lequel on peut faire un tunnel au sécateur sous les ronces (prévoir d'acheter assez de sécateurs pour en filer aux enfants, au cas où ils trouveraient ça amusant)

4ème résolution : je vais changer le contenu de mon MP3 qui est le même depuis environ 18 mois. Certes, j'aime beaucoup "les cornichons" du regretté Nino, mais il est temps de passer à quelque chose de plus sérieux. Genre Madcon, comme ça je pourrai chanter "houhouhouhou" sans modération.

5ème résolution : et que serait cette liste, sans cette résolution ?? J'arrête le gras et le sucre, définitivement (c'est une décision que j'ai déjà prise, définitivement, environ 1254 fois, donc je dois avouer que je me fais moyennement confiance). Se souvenir de ce médecin entendu un jour je sais plus où "après 40 ans, tous les kilos pris, on les garde".

6ème résolution : pour la prochaine réunion du personnel, je prépare un quizz, parce que, hier, la vérité, c'était vraiment la misère cette réunion. J'avais l'impression que c'était un copier/coller de celle de l'année dernière. Même si on est payé pendant ce temps là, il faut que ce soit un minimum amusant, tout de même.

7ème résolution : arrêter de penser que le temps est meilleur ailleurs. Non, c'est pas vrai, dans le sud il pleut tout le temps. (je rappelle, à toutes fins utiles, que l'abus de soleil est très mauvais pour la peau)

8ème résolution : essayer de suivre le rythme et ne pas s'emmêler les crayons dans l'achat des grands cahiers à ptits carreaux, des grands cahiers à grands carreaux, des très grands cahiers... des ptits cahiers... les équerres, les compas, les feutres, les crayons, et les 300 fiches à remplir.

ouala... je crois que "c'est tout pour le moment", (oui, j'avoue j'ai un peu regardé Secret Story, je ne suis qu'un être humain)

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Le retour (le 01/09/2008 à 16h50)
On part 1 mois et qu'est ce qu'il en reste 24 heures après le retour ?
Quelques vagues souvenirs, quelques bribes éparses.
Quelques embruns, un peu de sable qui crisse sous la dent, un ou deux soleils couchants cachés derrière les nuages (mm, elle est belle la Bretagne quand elle pleut), le beurre salé, la farine de sarrasin... bref ! les vacances quoi.
Un bronzage qui se résume au faciès évitant toute démarcation disgracieuse.
Et des valises béantes qui fusionnent avec des cartons de déménagement pas encore fermés.


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Johnny got his gun (le 29/07/2008 à 17h23)
histoire de bien se plomber le moral...


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Pouet (le 28/07/2008 à 10h05)
J'étais désespérée ce matin. Me disant que mon immobilisme ne me permettrait jamais de sortir de ce quotidien mesquin, de ces petites frustrations quotidiennes qui nous viennent quelquefois d'un travail ennuyeux. Je me disais, de surcroît (;), que j'avais fort peu de chances de croiser un jour les plateaux d'Hollywood, et, par exemple, Jeffrey Dean Morgan, et ça, ça me paraissait grave ce matin. Bref.

J'en étais arrivée à ce point de mes réflexions quand un clodo aviné et buriné, un vieux gobelet à la main, commença à entonner La chanson du déserteur, pour essayer de gagner quarante centimes ou au minimum de quoi se saouler.

Je lui donnais 40 centimes pour me donner bonne conscience, et me dis que j'avais décidément de la chance.

Que peut être je ne verrai jamais Los Angeles, (mais peut être que si) mais que je n'en étais pas arrivée à faire semblant de chanter des chansons dont je ne me souvenais plus juste pour oublier que j'existe.

Cela dit, je mets mon CV à jour.
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Cérémonie (le 08/07/2008 à 11h03)
A l'aube de ces vacances d'été pleines de promesses, attardons nous quelques instants sur la dernière cérémonie mise en place à Smartville, la ville dans laquelle j'habite.

La semaine dernière, tous les parents des élèves entrant au collège étaient conviés à assister à la "Remise des dictionnaires".
Après une journée d'une chaleur intense, après des problèmes de transport à n'en plus finir, après donc une journée harassante au cours de laquelle tout le monde s'était joyeusement marché dessus dans le métro, tous les parents convergeaient vers la salle des fête (rendez-vous à 19 heures), tels les fidèles allant à l'église dans la Petite Maison dans la Prairie.

Là étaient réunis environ 300 enfants ainsi que les parents correspondants. 300 enfants enthousiastes, bourrés d'énergie à la veille des vacances et super heureux de se retrouver tous entre eux.

Le niveau sonore était digne d'une rave avec la tête dans une bafle. Personnellement, au bout d'environ 2 minutes j'avais égaré ma progéniture en train de s'éclater quelque part et j'étais toute seule comme une quiche, assise en bout de travée.

Monsieur le Maire arriva, presque à l'heure, s'occupa tout seul comme un grand de démêler le fil du micro et entama alors sa petite allocution.

Mais attention, avant d'avoir le droit de partir en courant avec un dico sous le bras, il fallait écouter.
Là j'ai remarqué que c'était très difficile de capter l'attention de 300 enfants en leur parlant de la signalétique mise en place aux abords des écoles, bandes rugueuses, panneaux... bref, tout un tas de choses très intéressantes que les parents ne pouvaient malheureusement pas intégrer à 100% étant donné qu'ils guettaient tous leurs moutards et leur intimaient l'ordre de rester tranquille à grand renfort de menaces gestuelles.

40 minutes plus tard, les mêmes 300 mômes couraient pendant que leurs parents regardaient furtivement le prix du dico : 21,90 euros en criant "ouais c'est bon on rentre maintenant, tout de suite !"
Bref, un grand moment de communion comme on les aime. (nan, je suis pas aigrie, j'explique)

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Plein été (le 01/07/2008 à 15h06)
Il est 14h51 et nous sommes le 1er juillet.

Il fait 30 degrés dehors. La ville est écrasée de chaleur et tente de survivre à la suffocation.
J'ai baissé tous les stores. Quelques striures solaires tapissent les boiseries. Elles s'étirent et glissent lentement sur le sol. Il faudra deux heures à celle là, là haut, pour atteindre le chambranle de la porte.
Quand j'avais 10 ans, la ville se mettait aussi à faire la sieste, comme ça, d'un seul coup. J'écoutais distraitement le prof pendant que je rêvais d'être dehors, par exemple avec celui qui était en train de scier une planche, quelque part, là bas, un peu plus loin.

Quelques très vagues rumeurs de la ville me parviennent, étouffées, comme tout le monde. Je suis à Paris et je n'entends quasiment pas un bruit.
Quelques souvenirs éparses d'un vieux bouquin lu il y a longtemps me reviennent. L'héroïne prenait le métro un jour de chaleur intense, à Paris. Comme moi.
Une journée idéale pour faire une sieste dans les effluves du figuier.
Une journée idéale pour se baigner dans l'eau salée et boire un petit verre en bord de plage ce soir.
Ce sera pour une autre fois.
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Snoopy est revenu (le 24/06/2008 à 09h05)
Je crois qu'il y avait un malentendu entre nous. Mais tout est rentré dans l'ordre.
Il est revenu.
Il aime prendre le petit déjeuner avec moi, avec nous.
Il mange son petit morceau de brioche dans la douceur du matin.
Snoopy est revenu. youhou !!
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Une journée particulière (le 01/06/2008 à 09h00)

le 31 mai 2008 sera à graver sur les tablettes (non, pas les tablettes de chocolat, je sais j'ai un humour nul) de marbre.

 

D'abord, je me suis levée tôt, car j'ai accompagné une partie de ma progéniture à l'école, j'ai d'ailleurs croisé Céline, que j'ai admirée au plus haut point parce que c'est pas facile de préparer quatre enfants pour sortir à 8h15 de chez soi, un grand qui va en primaire, et 3 entre 6 mois et 2 ans, moi je dis "chapeau bas".

J'ai ensuite enchaîné avec un tour à la brocante, et là, je n'ai rien acheté du tout. Une brocante pourtant magnifique avec je sais pas moi... euh, environ 250 stands. J'ai failli craquer à un moment pour un vynil de Bowie, celui où il est maquillé avec un éclair multicolore en travers du visage, et puis, non.

 

Après ça, j'ai commencé à stresser un peu vu qu'on devait signer un compromis de vente l'après midi pour une belle maison d'époque 100% formica et papier peint à ramages, et j'ai commencé à passer en revue mentalement l'intégralité des choses à dire, pas dire, faire, pas faire etc etc. Tout en réfléchissant à ça, et puisque je sais finalement faire deux choses en même temps, je me suis attaquée à un ménage frénétique, un peu comme un noyé fait des mouvements complètement désordonnés qui vont précipiter sa chute. Par exemple, j'ai jeté deux ou trois trucs que je n'aurai jamais jetés si j'avais été dans un état de nerf normal. Pourquoi ? parce qu'un mec de l'agence immobilière doit passer un de ces jours estimer notre appartement, et que dans l'encombrement actuel, il risquerait de croire qu'il estime une grange.

Après ce sport ménager, je me suis souvenu qu'il me fallait des relevés bancaires à jour, donc, j'ai couru à la poste, j'ai passé 32 minutes au guichet pour repartir avec des documents où le montant était exactement le même que ceux que j'avais déjà dans mon sac. Donc, passage à la poste moyennement utile.

 

A chaque passage près des bosquets dans la rue, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à mon chat chéri, disparu sans laisser de trace il y a un mois.

 

Le moment de s'alimenter était arrivé. Pas trop pour moi, j'étais nouée, mais pour les enfants (et leur père !). Car, midi, c'est midi, et si rien ne frémit dans la poêle à midi, c'est l'émeute. Donc j'avais mis vite fait des escalopes de poulet à griller pendant que je testais mon self control à couper des petites patates avec un couteau qui coupait super trop bien.

 

Pour tuer le temps avant 17 heures (heure de la signature), un retour à la brocante s'imposait, c'est ce que nous fîmes (le passé simple peut être élégant quand il est utilisé avec parcimonie). ça achetait, ça vendait à tout va. Tous nos copains nous demandaient en route ('fin "tous", pas 4000 non plus hein) "alors, c'est signé" "nan, à 17 heures" "ok, merde alors".

 

Le Monsieur Loyal de la brocante organise un petit "jeu de questions", il demande "qui est le plus jeune champion du monde de Formule 1 après Alonso", chacun se met à hurler des noms de pilotes, surtout des enfants il faut bien le dire, mais j'hurle quand même "Villeneuuuuuuuuuuuuuuuve !", Monsieur Loyal me dit (au micro, devant tout le monde) "Madame vous dites Villeneuve ??", "OUI !", "ben c'est pas ça du tout !" ... gros rougissement de la face, et gros rire gras de mon mec qui est mort de rire devant tant d'ignorance, pas grave j'enchaîne  "François Cevers", et là un bonhomme que je ne connais même pas me dit "il a jamais été champion du monde"... re honte... alors que mon mec me souffle depuis 10 minutes "Fittipaldi !! je te dis", j'entends Monsieur Loyal hurler "FITTIPALDIIII !!! bravo Monsieur !" mais pas à mon mec, à un bonhomme loin derrière... sans commentaire. Tout ça c'était pour gagner une barbapapa, donc ya pas mort d'homme.

 

Au retour (à préciser : "on" me parle de Fittipaldi pendant tout le chemin du retour)  j'écoute le répondeur, et là, message de mon boulot (voir article précédent) me disant que quelqu'un aurait parlé à quelqu'un qui aurait retrouvé mon chat... l'excitation est à son comble, mais c'est pas sûr vu que le tatouage n'est pas très lisible... je passe deux ou trois coups de fil désordonnés et finalement je me résigne à attendre lundi, la mort dans l'âme.

 

16h45 arrive enfin, on fonce à l'agence immobilière, je décide d'y aller en jean et converse, parce que ça va, j'en ai marre d'avoir la pression. Là, ça dure 1h30, c'est interminable. En plus la responsable de l'agence est sourde comme un pot, de temps en temps ça frôle véritablement le gag mais je ne rigole pas, le moment est sérieux.

 

Pendant qu'elle se répand sur le bureau qui est devenu une sous-pente, je vérifie que j'ai bien le chéquier dans mon sac, celui du compte joint qui ne sert jamais à rien, que j'ai bien failli ne pas retrouver la veille au soir, mais heureusement j'en ai trouvé un vieux où il reste trois chèques. Et là, le drame, je m'aperçois qu'il est tellement vieux, qu'il est en "Francs", j'ai un super gros coup de chaud d'un coup... que faire ? faire un chèque en francs ? est ce que ce serait pas un peu dangereux et que ça remettrait la signature en cause ? je fouille comme une grosse malade dans mon sac-à-main-vide-poche-poubelle-porte-monnaie et j'en extirpe triomphalement mon vrai chéquier, normal, avec des vrais chèques en euros (je ne peux évidemment partager ce triomphe qu'avec moi-même puisque je préfère ne pas m'exposer à d'éventuels quolibets... de je vous dirai pas qui), la jeune et jolie dame qui vend a bien vu que je faisais une drôle de tête à un moment mais elle ne pipe mot.

Les passages pendant lesquels l'agente immobilière nous explique ce qu'on sait déjà sont particulièrement longs. La peinture au plomb est visiblement une passion pour elle, ainsi que l'abonnement au compteur d'eau sur lequel elle a dû un jour écrire une thèse... je présume.

Tout ça s'achève en apothéose, avec tous les paraphes requis, toutes les signatures obligatoires, et un gros chèque que je remets en tremblant à la dame qui n'entend pas très bien. J'explique vaguement, d'abord mon histoire de chéquiers, et là toute le monde ricane ouverturement, et que donc ce serait pas mal si elle pouvait attendre 48 heures, juste le temps que je fasse "2 ou 3 mouvements de compte"...

 

Retour à la maison, on est vannées, on explique aux enfants qu'on a maintenant 99% de chances de déménager mi septembre. Mon moitié me souffle "original, le coup du chèque"...certes.

 

Coup de fil, et là, une gentille dame me demande si c'est bien moi qui ai perdu mon chat "oui !!!", "et bien, il est chez moi, il va très bien, si vous voulez je peux passer vous le déposer tout de suite, j'avais prévu de vous rappeler lundi à votre travail, mais j'ai préféré essayer de trouver votre numéro dans l'annuaire", rolalaaaaaaaaaaaaaa.... je l'embrasserai si elle était pas au téléphone. Je lui réponds que non on va pas l'obliger à nous le déposer, mais que si elle est d'accord, je passe le chercher tout de suite. Elle est ok.

Je laisse ma pizza en plan, et je pars avec les enfants.

Les dames (elles sont deux) sont super adorables, on commence à parler chat, puis, grand moment, elles nous montrent l'animal. C'est notre Snoopy chéri ! il ronsonne sur les genoux d'une autre femme, je suis à la fois folle de bonheur et folle de jalousie. Je l'appelle, mais il est complètement paniqué et se faufile vers la porte. La dame me dit "il est super gentil mais il arrive pas à passer par la chatière" (oui c'est vrai, il est pas très futé par moment), je m'approche doucement en lui parlant, et subitement, hop, d'un seul coup, il est capable d'ouvrir la chatière, et il part... les enfants hurlent, m'engueulent le "MAIS MAMAN T'ES NULLE !!!!" rageur de mon fils, résume assez bien la situation. Je ne peux pas dire le contraire, je suis, vraiment, nulle.

 

Mais bon, il est vivant, il mange sans arrêt et il a l'air en pleine forme, sauf que maintenant il s'appelle "Bagheera"...

J'espère le revoir aujourd'hui, pour qu'il ronronne sur MES genoux.

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Surexcitée. (le 31/05/2008 à 16h10)

Oui, je suis complètement surexcitée (non, c'est pas sexuelle). Nous sommes aujourd'hui samedi, il est 16 heures, et dans une heure, normalement, on signera un compromis de vente pour acheter une maison, donc, déjà, ça énerve.

Nous sommes toujours samedi, et là, il y a 30 minutes, je viens de recevoir un coup de fil de mon boulot (ouais, y en a qui bossent aujourd'hui  ^^) pour me dire qu'un vétérinaire voulait me parler pour me dire que quelqu'un aurait retrouvé mon chat, mon chaton chéri, mon chamour à sa mèmère, celui qui sent bon et qui est trop mignon, et qui a disparu il y a trois semaines. Donc, ventre à terre, je rappelle mon boulot, et là, la standardiste me dit "ha ben nan j'ai pas pris son numéro, j'ai pas pensé", légèrement anéantie j'ai toutefois décidé de rester combattive, en entreprenant de rappeler tous les vétérinaires de la ville (ville de moins de 100 000 habitants, heureusement), et là, coup de bol ! le premier que j'appelle, oui, la nana me dit que ça lui dit quelquechose, mais qu'elle a pas sous la main le message et le numéro de la fille qui "pourrait" avoir mon chat, parce que le numéro est resté je sais pas où et qu'elle ne pourra l'avoir que lundi... mais que, on dirait bien que c'est mon chat quand même, mais c'est pas certain... là, je commence à me demander à quoi ça sert un tatouage si, dixit la véto "on n'est pas sur que ce soit le bon chat".

Donc, tel que je suis là, j'attends.

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Séance commerciale (le 24/05/2008 à 22h10)

Aujourd'hui, petite séance commerciale. En tout et pour tout j'ai dépensé 17 euros dans de l'utile. Là est toute la performance car j'ai beaucoup godiller dans les rayons de fringues (et même pas j'ai craqué).

J'ai particulièrement apprécié la "mode" C & A, sans mentir c'était retour vers le futur. Et surtout, c'était la fête marchande des mères. Donc, partout, des ptits panneux "pour toi maman". C'est comme ça que j'ai repéré un T shirt (atroce) avec des gros citrons et écrit en gros "bitter sweet" écrit dessus, juste à côté du petit panneau "bonne fête maman"...

j'imagine d'ici la tête que ferait ma mère si je lui offrais ça :))

bonne chance maman !

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Du coca l'âne (le 17/05/2008 à 23h12)

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, deux sujets de conversation ont invariablement les mêmes conséquences.

Dès que le sujet de conversation arrive sur "le vin" ou "les moteurs" :

1/ malgré mes efforts intenses, je baille

2/ j'ai envie d'être ailleurs, beaucoup beaucoup, voire, je me demande même ce que je fais là

Donc, passer un week end (de 4 jour !) avec des motards, avec un resto un peu arrosé tous les jours, m'a légèrement plongée dans la perplexité. J'ai beaucoup appris... et je n'ai jamais autant entendu des mots du style "carbu", "allumage", et bougie, aussi.

J'apprécie peu le vin (par contre je viens de découvrir la liqueur de Génépi, c'est rigolo comme nom non ?) et j'ai un peu de mal à comprendre ce culte permanent voué au jus de vigne, j'ai pourtant fait beaucoup d'efforts, beaucoup goûté, beaucoup clapé du palais, mais rien, nada, malgré mes déglutitions, mes respirations par le nez, mes introspections buccales, rien n'est venu éclairer ma lanterne, rien ne m'a apporté la subtantifique moelle du "bouquet", de "la cuisse", du "tanin", et j'en passe des encore plus rigolotes. Dorénavant il en ira pour le vin comme pour la sculpture, je n'y connais rien, donc, j'aimerai ou pas, et ce sera totalement indépendant de la qualité supposée aux yeux des connaisseurs.

Concernant les moteurs, le mot "carbu" génère en moi des images mentales faites de cylindres huileux, suiffeux, charbonneux, idem pour "joint de culasse", que je trouve toutefois un peu plus grossier. Quant à "couler une bielle", je trouve ça d'une poésie désopilante... les mécano sont non seulement très doués pour les travaux manuels, mais de surcroît, ce sont des poétes.

Chapeau bas. Allez, un canon, pour la route.

 

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Poum poum poum poum (le 13/05/2008 à 19h08)

bof

bah rien de spécial.

Juste que rien.

J'ai passé un long long long week end. Dans la moitié sud de la France, en Lozère très exactement. à 1km4 en hauteur par rapport au niveau de la mer. Il faisait environ 12 degrés, au plus chaud de la journée.

Quand j'avais quitté Paris, il faisait 25... donc, la moitié sud, merci, on me le refera. (ça va, ça va, je rigole)

La montagne était très belle (et froide).

Et sinon, autre grande nouvelle, à midi, j'ai acheté un sandwich rillettes. Très très gras.

Voilà, c'est pour annoncer des trucs comme ça, que c'est important de créer un blog.

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La banane écrasée (le 07/05/2008 à 15h41)
C'est incroyable comme on peut se faire manipuler. Comme ça.
On nous assène jour après jour, ce schéma de la "normalité". De la famille proprète avec deux enfants. On nous donne en exemple des mères, que dis-je des "maman", qui nous parle avec admiration des lingettes ou des légumes-vapeur, de leur petite voix fluette. Elles ont la raie sur le côté, des cheveux lisses, des pantacourts top ringards beige ou kaki clair, des mocassins ou des chaussurettes à petites talons tous moches. Elles sont "comme il faut" ! voilà !

Tout ça nous donne, incidemment, une image de ce qu'est une famille idéale. Des parents, mariés, ensemble, de préférence, deux beaux enfants. Le logement se fera tant bien que mal, les dents seront brossées matin et soir, et tout ira bien.

Donc quoi ? on est petite, on a huit ans, et on se dit que la vie c'est ça. C'est avoir des enfants. C'est ainsi que les femmes sont censées écouter le tic-tac d'une soi-disant pendule... même si elles n'ont pas une attirance particulière pour les enfants.

Un exemple au hasard... moi. Je n'ai jamais été particulièrement attirée par les enfants, j'ai joué à l'institutrice avec des enfants en plastique quand j'avais 8 ans, et après, plus rien. D'ailleurs, je ne m'imaginais pas à un seul instant devenir mère, j'ai complètement zappé sur le soi-disant "instinct" maternel. (encore une grosse arnaque cette histoire). Jusqu'à l'âge de 30 ans, mon oncle me souhaitait à chaque Saint-Sylvestre "un mari et des enfants !"

C'est simple je n'aimais pas les enfants. Leurs grimaces pour faire rire les adultes, leur insolence, leur impertinence, leurs caprices, leur banane écrasée écoeurante sur le canapé, la couche qui sent le caca, tout ça me gaver profondément chez les enfants des autres.
Puis, j'ai croisé le chemin d'un bébé, je l'ai trouvé super mignon, et j'ai fini par me dire que j'étais peut être une femme "normale"... pourquoi pas.

Pour le premier, l'instinct maternel me faisait à ce point défaut, que, enceinte de neuf mois, je n'arrivais toujours pas à me faire à l'idée que j'allais avoir un bébé. Je n'étais pas du genre à chanter des comptines à mon propre ventre. Enfiler une robe de grossesse m'aurait paru tout à fait inconvenant et déplacé. Ca m'inquiétait un peu. Il a fini par arriver (à 9 mois 10 jours, bizarrement), le lendemain du jour où le gynéco m'a dit, "allez madame, ya pas de pétard, maintenant il faut accoucher !" bon, ok.

Le petit paquet (petit rôti de plus de 4 kg, tout de même) n'arrêtait pas de crier, il avait visiblement des doutes à propos de sa mère. J'étais bien évidemment incapable de le faire taire ne m'étant jamais intéressée de près à un nourrisson. Voyant enfin arriver ma soeur, je lui ai sauté dessus pour qu'elle m'explique comment ça fonctionnait un bébé (c'était avant l'ère "tamagochi" sinon j'aurais déjà eu quelques pistes), notamment j'avais un besoin urgent qu'on m'explique comment on change une couche (pour info. les adhésifs qui dépassent c'est sur la partie arrière). J'étais ni plus ni moins que complètement démunie.

Bref, de grands moments de solitude. A deux. Un bébé qui ne connaissait rien au monde, et une mère qui ne connaissait rien aux bébés. Après tout, on ne se connaissait pas, du tout. Il nous a fallu un peu de temps pour nous acclimater. La sortie de la maternité fut également un grand moment. J'y étais rentrée, grosse, certes, mais libre de toute attache, j'en ressortais (recousue comme une dinde de noël, au passage) avec vaguement l'impression d'être baguée à un boulet. La première fois que je l'ai promené en poussette, j'avais l'impression que la terre entière me regardait. J'étais rouge de confusion.

Puis vint le moment où je commençais enfin à le comprendre et à répondre à ses attentes. Il ne comprit lui que beaucoup plus tard, la nécessité de laisser dormir ses parents, puis vint le 2ème, puis le 3ème, puis c'est tout. Au final, je me demande encore, comment on peut changer d'avis à ce point. Mes enfants je les adore, mais je n'aime toujours pas ceux des autres, et leur banane écrasée sur le canapé.

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Le mardi c'est beurk (le 06/05/2008 à 14h31)
Bon. Mon chat est parti. Il s'est envolé. Disparu. Volatilisé.

La dernière fois que je l'ai vu il était heureux comme un chat heureux. Il se roulait au soleil sur le balcon. Et hop, d'un seul coup, fini.
J'ai cherché partout, j'ai patrouillé dans tout le quartier, j'ai collé sa photo partout. Rien.
Alors quand j'ai commencé ce blog, je m'étais promi de ne jamais me laisser aller à parler de mon animal domestique. Et voilà, c'est fait.
Il était trop mignon. Un grand chat noir super athlétique, super gentil, avec un pelage soyeux d'une douceur incomparable. Et surtout, lui et moi, on s'aimait d'amour. Il venait me rejoindre dans mon lit et j'allais le chatouiller sur le canapé; Il me faisait des calins avec sa canine droite, c'est assez technique, mais lui il y arrivait.
Je l'imagine tantôt moribond, agonisant au pied d'un troëne, tantôt mordu par un chien, tantôt cadavre nauséabond jeté dans une poubelle, tantôt heureux, on se rassure comme on peut, en train de courir après un oiseau.
Bref, il est peut être heureux, peut être pas...
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Vacances jour 4 (hier) (le 02/05/2008 à 19h26)

vacances jour 4 - hier

vers 17 heures, une éclaircie magnifique

je décide d'aller bouquiner dans le jardin.

Enjambant la gadoue je dois aller dans la grange chercher le fauteuil en rotin bleu, pour ça j'ai besoin de la clef de la grange. Je vais dans la maison, je trouve la clef au bout de 10 minutes, je vais ouvrir la grange, qui en fait, était déjà ouverte. J'enjambe (encore) des casiers à bouteilles, des vieilles bottes en plastique dépareillées, des balais, des rateaux, Je trouve le fauteuil, il est à 2 mètres du sol, j'escalade une pile de cartons qui tombent, je prends, à l'arrachée, le fauteuil, je le sors, je l'installe pour être à l'abri du vent et des regards, et bien au soleil.

Je l'essaie. j'ai choisi le bon endroit. J'ai froid. Je rentre cherche un vieil anorak acheté en 1980, en velours cotelé marron, doublé à motifs "chiens de chasse" (véridique). C'est super  j'ai chaud. Je me réinstalle. Le soleil tape super fort. J'ai besoin de mes lunettes de soleil. Pas vues depuis 3 jours, j'ai un mal fou à les retrouver dans le fatras de ma chambre. Mission accomplie, je sors, et là je pense à prendre mon bouquin, qui, heureusement, croise mon chemin.

J'ai un peu froid aux genoux. Je rentre récupérer un pull.

ça y est, c'est super, j'ai les lunettes, l'anorak, le pull, le fauteuil, mon bouquin. Je l'ouvre, je commence à lire, au bout d'une demi page il se remet à pleuvoir.

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Que dire... que dire... (le 24/04/2008 à 14h23)
Oui que dire... que dire...
Et bien il y a des moments où on n'a rien à dire. Justement.
Juste le quotidien, un peu fatiguant en ce moment si je peux me permettre, et le soir venu, le bilan mental des coups de fils pas donnés, des réponses pas envoyées, bref, que des trucs pas faits.

Puis on reçoit un mail, d'un bras cassé...(:)) qui fait trois lignes, et on en répond 35, des lignes, comme quoi, quand on veut faire une réponse à quelqu'un, on y arrive très bien. Je ne gère même plus les priorités, les priorités se gèrent d'elle-mêmes. Tel un petit bouchon se ballotant au gré des flots, je ne me dirige plus, le courant le fait pour moi. (Donc, ce petit article sans prétention reprendra peut-être quelques phrases extraites de la-dite réponse par mail, je prie le destinataire au bras cassé de bien vouloir m'en excuser d'avance)
Est-ce ce qu'on appelle "le cours de la vie" ? je ne sais pas. Ou bien est-ce un "non-problème" ?

Toujours est-il que cette année, depuis septembre 07, j'ai été incapable de libérer un créneau pour reprendre les cours de guitare, et ça, c'est nul !
Je me borne à partir le matin, travailler (dans une ambiance de chiottes, il faut bien le dire) - tout en sachant très bien que mes enfants s'ennuient cette semaine à domicile - et je rentre le soir en essayant de leur faire oublier, pour déculpabiliser, qu'ils se sont ennuyés toute la journée tous seuls à la maison.

Heureusement les vacances arrivent ! Je vais donc pouvoir faire la cuisine comme une dératée pour 7 personnes, dont 4 enfants et 2 personnes âgées, en combinant intelligemment les légumes verts et les féculents. Je vais tenir une comptabilité rigoureuse des heures de connexion et du partage de l'unique ordi. Je vais faire un festival de jeux de société. Je vais ne pas pouvoir lire les 3 "Elle" de retard, dont un que je promène dans un vieux sac plastique tous les jours dans les transports en commun - je suis sûre que c'est le "Elle" qui s'est le plus promené sur la ligne 9 de tous les temps, et pire encore, je ne l'ai même pas encore sorti du film plastique. mmm... que de bons moments en perspective quand j'aurai pris la décision de le faire.

Donc, résumons-nous*. Mon fils me demandait dernièrement "maman, à quoi ça sert d'avoir peur ?", merci mon ptit bibi, très bonne question. Surtout après une bonne journée de boulot ça fait du bien de se détendre un petit peu en réfléchissant à ce genre de problème.

*Je sais, la dernière phrase n'est pas du tout un résumé de tout ce qui précède
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Travailleurs, travailleuses (le 16/04/2008 à 09h47)
Notre gouvernement a trouvé une super solution pour éradiquer le chomage. C'est très simple. Les chomeurs de plus de 6 mois auront obligation d'accepter toute proposition située à 2 heures de transport.
(!)

Je suis un peu perplexe. Voilà dans quel monde nous vivons. Maintenant, c'est normal de travailler à 2 heures de chez soi.
Il faut savoir que 2 heures c'est long. Relativement.
Et d'abord, 2 heures par quel moyen de transport ? en TGV ça nous fait du Paris-Rennes. Est-ce à dire que mon ANPE me proposerait un boulot à Rennes ?

J'ai donc réfléchi ce matin à la manière la plus pragmatique d'utiliser ces 2 heures quotidiennes autrement qu'à se morfondre, et mieux que ça, j'ai fait les exercices pratiques.
D'abord, partir de chez soi pas tout à fait prêt, dans le but de peaufiner l'apprêtage dans le transport en commun.
Je suis donc partie avec une seule botte et une seule chaussette. J'ai omis de signaler qu'il est important de se munir d'un petit baizenville, ou un pochon Leclerc selon les finances de chacun, afin de stocker les divers éléments au peaufinage de l'apprêtage.
Certes, mes congénères furent un peu surpris de me voir débarquée semi pied nu sur le quai, d'autant plus que ce détail incongru n'était pas le seul.
C'est en attendant le train (baptisé curieusement "HIRE" par la SNCF), sur le quai donc, que j'entrepris de finir de m'habiller. Cette mesure n'est toutefois envisageable que lorsque le temps le permet, donc hors période de giboulée.
Sitôt chaussée, le train arriva, nous noterons donc que cette idée était excellente : timing parfait de fin de chaussage : 1 mn 02 seconde économisées sur le temps libre.

Une fois dans le train, un certain degré d'adaptabilité est nécessaire. Plusieurs options s'offrent à vous, mais attention, une petite phase d'observation sera nécessaire.

Etes-vous assis ou debout ? Je vais vous donner une petite astuce pour le savoir.
Si vous êtes coincé entre un monsieur qui lit le journal (par exemple un grand sportif qui lit "l'équipe"), que vous n'avez pas de place pour mettre vos pieds à cause des grands panards du mec d'en face, et que vous avez votre sac sur les genoux, c'est que vous êtes assis. Dans tous les autres cas, vous êtes debout, le nez collé au carreau par exemple.

Assis : lisez. Si vous êtes abonné, n'enlevez pas le film plastique à domicile, ce serait une perte de temps, attendez d'être assis dans le train pour le faire : 48 secondes qui ne seront pas prises sur votre temps libre (si vous êtes vraiment très impatient de lire votre revue, esssayez de le faire à travers le plastique). Vous pouvez tout aussi bien vous mettre du stick à lèvre (pratique possible debout également), ou ranger votre sac à main - dans ce dernier cas, vous utiliserez encore une fois votre petit baizenville ou votre pochon leclerc selon vos moyens.

Debout : c'est plus difficile, vous pouvez lire également, vous préférerez alors lire un format de poche plutôt que votre magazine ELLE. Vous pouvez également réfléchir, c'est plus compliqué, de moins en moins de personnes pratiquent cette activité, mais ça vous évitera de compter les arrêts intempestifs entre deux stations, évitez toutefois de penser à vos pieds, ce n'est jamais bon.

Pour combler encore quelques minutes, vous pouvez vous moucher, écouter de la musique, vous mettre les doigts dans le nez (uniquement si vous avez moins de deux ans), basculer votre corps d'un pied sur l'autre pour entretenir une circulation sanguine minimum et éviter ainsi un malaise.

Enfin, ne tenez compte à aucun moment des regards interrogateurs portés sur vous. Ces gens qui vous regardent sont jaloux car ils perdent deux heures par jour et pas vous.
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Un événement majeur, en toute modestie (le 13/04/2008 à 12h06)

C'est encadré par deux motards, encerclé par des centaines de personnes, aux cris joyeux de "Vive tout le monde" que le convoi filait, toutes sirènes hurlantes.

Je vous parle d'un temps, où la fête, c'était la fête. Dans les rues on buvait, on chantait, on dansait, on fêtait l'événement.

A minuit passé, la panhard vert claire n'avait pas réussi à se défaire de cette foule hurlante, le conducteur, les yeux hors de la tête, essayant de se frayer un chemin parmi les fêtards ivres, la passagère, les yeux hors de la tête, haletante, telle une sportive de haut niveau, se concentrait sur une ligne d'horizon nocturne et visible pour elle seule.

Tous deux, pressés, impatients, roulaient ce soir-là de bal en bal, sans jamais s'arrêter, sans jamais danser, eux pourtant si sensible à la java, à la rumba, au tchatchatcha, continuaient leur chemin, laissant se perdre aux loin le musette des guinguettes. La maréchaussée, observant de loin ce manège, était alors intervenue, et prenant la mesure de l'événement, avait offert son concours. Dès lors, les badauds les saluaient puis s'écartaient. Les couples, elle, vêtue d'une jupe fleurie, lui, une bouteille de vin blanc à la main, saluaient ce cortège étonnant. Les visages souriants éclairés par les feux d'artifice de circonstance.

Le jour anniversaire de la prise de la Bastille venait de s'achever, mais la fête continuait dans la moiteur d'une pré-aube d'été.

C'est donc encadré par deux motards, encerclé par des centaines de personnes, aux cris joyeux de "Vive tout le monde" que le convoi filait, toutes sirènes hurlantes.

Vers deux heures du matin, ils arrivèrent enfin, à la maternité, je décidais que le moment de naître était venu.

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Life on mars, encore (le 11/04/2008 à 12h05)
Alors donc comme d'habitude j'ai échoué devant la "Nouvelle Star", c'est pas mal vu qu'on peut largement s'interrompre pour faire tout un tas de trucs en même temps (mais bon en général on finit par échouer sur le canapé rouge ni plus ni moins comme tout beauf qui se respecte). Quand je dis "Nouvelle Star", je parle de tout le package, l'émission d'abord, et le lendemain les commentaires de Kévin Moulback sur Yahoo. Je le trouve en petite forme en ce moment mais drôle quand même, et surtout la plupart du temps, je suis d'accord avec ses jugements. Donc Kévin et moi on est sur la même longueur d'onde quoi.

Hier j'ai lu non seulement sa chronique mais en plus quelques commentaires piochés au hasard. C'est fou comme certains commentaires peuvent être débiles. En gros dès qu'on laisse des anonymes aux manettes ça part en vrille en deux minutes.
Bref.
L'un des commentaires disait que c'était pas du tout du rock mais de la variété ce soir-là, bon, pourquoi pas, mais il prenait en exemple "life on mars" de Bowie en disant que c'était de la pure variétoche.
ça, non. On touche pas à "life on mars" comme ça, impunément.

"Life on mars" n'est pas de la variétoche, c'est une des chansons phares de Maître Bowie, extraite de son album "Hunky Dory" sorti en 72. Et ce n'est pas de la variétoche, c'est de la chanson anglaise de 72 !! C'est toute la différence. Et si "hunky dory" n'existait pas, la musique d'aujourd'hui ne serait pas ce qu'elle est puisque tout n'est qu'un long continuum.
Donc ce mec est un con.
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Et hop (le 10/04/2008 à 09h32)
Bon c'est vrai que le coup du faux printemps m'a un peu ratatinée du clapet. Après mûre réflexion j'ai remisé mes tatanes à talons tout en haut du placard, et j'ai refait un beau facing avec mes bottes. Voilà ! Tout est rentré dans l'ordre.

Le problème aussi en fait, c'est que je ne sais pas "qu'est-ce-qui-se-passe" (dixit Kamaro), mais ou bien les journées sont de plus en plus courtes, ou j'ai de plus en plus d'enfants, ou bien je suis de moins en moins organisée, toujours est-il qu'hier j'ai failli rater la "Nouvelle Star" ! Donc là, quand même ça devient alarmant. Si on considère le fait que les journées rallongent et que j'ai pas eu d'enfant récemment (donc j'en ai toujours 3, finalement) j'en arrive irrémédiablement à la conclusion que je suis de moins en moins organisée.

Il est vrai que la valise du chouchou-d'amour-à-sa-maman qui partait ce matin, avec départ à l'heure où on sait même pas encore si la campagne est blanchie, (référence miteuse au "... à l'heure où blanchit la campagne" de ??? ah oui, Victor Hugo) - valise dans laquelle il faut faire rentrer tout un inventaire à la Prévers, la lunette de soleil, les envoloppes timbrées, le pique nique, le goûter - associée à mon récupérage d'heure quotidien pour essayer de conserver quelques jours de vacances, a fait que, je n'y suis plus pour personne.

Alors voilà comment ça se passe, la valise, dont tout le monde parle depuis environ trois semaines, finalement c'est hier qu'on l'a faite, donc au dernier moment. C'est aussi à ce moment là que j'ai pris conscience que j'avais même pas l'adresse postale pour envoyer une petite lettre au chouchou-d'amour-à-sa-maman, et quand je lui en ai fait la remarque il m'a dit que je pouvais lui envoyer des mails (ils sont trop forts ces petits). Concernant sa trousse de toilette, il avait bien sur prévu la brosse à dent, le dentifrice, le peigne, le gel douche, mais aussi, le déodorant, et il tenait absolument à emporter son parfum pour la boum du dernier soir (ainsi que sa chemisette blanche à manches courtes, le play boy quoi, pour info, il a 10 ans)
Par contre, je suis horrifiée car je m'aperçois en écrivant ces mots que j'ai oublié de mettre une serviette de table dans la valise :( il a juste deux feuilles de sopalin, pour une semaine, ça risque de faire un peu juste....

Constatant donc hier que j'avais atteint un sommet dans la désorganisation, je décidais promptement d'y remédier en instaurant dès maintenant jusqu'à définitivement un planning de repas mensuel, que j'ai soigneusement tapé sur excel (au bureau, évidemment), donc, comme hier, il y avait écrit "merguez-semoule-tomates", j'ai jugé plus opportun de faire "boulettes-pates-brocoli", comme quoi c'est super cette idée de planning mensuel de repas.

Après toutes ces péripéties j'ai donc échoué devant le nouvel écran géant (et une valise béante) pensant à la lessive que j'avais promis de faire à chouchou (rapport à 2 T shirts plus importants que les autres), j'ai commencé à regarder la "Nouvelle Star" en commentant tout ça mauvaisement telle une concierge sur le blog qui tue, j'ai nommé épidemik.

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C'est le printemps (le 04/04/2008 à 09h33)
Fini les bottes !
ayé ! j'ai mis mes petites pompes à mini talons aiguilles.
Mon fils m'a dit "tu mets ça ???"
"voui"
"Mais t'es folle, il gèle dehors !"
"Il gèle ??" je venais de regarder la météo, ils annonçaient 10 le matin, 14 l'après midi
"bah oui, le toit de chez Mehdi est tout givré"
"bah va le dégivrer tout de suite !"
Et oui, à 14 ans, mon fiston ne sait pas encore que les femmes portent des vêtements qui ne sont pas toujours en total raccord avec le temps.
Je suis donc sortie avec mes chaussures de printemps. ça fait été c'est indégnable mais des fois ça ripe. Du coup, avec tous les efforts que j'ai fait pour faire semblant d'avoir une démarche naturelle, j'ai dépensé 1800 calories et j'avais pas froid du tout.
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L'événement le plus important depuis que (le 01/04/2008 à 22h48)

Voilà ce que je tentais d'expliquer maladroitement dernièrement...

 

Au début, Thomas Beatie ne s’appelait pas Thomas Beatie, parce qu’il n’était pas un homme. Quand il est né, il avait un corps de femme, puis, il a décidé de changer de sexe, il est devenu homme et s’est baptisé Thomas, puis il a rencontré une femme, ils ont voulu un enfant mais Nancy ne pouvait pas avoir d’enfant…

Thomas a donc décidé de redevenir un peu femme, juste le temps de faire un enfant.

 http://www.chauffeurdebuzz.com/thomas+beatie,+l+homme+enceinte-3306

incroyable non ? c’est de l’info ou de l’intox ? je sais pas…

aux dernières nouvelles il semblerait que ce soit vrai.

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Sexisme (le 30/03/2008 à 14h58)

bah le sexisme c'est quand par exemple Laurent Ruquier dit hier soir en parlant de Rachida Dati qui faisait la tronche dans un reportage "qu'est ce qui se passe, elle avait un problème de robe ?". Est-ce qu'il dirait d'un François Fillon bougon "qu'est ce qui se passe, il avait un problème de cravate ?" non, jamais.

Le sexisme c'est aussi quand trois mecs, plombier, maçon, carreleur, par exemple, rencontrent les proprio de la maison dans laquelle ils font des travaux et n'écoutent que LE propriétaire et jamais LA propriétaire quand elle ose faire une remarque. Pas la peine : c'est une femme, donc, par définition, de par son genre, elle n'est pas capable de proférer une remarque intelligente concernant un certain nombre de domaines, dont les travaux de construction ou rénovation. A la rigueur, si elle est architecte, on peut y prêter une oreille, si possible distraite, tout en songeant qu'elle a couché avec les examinateurs pour marchander son diplôme.

Mépris en perspective aussi quand un supporter parle de foot et pense que parce qu'on est une femme, on n'est pas capable de comprendre les règles du hors jeu... (si tant est que ça nous intéresse). Même le sympathique "un gars une fille", fait invariablement passer la fille pour la gourdasse de service. Idiote, incapable de faire ses comptes ou au mieux, hystérique.

Infirmière ou secrétaire, c'est pareil, la première est, dans le conscient collectif, toujours nue sous sa blouse, et la deuxième, toujours à quatre pattes sous le bureau de son patron.

Alors qu'on sait, de source sûre, que les filles ont des résultats scolaires ou universitaires bien supérieurs aux garçons. Elles se font simplement happées par la pression familiale et sociale qui leur "conseille" de faire des enfants et, si possible, de rester gentiment à la maison le plus longtemps possible pour les élever.

Au bout d'un moment, ça m'énerve. ça m'énerve de constater que le monde (en tout cas sa majeure partie) est gouverné depuis des millénaires par des mecs, qui n'ont pas forcément plus de bon sens, et d'intelligence que les filles. Combien de mecs poivrots ou idiots ou les deux ont gouvernés leur foyer, sous prétexte que c'était eux qui faisaient bouillir la marmite en interdisant à leur femme de travailler (rapport au conscient collectif du paragraphe précédent)

Il y a des jours ou Isabelle Alonso, toute crispante qu'elle puisse paraître à certains, m'apparaît comme une héroïne des temps modernes.

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Un jour, je serai pas grande (le 27/03/2008 à 16h21)
On espère toujours plus ou moins, un jour, atteindre la maturité. Juste pour savoir ce que ça fait. Juste parce que nos parents, un jour, ont sûrement atteint la maturité, et qu'il n'y a pas de raison que ça ne nous arrive pas.
Un jour, j'ai eu 14 ans, trois ans plus tard j'ai eu 17 ans (attention cet article est bourré de maths, ça se complique). Ce jour-là, quand j'ai eu 17 ans, j'ai cru que j'étais grande. C'est là que ça a commencé à merder.
Aujourd'hui, je sais (oserai-je plagier Jean Gabin ?) qu'on ne sait jamais. Je sais que je ne serai jamais adulte. Qu'adulte, ça n'existe pas. Que quand on est petit on joue avec de petits jouets, plus grand, soit on oublie de jouer, soit on joue avec des jouets beaucoup plus chers, (en général, ce sont les garçons qui fonctionnent comme ça, les filles quelquefois continuent à se déguiser.), soit on reste perpétuellement dans cet état d'adolescence cérébrale
Bref, moi qui ai aujourd'hui 45 ans, je me demande toujours ce que je ferai quand je serai grande. Je chante, non, j'hurle pendant que Mika chante "take it easy". Je m'essaie vainement au moon walk sous les yeux ébahis de ma progéniture. J'écris des conneries sur un blog comme si j'avais 17 ans. Car, dans ma tête, j'ai 17 ans.
Je ne serai donc jamais ce que je croyais qu'on était quand on a 45 ans. Quelqu'un de mature, responsable. Je joue juste le rôle, comme faisait ma maman, parce que je suis un tout petit peu moins enfant que mes enfants, mais vraiment un tout petit peu moins, et que je sais qu'il faut quelquefois plusieurs dizaines d'années pour rattraper une malencontreuse erreur adolescente.
Bref, non, mes enfants ne m'ont pas fait passer de l'autre côté, du côté des gens sérieux.
Hier, alors que je chantais "I'm still sttanding" (un message plein d'espoir) avec Elton, ma fille, les yeux écarquillés, m'a dit "j'ai vraiment une mère très originale". Je me rends pas trop compte si c'est un compliment... de toute façon je n'arrive pas à faire autrement.
En gros je comprends peu à peu que quand on est ado, post ado, jeune adulte ou je sais pas quoi, on fait tout un tas de conneries, et que ces conneries on essaie de les rattraper pendant une bonne partie de sa vie.
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Mais vraiment en vrac (le 26/03/2008 à 14h47)
une histoire à dormir debout :

très bizarre...

l'homme, était une femme, maintenant c'est un homme, mais il veut un bébé...

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Ses majestés (le 26/03/2008 à 14h35)

J'ai entraperçu ce matin une photo du couple royal, oups, présidentiel Français en visite à London. C'est une horreur. La mode du tweed et couvre chef à l'avenant ne convient pas du tout à la première dame. Carla a l'air d'une quiche avec son bibi en laine bouillie et sa petite veste en tweed. Elle se mémérise à la vitesse grand V. Elle fait facile 50 ans, comme quoi l'Angleterre n'a jamais rajeuni personne (non, en fait, j'adore l'Angleterre, donc, disons que le climat ne réussit pas trop aux couples princiers d'une façon générale). J'ai l'impression qu'elle a tenté le look Jackie Kennedy mais ça a pas marché. Quant à Nicolas, je l'ai pas trop regardé sur la photo, toute obnubilée que j'étais par la quinquagénaire à ses côtés, mais il avait l'air égal à lui-même, c'est à dire, bah... égal à lui-même. J'espère qu'il ne va pas piquer le stylo bic à la reine, on verras ça, mais au moins on est sur qu'il sera pas tenté de mater son décolleté c'est toujours ça de gagné. 'fin bon, il faut bien que jeunesse se passe.
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Le questionnaire de bernard pivot (le 25/03/2008 à 15h53)


1. Votre mot préféré?

2. Le mot que vous détestez?

3. Votre drogue favorite?

4. Le son, le bruit que vous aimez?

5. Le son, le bruit que vous détestez?

6. Votre juron, gros mot ou blasphème favori?

7. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque?

8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire?

9. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné?

10. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire?


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Parenthèse (le 25/03/2008 à 10h47)
Après le recours abusif au système du "lacher prise", j'expérimente maintenant, abondamment, le "ici et maintenant". Je ferai une courte exception pour écrire ces quelques lignes.
J'ai passé un week end en Bretagne assez mauvais, il arrive un moment, c'est plus ou moins connu, où les enfants deviennent les parents de leurs parents. Ce moment est arrivé en partie pour moi. Je suis donc sûrement en train d'accéder à un niveau de maturité supérieur, un peu comme un pokemon évoluant, un pikachu devenant un... raichu ? bref, j'étais déjà une grande fille, je le suis encore un peu plus. Mais je suis entre parenthèses.
J'ai évolué. Mes parents ont évolué, mon père jusqu'à l'involution. Il a été assez difficile de l'admettre, mais c'est fait. C'est lui mais ce n'est plus tout à fait lui, et le fait qu'on ouvre le ventre de ma mère pour en retirer tout ce que le crabe s'était octroyé n'a pas arrangé les choses.
j'ai même failli redevenir croyante et j'ai donc fait 2 ou 3 prières par inadvertance. On a suivi les consignes de ma mère à la lettre : rentrer l'azalée si il neige, (et il a neigé !!), ne pas manger de viande vendredi saint :)) (mais ça, je l'ai su juste après mon jambon-beurre, j'espère que ça n'aura pas une incidence trop gravissime...
J'ai quand même eu quelques fous rires nerveux avec ma soeur, et c'était déjà beaucoup.
Voilà, la parenthèse est fermée, cet article tombe comme un cheveu sur la soupe. Jours sombres. Gardons le cap.  Ne donnons pas prise à l'angoisse.
Ajouté à ça, un temps démoniaque, giboultesque, un téléphone défectueux, le chat malade à qui il faut administrer du phosphaluvet !! une cousine borderline, j'ai fini par rentrer en me trompant de wagon.
ça recommence le week end prochain...
j'ai peur. ah oui, non, c'est vrai que ça sert à rien d'avoir peur, donc j'ai pas peur. on verra bien.
allez, j'arrête de parler de ça, je passe à autre chose.
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Merci :) (le 25/03/2008 à 09h51)
Je vous remercie, chers visiteurs, d'avoir laissé votre empreinte en proverbe, je vais faire un copier-coller tout à fait artistique (je suis hyper douée en copier/coller ;)), afin que chacun médita sur ces maximes pleines de sagesse...

Ciel rouge le matin, la pluie est en chemin. Ciel rouge le soir, laisse bon espoir. (mlor le 20/3/08)

Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. (le libraire le 21/3/8)

Le coq qui chante si fièrement aujourd'hui ne doit pas oublier qu'il vient d'un oeuf " moi j'adore celui-là aussi :-) (jrom le 21/3/8) (bravo pour l'allusion à Pâques)

"Le crocodile ne sait pas qu'il existe des sacs à mains".
Celle-là est de moi et je n'en suis pas peu fière ! (Le libraire, particulièrement inspiré le 21/3/8)

l'intelligence c'est comme les parachutes; quand on n'en a pas, on s'écrase (desproges) (via Le fou des fulbertins le 21/3/8)
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Concours de proverbes (le 20/03/2008 à 09h48)

Le  "Cabri mort ne craint pas la lame du couteau" a suscité ça :

visiteur_le libraire (le 20/03/2008 à 07h14)
De même que " le léopard ne se déplace jamais sans ses tâches".



 visiteur_Jrom (le 19/03/2008 à 13h39)
J'aime beaucoup aussi le " le cabri a 4 pattes, mais pourtant il ne peut prendre deux chemins à la fois"
Joyeuses Pâques donc, je vois l'indigestion se profiler moi...

au suivant...
si toi aussi tu connais un proverbe, n'hésite pas, envoie...
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Bonne résolution (le 19/03/2008 à 14h50)

Je conseille vivement l'utilisation du générateur de bonnes résolutions ici  ->

akacliquer là

Je l'ai testé aujourd'hui et donc ma résolution du jour c'est :

Se préparer sans vergogne à tricher devant tout le monde.



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Proverbe africain (le 19/03/2008 à 09h31)
Cabri mort ne craint pas la lame du couteau.
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Ouaich !! (le 15/03/2008 à 19h18)

bon ben moi je suis cre-vée !  je rentre de la piscine où j'étais avec ma fillotte. Et aujourd'hui elle a décidé de jouer à la prof de sport... au secours, il fallait sortir les pieds de l'eau en marchant sur les genoux... ah oui, j'ai oublié de préciser que ça se passait dans le petit bassin, sinon je ne serais plus là pour en parler, le but annoncé par la prof étant "se muscler les genoux", ah oui, je connaissais pas et il se trouve que c'est relativement fatiguant. Après elle a absolument tenu à me faire pratiquer toutes les nages existantes, en me montrant tout bien les mouvements. J'ai tout fait ! et pourtant elle boudait quand on est reparties, c'est à n'y rien comprendre. Ah c'est vraiment la peine de se casser la tête je vous assure, alors que j'aurais pu regarder tranquillement "sous le soleil" !

Sinon, au niveau boxon appartemental, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, ou, soyons raisonables, la génisse par les naseaux, à savoir, j'ai viré des milliards de trucs à la poubelle, et à l'heure où je m'exprime, il y a, sur le palier, environ 2 m3 de trucs et autres articles divers, tout ça entassé dans des sacs poubelles (ça fait un peu ambiance grève des éboueurs, hormis les odeurs). Je ne descends pas tout de suite les sacs poubelles, je vais les regarder de temps en temps d'un air attendri. Par contre, les sacs sont bien fermés comme ça je ne risque pas de retourner dedans pour repêcher des trucs. chui trop maligne hein ?

Donc, ça va mieux. Virer des trucs à la poubelle, c'est comme un peu se défragmenter le cerveau (là j'emploie des mots que je sais pas trop ce que ça veut dire mais bon c'est l'idée quoi)

(la photo associée n'a strictement rien à voir, mais en tapant "désordre" pour chercher une image sur Google, j'ai trouvé ça pour "désordre naturel", ce qui est un peu mon cas, finalement)

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Gros problème (le 13/03/2008 à 17h00)
Bon, je voudrais pas faire ma relou, mais ya quand même des questions que je me pose (sans vouloir plagier Sansévérino).
Des questions qui sont, oserai-je le dire ? existentielles !
Par exemple, pourquoi chez moi il y a toujours un boxon monstrueux ? alors que quand je vais rendre visite à des gens, chez eux, c'est toujours nickel ?
J'ai en tête ce vieux dicton qui dit "une place pour chaque chose, chaque chose à sa place", ça, pourtant, je comprends bien ce que ça veut dire, mais j'arrive juste pas du tout à le mettre en pratique.
Il y a des gens, que, quand on arrive chez eux, on se croirait dans une expo Ikea.
Chez moi, quand je rentre le soir, il y a encore les miettes du goûter sur la table de la cuisine, voire même quelquefois, dans les grands jours, 2 ou 3 bols du ptit dèj du matin.

Idem pour le problème "linge", spécialement les chaussettes qui représentent un cas particulièrement épineux. J'ai environ un demi mètre cube de chaussettes dépareillées, toutes tailles, toutes couleurs, toutes mélangées. J'avais même à une certaine époque mis en place des séances de réassortiment pendant lesquelles ma progéniture avait pour mission de mettre les chaussettes roses avec les roses, les bleues avec les bleues, et, si possible, de reformer des paires. Le tout était rémunéré 15 cts d'euros la paire. Mais on a laissé tomber parce que je me suis demandée à un moment si ils ne faisaient pas exprès de les dépareiller pour remplir leur tirelire.

Quelquefois mes enfants partent donc à l'école en ayant pas tout à fait deux chaussettes, mais presque !
 Alors je pense à ma mère, qui me dit toujours "mets toujours des chaussettes identiques, on sait jamais, si on doit t'envoyer aux urgences dans la journée" ce qui est une idée assez encourageante le matin et qui dénote un optimisme certain, le genre de truc qui vous donne une idée des réalités dès la plus tendre enfance. (maman, je te fais un gros bisou)

En visite chez la voisine l'autre jour j'ai eu un moment de bonheur intense quand j'ai vu qu'elle aussi avait  un gros tas de chaussettes dans tous les sens; Je lui ai dit "ah toi aussi tu as des problèmes de chaussettes, c'est incroyable hein, on en est tous là ??" (comment j'étais trop heureuse...) Elle m'a répondu (avec un ptit air supérieur ?) "Non, pas du tout, toutes ces chaussettes vont par paire, je n'ai plus qu'à les plier". Donc, premièrement, j'ai été super déçue, et deuxièmement, je me suis pris un gros rateau, j'ai lu dans ses yeux un truc du genre "ma pauvre, t'es trop nulle en chaussettes", ce qui est indéniable, soit dit en passant.

Bien entendu j'ai beaucoup d'autres talents, la cuisine par exemple. Je me suis surpassée hier soir, j'ai fait : boîte de carottes/haricots verts avec des chipolatas. De la haute gastronomie.
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Humeur du jour (le 11/03/2008 à 21h33)

jachère...

en espérant que ça portera ses fruits.

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8 mars : journée de la femme (le 05/03/2008 à 11h39)

Je vais passer pour une ringarde à 1000% mais je m'en fous.

Le 8 mars, c'est la journée de la femme, en France comme ailleurs.

L'occasion de rappeler quelques évidences et de dénoncer encore quelques injustices.

La disparité des salaires, les discriminations larvées (oui oui j'ai bien dit "discriminations") qui subsistent.

Rappeler aussi que si une femme, fille, veut montrer ses genoux, elle en a le droit, et que c'est pas forcément un pousse-au-crime. Y compris dans ce que certains appellent les "cités".

Espérer qu'un jour une femme pourra rentrer chez elle à 23 heures, ou plus tard, seule, par les transports en commun, sans que ça craigne.

Espérer que les pakistanaises ne seront plus assassinées à coup de friteuse pour une sombre histoire de dote.

'fin bon, les choses avancent, certes, mais il y a encore 2 ou 3 petites choses à régler...

Si c'est être féministe, alors tant pis, je le suis.

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Une journée ordinaire (le 27/02/2008 à 22h49)

Je teste régulièrement la classique "double journée", (travail et "mère de famille" en arrivant le soir), mais aujourd'hui j'ai testé la "journée boxon" où tout est mélangé, en particulier les mômes au travail.

Dans un sursaut de conscience je n'en ai emmenés que 2 sur 3, mais je dois dire que ça a grandement suffit pour faire le test, en gros je donne la conclusion tout de suite : plus jamais. définitivement.

D'abord le transport, alors déjà c'est galère de se supporter tout seul dans les rames bondées, mais traîner deux gamins qui n'y auraient pas forcément pensé tout seul... c'est à ce moment là que j'ai commencé à me demander si j'avais eu une bonne idée. Voire même je me suis trouvée mauvaise mère.

On enchaine avec le taf. J'imprime des milliards de sudoku, mots fléchés, mots mêlés, labyrinthes, jeux des 12 erreurs (toujours plus forte que les autres), et là, les deux commencent à se prendre le chou, comme à la maison pendant que j'essayais de lire au moins mes mails. Impossible, le mot fléchés "schtroumf" niveau 1 donné à poupette était trop facile par rapport au mots fléchés "schtroumf" niveau 2 donné au ptit bibi, et ça, c'est grave !

Je les traîne plus ou moins de bureaux en bureaux, et enfin, on trouve un ordi libre pour qu'ils s'adonnent à leur occcupation favorite :  les jeux !

Là, je suis restée une demi heure sans enfant. Même que j'en ai profité pour ranger un peu mon bureau, c'est à dire, faire un tas avec les coloriages "oiseaux" laissés en plan.

Ensuite, le repas. Problème épineux s'il en est, sachant que traditionnellement, à journée exceptionnelle, repas exceptionnel, ça veut dire : Mac do. Là, horreur, malheur, tout le monde !! était au Mac do à midi ! On a été obligés de faire un azimut brutal sur la boulangerie du coin, jambon beurre pour tout le monde ! voilà !

Retour au bureau. A ce moment là de la journée, je commençais à être légèrement exténuée, et là, je regrettais franchement cette expérience inédite, vu que, quand même, j'avais (un peu) de travail à faire, quand même.

Comble de malheur, j'avais un truc à imprimer, qui passait pas dans l'imprimante, et qui m'a occupée 2 heures de plus que prévu, les mômes n'arrêtaient pas de passer me voir pour me poser des questions, si bien que j'ai tout imprimé dans le désordre. Affreux !

Je crois même qu'à un certain moment de la journée, je les haïssais... :(

Le chemin du retour s'est déroulé sans encombre. Ils étaient hyper bavards, pendant que j'essayais de caser sur mes genoux le sac contenant la DS, le bd de Titeuf et tout le toutim. Ils se sont remémorés ce grand moment à midi, quand on a croisé Igor (ou Grychka ??) Bogdanoff, eh, c'est pas tous les jours hein !!

Bon, les meilleures choses ayant une fin. Je les ai ramenés sains et saufs à la maison, et après, je suis partie me reposer, sur le fauteuil du dentiste...

Plus jamais ça moi je dis. Pas bon.

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J'ai écouté la nuit, elle ne fait pas de bruit (le 25/02/2008 à 11h03)
Cette nuit je me suis souvenue de toutes ces nuits quand j'avais 6 ans. Réveillée quand tout le monde dormait. De tous ces bouquins lus en attendant que tout le monde se réveille.
De ce monde parallèle, de toutes ces choses qui se passent pendant qu'on dort... Ces bienheureux qui ronflent, insouciants et inconscients.
J'ai savouré le bonheur d'être là et de ne pas avoir mal aux dents. (oui, ok, c'est un peu décousu mais bon, j'ai pas beaucoup dormi !)
Puis un piaf s'est mis à chanter à 2 heures, j'ai eu un peu peur qu'il me fasse définitivement passer une nuit blanche, puis je me suis dit que la première chose à faire en ce lundi matin était de prendre rendez-vous chez le dentiste. Puis je me suis demandée ce qu'il y avait dans les médicaments que j'avais pris contre le mal de dents (est-ce que ça empêche de dormir par exemple ?). Puis, après tout ça, les ronflements des autres, après le passage en revue mental de l'état de santé de tous les membres de ma famille et autres connaissances, après avoir pensé à Marion Cotillard quand le piaf de 2 heures a chanté, après avoir dit "maou maou" à mon chat qui venait me faire un bisou (d'ailleurs j'ai décidé de le rebaptiser "maoumaou"), après, donc, je crois que j'ai dormi, puisque quand le réveil a sonné, il m'a réveillée !
Le bonheur, c'est très simple, c'est quand on n'a pas mal aux dents, c'est quand on a mal nulle part en fait.
En fait, il faudrait une bonne rage de dents, de temps en temps, pour savourer les non-rages de dents.

Ce matin j'ai dit à mon chéri : "j'ai pas réussi à m'endormir hier soir", il m'a répondu : "ahlala, moi non plus", j'ai ricané "ouais je sais, pendant au moins cinq minutes"
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Le petit truc émotif (le 22/02/2008 à 11h22)
bon le truc, et il vaut mieux le dire tout de suite, c'est qu'ici ça réfléchit pas très haut.
Je me fais du mal à visiter des blogs où tout le monde est super intelligent, mais ici ça donne dans le futile.

Plus ça va moins j'ai envie de réfléchir... va falloir que je me rééduque le neurone urgemment. Je me dis que si je passais le bac aujourd'hui, je le raterais, c'est quasiment sur. Ya qu'à voir comment je galère à recoller les morceaux sur les fonctions du programme de 3ème avec chouchou, ça s'appelle pas des maths à ce niveau là, ça s'appelle de l'hélitreuillage d'urgence.

Donc, j'irai pas jusqu'à dire que je revendique la futilité, mais bon, je crois que je suis devenue trop sensible. Je préfère pas m'intéresser aux vrais problèmes, à la rigueur, aux non-problèmes, mais c'est tout. Même une mauvaise critique de cinéma, d'un film que je connais même pas, si elle est trop méchante, ça me fait de la peine. C'est normal ça ? Je ne supporte plus l'attaque méchamment cynique, je ne sais trop comment procéder pour survivre dans ce monde de brutes.

L'autre jour j'ai écouté le message de ma fille sur répondeur. Elle voulait me téléphoner mercredi pour me dire que ses frères étaient méchants avec elle, mais j'avais oublié mon portable dans l'entrée, ce qui fait que quand ça a sonné (dans l'entrée) ses frères se sont transformés en gremlins en la montrant du doigt, et en ricanant, donc le message c'était "z'êtes méchants !!" en pleurant. Pauvre chouquette, ça m'a traumatisée pour le reste de la journée (oui je l'ai écouté le lendemain matin, je sais l'anecdote n'est pas très claire, mais ça me fait du bien de la raconter :)). Du coup j'en ai remis une couche en me disant que c'était pas bien une mère de famille qui travaille et puis je me suis souvenue que ça n'avait rien à voir avec la choucroute, et que c'est pas parce que je travaille que les frangins doivent se moquer de chouquette ! d'abord ! Et rien que de repenser à certaines mères au foyer (pas toutes hein heureusement) qui vont chercher leurs enfants à l'école en jogging et qui n'ont que "les feux de l'amour" comme sujet de conversation ou le temps qu'il fait à 4 heures et demie, je me suis dit, que outre le salaire que je ramène et qui est la première raison de mon travail, mon équilibre socio-mento-cervelo-quotidien avait besoin d'une vie professionnelle minimum.

Idem pour vidéogag, j'ai regardé ça il y a (au moins) un mois. Quand les gens tombent, j'ai mal aux jambes !! mais vraiment, j'ai vraiment mal aux jambes au moment où le mec se prend un coup. Non mais jusqu'où ça va l'empathie, c'est incroyable ! Donc, au final, vidéogag n'est absolument pas drôle, on voit des gens se gameller à longueur d'émission. C'est donc assez douloureux, au sens propre.

Bref, je crois que je suis atteinte de sensiblerie généralisée aîgue. Je suis devenu un pauvre petit truc émotif. (mais personne ne le sait dans la vraie vie évidemment sinon je vais me faire marcher dessus)

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Mes non-problèmes à moi (le 21/02/2008 à 16h31)
C'est quand même vachement bien la politique.

ça permet d'inventer des mots, genre "désertitude" ou des trucs comme ça, et en plus ça permet d'inventer des nouvelles idées.

La dernière nouvelle idée donc, c'est le "non-problème".
Le non-problème, ça doit être quelque chose comme un truc qui n'existe pas, peut être. Enfin, j'imagine.

Le "non-problème" c'est un truc inventé par des "communiquants" pour communiquer entre communiquants. C'est à dire que moi, par exemple, qui suis bon ben, pas communiquante quoi, j'ai difficilement accès à ces concepts d'un nouveau genre, de par ma structure intelligentielle morcelée, qui tient essentiellement au fait que j'ai le statut "employé", ce qui me rend de fait, inapte à tout accès à la conceptualisation intrinsèque du non-problème ainsi qu'à son appréhension cognitive. (si tant est que tout ce qui précède ait un sens (verbe avoir)

Peut être que c'est ça qu'on appelle du "parisianisme". C'est genre un(e) homme(femme) politique, à Paris-dans-le-gouvernement-qui-nous-gouverne, bien sûr, qui parle à quelqu'un (c'est informel, on ne sait pas qui exactement) et qui dit "oh l'ôt, mais les sectes, c'est un "non-problème". Hop, fini, plus de problème. Alors, ensuite, c'est quoi le non-problème suivant ?

Non, je ne ferai pas de politique. C'est pas ça. Mais dire c'est un "non-problème", ça ressemble à ce qu'un patron dirait à son employé qui vient lui dire "patron, là on est dans la merde, on aura jamais le temps de finir ce soir le truc hyper urgent pour demain matin", là le patron répond "et alors ? mais voyons mais c'est typiquement un non-problème ça mon gars !", "ah, euh, bon ben ok patron, d'accord, merci". L'employé repart avec une grimace étrange sur son faciès, il sait pas trop comment interpréter le non-problème mais bon... il a pas trop le temps d'y penser non plus vu qu'il a justement ce truc hyper urgent à finir.

Moi je fais pareil dans la vraie vie, je non-règle plein de non-problèmes et tout va pour le mieux. Quelquefois même, les non-problèmes se non-règlent d'eux-mêmes, et là c'est vraiment le summum.
Le "non-problème" c'est en quelque sorte l'invention du siècle, que dis-je du millénaire ! C'est l'invention originelle qui va tous nous projeter dans une ère nouvelle, dans la non-ère.
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Le jour où j'ai laissé mon ADN... (le 21/02/2008 à 10h07)
Il est des matins où tout s’enchaîne… des matins où le temps vous oblige à prendre un parapluie au cas où, un bon bouquin pour les transports, au cas où, un pull en plus, au cas où.

Il est des matins où vous partez en courant de votre cahute pour rejoindre le 7h54, qui quelquefois part à 7h52. Vous avez un peu mal aux pieds, l’espèce de gilet avec des poils au col n’est pas tout à fait assez chaud pour la saison, mais c’est pas grave, le coeur léger malgré quelques soucis domestiques, vous vous dites “que me réserve cette belle journée ?”

Alors que vous longez la voie, le 7h48 s’ébranle. Vous êtes tellement de bonne humeur que fredonne dans votre coeur le “paris-bordeaux qui’s’promèèène au bord de l’eau, tchou tchouuuuuuuu “.

Comme tous les matins, il n’y a aucune place assise. Qu’importe ! vous êtes (encore) jeune, ou disons pas trop décatie. MP3 aidant, vous patientez jusqu’au prochain arrêt pour vous vautrer, les bras en avant, plus ou moins élégamment entre un homme et une femme, dans l’espace prévu à cet effet, à savoir : un siège sncf de banlieue. Ainsi calée, vous poursuivez votre voyage.

C’est alors que subitement vous êtes prise d’une quinte de toux. Une toux sèche. Dans votre tête, vous savez que vous n’avez pas pris de bouteille d’eau pour faire passer le truc, vous tentez un mouchage, vous continuez à tousser. La moitié du wagon vous regarde d’un oeil torve. Vous êtes toute rougeaude, vous savez que la pression et le stress ne feront qu’empirer la situation. Vous tentez un total self control avec la respiration du ptit chien : que dalle !

Vous vous souvenez -toute cramoisie que vous êtes- que vous avez attrapé à l’arrache dans la pharmacie domestique une vieille solustritruc périmée, au cas où. Vous ouvrez votre sac à main où règne un bordel qui pourrait être risible si vous n’étiez pas dans une telle situation d’urgence.Après moult brassages, vous reconnaissez, au toucher, la dite solustritruc, que vous attrapez victorieusement, là c’est le drame, un protège slip “au cas où” (heureusement plié dans sa ptite pochette bleue), mal garé, s’échappe malencontreusement de votre sac, (il n’a pas été rangé dans la pochette maquillage/échantillon de parfum/doliprane/spasfon au cas où !! c’est mal !!) vous le camouflez le plus rapidement possible mais c’est trop tard, 3 personnes l’ont vu dont le mec assis à côté, il vous regarde d’ailleurs d’un air mi-exaspéré, mi-énervé, mi-amusé (oui je sais ça fait beaucoup de mi-) vous espérez de tout votre coeur que l’incident ne laissera de souvenirs à personne.

A ce moment, la dame à droite juge utile et opportun de m’informer que ce genre de pastille est complètement inutile et que “le mieux dans ces cas là, c’est les suppositoires”, ah bon, merci madame. Malheureusement je n’ai pas pris de suppositoire “au cas où”, je m’en tiendrai donc à la pastille.

Puis, enfin, vous vous accordez le soulagement de sucer douceureusement la solustritruc, calmement, en demandant à votre gorge de bien vouloir faire un effort.

Malheureusement, alors que tout semblait gagné, une petite quinte finale envoie la solustritruc sur le genou du monsieur d’en face, oui oui, c’est le coup de grâce, l’humiliation suprême. 6 personnes ont les yeux rivés sur le genou du monsieur, qui, il faut le dire, est assez stoïque.

Ah oui, vous vous êtes posé furtivement la question, mais c'est bien ça, elle est bien là, la ptite pastille. S'en suit un dialogue imaginaire avec un policier imaginaire qui vous pose des questions imaginaires aux quelles vous faites des réponses imaginaires...

"madame, cette pastille vous appartient-elle ?" "euh oui, je la reconnais, bicolore, elle est là le ventre à l'air, toute baveuse, c'est bien celle que j'ai chopé à l'arrache ce matin avant de partir..."

Bref, la ptite pastille qui vous appartenait il y a encore 45 secondres appartient maintenant au genou d'un homme que vous ne connaissez ni des lèvres ni des dents. Je ne sais que faire.... j'attrape vaguement un mouchoir en papier, il me paraît délicat de tripoter le genou de quelqu'un que je ne connais pas... La pastille se délite sans aucune pudeur, légèrement baveuse, je suis en train de me dire qu'elle laissera vraisemblablement une petite tâche sur le pantalon.

Avec un petit sourire en coin, le monsieur à qui appartient le genou envoie finalement valdinguer la pastille d’une chiquenaude… bah oui j’allais pas la ravaler quand même. Tant d’efforts, réduits à néant.

Effectivement, il y a une petite trace, toute petite, insignifiante, sur le tissu...


Le terminus arrive enfin, 20 minutes, c’est long, très très long quelquefois…

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Etat des Couleurs Unies (le 18/02/2008 à 09h08)
J'ai installé un sondage (très très important !!) mais il va désespérément tout en bas de la page, après les 548 articles disparates ci-dessous. Donc, je vais tenter de l'insérer dans un article, parce que je me dis que ça fait toujours bien d'avoir un sondage, même si les questions sont complètement pouraves.

Donc, vala :


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Champagne ! (le 15/02/2008 à 16h41)
Je vois depuis le début de la semaine dans le métro, les affiches du nouveau film de Fabien Onteniente, Disco.

En premier plan, Franck Dubosc, légèrement déhanché essaie de prendre un air branché alors qu'il tire un caddy de grandmère d'où émerge une bonne baguette bien française.

Alors je me demande, moi qui aime plutôt bien Franck Dubosc, si il ne serait pas en train de devenir le beauf dont il se moque gentiment. Est-ce qu'il fait toujours semblant ou pas ? Je me demande si tous ses rôles de bon franchouillard gentil mais un peu lourd ne vont pas finir par lui déteindre vraiment sur le portrait, ou alors peut être que c'est déjà fait.

Bon, cela dit, c'est pas grave; Pourquoi pas. Après tout c'est son job, il le fait comme il veut. Après tout pourquoi ce serait moins valorisant de jouer dans "Camping" ou "Disco" que de jouer dans "la grande  bouffe" ou "un homme et une femme".

Dans le même ordre d'idée, est ce que c'est plus valorisant d'être secrétaire, comptable ou femme de ménage (euh, technicienne de surface je veux dire) chez Gallimard que chez Closer...
bon ok, dans un cas il est question d'art, dans l'autre c'est de l'exécution pure. Mais bon tout le monde ne se définit pas forcément par le job occupé.

Je me souviens d'une copine me racontant sa soirée de la veille. Elle avait vu une pièce de théatre dans lequel un des personnages disait "moi quand je serai grande je serai secrétaire et je dirai du mal de tout le monde !" :)), elle était revenue de sa soirée complètement consternée. Avec le recul ça me fait beaucoup rire.

Moi quand on me demande ce que je fais comme taf, j'ai honte. Quelle horreur je m'appelle véronique et je suis secrétaire (ah nan nan, messieurs dames je suis "assistante de direction"... mon dieu, le politiquement correct nous tuera) .Pourtant quand ma fille a visité les locaux ici (à mon taf) elle était super impressionnée de voir mon nom sur la plaque à la porte à côté de celles des directeurs, sauf que sur la mienne, y avait écrit "assistante" :)). Mais bon sa réaction m'a fait bêtement plaisir quand même, au moins elle n'a pas honte de sa mère, c'est toujours ça de gagné. Elle m'a dit "mais tu te rends compte !! tu as ton nom à côté de celui des directeurs !!" c'est-y-pas mignon les mômes quand ça a huit ans...
 Du coup je me suis dit qu'il fallait peut être que je m'auto valorise un peu aux yeux de mes enfants histoire de pas passer pour une éternelle truffe. Histoire de leur donner un peu d'énergie, de confiance en soi et de confiance en l'avenir. En un mot toutes ces choses dont je suis totalement dépourvue.

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Je pense donc je pense (le 14/02/2008 à 11h52)

Attention je ne voudrais pas me mettre à dos tous les gens très très diplômés qui pourraient être amenés à lire cet article par inadvertance. Il s’agit bien de généralités, ce qui, déjà, n’est pas une bonne chose, et je demande par avance à toute personne que je pourrais peiner, de bien vouloir m’en excuser;

Ce qui suit ressort en fait d’une observation totalement empirique qui n’engage que moi.

Mais disons que ce que je vois tous les jours m’amène à me poser une question : Pourquoi les gens très très intelligents sont-ils incapables de faire une photocopie ?

Attention, pour un sur-diplômés, il faut que la différence entre “le monde du concept” et “le monde pratique” soit bien nette. Un chercheur fonctionne la plupart du temps sur le mode “je suis particulièrement très très intelligent dans ma tête mais mes mains sont bêtes” ou “je suis homme-titulaire d’un doctorat (c’est un exemple) et tout ce qui est manuel m’est étranger”, la formule humaniste revisitée.

En effet, quand on a la chance (ironie) comme moi, de travailler environnée de gens super diplômés, professeurs, chercheurs etc, on s’aperçoit qu’on peut avoir été capable un jour d’écrire une thèse inutile de 400 pages (sur un sujet complètement inintéressant la plupart du temps, genre “pourquoi les femmes âgées de 30 à 35 n’achètent-elles pas de pots de yaourts jaunes”, sujet pointu s’il en est) et être incapable, à perpétuité, de faire une photocopie (même verso seul, le recto-verso n’étant pas envisageable à ce stade). (Thèse qui, par ailleurs, démontre un truc que tout le monde sait déjà grâce à un minimum de bon sens, mais bon, passons, notre système universitaire est ainsi fait)

C’est ainsi que des “docteurs ” défilent dans mon bureau “ah, ma chère, vous allez me sauver la vie !” tout ça, dit sur un ton condescendant comme c’est pas permis. (pas grave, laissons cette pauvre fille (moi) croire qu’elle est plus douée que nous, du moment qu’elle se tape les photocopies, c’est tout ce qui compte)

Pourquoi ? parce qu’un docteur s’abaissera rarement, très rarement (il y a toujours une exception qui confirme la règle) à faire fonctionner une machine aussi triviale qu’une photocopieuse. Il en est de même pour le petit verrou de la porte du local de la machine à café, en effet c’est très difficile de comprendre qu’il faut tourner le zigouigoui sur la gauche pour verrouiller la porte… ça j’admets, c’est pas facile à intégrer.

Le diplômé (titulaire d’un doctorat, donc par exemple) fait clairement entendre, à la cantonade “houlala, mais comment vous faites avec tous ces boutons !”, oui c’est vrai, moi-même je n’en finis pas de me poser cette question. Ce genre de remarque signifie, en substance, “oh mais qu’est ce qu’elle est intelligente la fifille, elle arrive bien à appuyer sur le bouton vert, et après sur le bouton “2″ pour faire 2 photocopies ! c’est bien !” c’est à dire une phrase qui remplace ce que devait dire Pavlov à ses chiens, ceci dans le but d’encourager un comportement sagement appris.

Attention, le sur-diplômé peut aussi se montrer particulièrement inapte à une vie quotidienne “normale” moyenne, dans des domaines tels que la communication de politesse de base (quand il n’a pas besoin de photocopies je veux dire), voire la réalisation de projet simple tel que la réservation d’un billet d’avion (ou de train… c’est pareil) sur internet, dans ce cas il commute automatiquement sur le mode “oh ! je crois que vous allez me sauver la vie !”

C’est dans cet esprit que j’ai du expliquer au patron et à l’expert comptable, deux pontes copieusement diplômés, comment fonctionnait une machine “senseo”. Tout y était : explication orale détaillée, séance de questions, et exercice pratique pour terminer. (c’est bizarre, moi j’avais réussi à l’utiliser toute seule comme une grande, mais bon…) L’achat de ladite machine faisait suite à “mes cafés” particulièrement mauvais fournis lors de réunions diverses.

Comme quoi on peut aussi être une grosse bêtasse et faire des cafés pourris, ce qui est mon cas. Ce qui contredirait ma théorie personnelle selon laquelle le degré de diplôme est inversement proportionnel à la réussite de tâches de base nécessitant moins de deux actions simultanées.

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à la revoyure Henry... (le 13/02/2008 à 15h25)
et pourtant on le savait, que ça allait finir par arriver.
on peut pas demander aux gens d'être immortels juste parce qu'on les aime...
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Le chachat à sa mèmère (le 12/02/2008 à 12h20)
ILAPALAPIIIIIIIIIIIIIIF !

ILAPALAPIIIIIIIIIIIIIIF!

ILAAAAAAA

ILAAAAAAAA

ILAPALAPIIIIIIIIIIIF!

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Il fait plus ou moins bio (le 11/02/2008 à 11h55)
"Oh les belles tomates !" m'exclamais-je d'un ton un peu exagéré.
"Oui", me répond le voisin, "si vous pouviez les arroser pendant qu'on sera en vacances ?...", "surtout celui-là, c'est le pot de Marie-Cécile", je me retourne, souriante, vers Marie-Cécile et lui effleure gentiment les cheveux, façon Lady Di.
Et j'enchaîne "moi aussi j'ai fait des tomates sur mon balcon cette année. Elles sont pas terribles, j'ai pas mis du tout d'engrais, c'est plus sur, vu que je n'y connais rien, je voudrais pas m'empoisonner avec de la mort aux rats !"

J'ai voulu faire de l'humour, malencontreusement. En un quart de seconde je vois que j'ai tiré à côté de la cible. François, le voisin aux tomates, vire à l'écarlate. "Mais c'est nul, c'est n'importe quoi, l'engrais n'a jamais été toxique, c'est juste une questiond de dosage !"  "Non, mais François, je ne dis pas que je suis contre tous les engrais, je dis simplement que je n'y connais rien, et que dans le doute, je me suis abstenue".

- Qu'est ce que tu imagines ? que tu vas te faire empoisonner à coup d'engrais ?
- euh... mais le produit ne passe pas dans les légumes ??
- Au contraire, l'engrais assainit la terre et supprime un maximum de maladies
- oui ?
- ça m'énerve ça, on n'y connait rien et on raconte n'importe quoi... Vous imaginez peut être vous autres, qu'on fait pousser tous nos légumes dans des terres qu'on empoisonne ?

(là, vero, ta vanne à deux balles sur les tomates de ton balcon, tu vas la regretter, d'ailleurs, tu la regrettes déjà, vu que l"engrais" n'est pas, à proprement parler, un de tes sujets préférés, et que tu n'as rien à dire sur le sujet)

- non, c'est pas ça, c'est juste que j'ai appliqué le principe de précaution à mes tomates. Toi, qui commercialises de l'engrais aux agriculteurs, j'imagine bien que tu es un spécialiste, mais moi, qui n'aie même pas de jardin, mais juste un balcon, non, je suis nulle en engrais, voilà ! donc... j'en n'ai pas mis sur mes tomates ! voilà !
- et ben, mets-en, la prochaine fois, elles seront beaucoup plus belles, et plus saines, tes tomates !
- et ben d'accord !

C'était juste une petite anecdote pour illustrer que ma compréhension du "bio" et du "non bio" n'en est qu'à ses prémices.  C'est clair que j'y connais rien.
J'essaie d'avoir un comportement cohérent : j'essaie de n'acheter que des fruits et légumes de saison, si possible locaux, pour que le cueillette se fasse au dernier moment et qu'en plus le transport soit réduit. Je me dis que si en France il fait pas assez chaud et beau pour avoir des tomates et des fraises en février, c'est bizarre qu'il y en ait en Belgique ou au Pays-Bas... donc je les achète pas.

Et au niveau poulet, je n'achète que du "Label Rouge". Parce que le poulet aux hormones fait pousser les seins des garçons  ! Donc, vraiment, si j'ai encore confiance en quelque chose sur cette planète c'est bien le "label rouge"... j'espère que j'ai raison...


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Youkiiiiiiiiiiiii ? (le 06/02/2008 à 09h54)
cliquer sur le lien ci-dessous pour trouver le youki.

il était où le youki ?

bah oui d'abord, il était où ?
2 bises pour Richard Gotainer.
Richard, reviens...
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Petdemouche.fr (le 05/02/2008 à 14h56)
Voilà.
Bon ben ça y est. Ma petite crise d'écologie est terminée.
Ecogle ou Ecoogle ou blackle.... qui en fait ne sont apparemment pas des émanations de google, et en plus j'ai appris qu'il y avait, ni plus, ni moins, une bataille d'experts pour savoir si un pixel blanc demande vraiment plus d'énergie qu'un pixel noir... (cf les mon gribouillis précédent)
Je crois que ça me dépasse
je ne sais pas trop, en tout cas ma petite action personnelle d'économie de la planète, c'est fini. Avec tous mes efforts j'ai au moins économisé l'énergie nécessaire à un baillement de mouche, et encore, un baillement de bébé mouche.

m'enfin bon c'est le geste qui compte... ah ben je me sens vachement mieux moi, j'ai fait quelque chose pour la planète.
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Ecogle a de gros seins (le 04/02/2008 à 20h29)

Bon d’accord.

Tout fout le camp. On est en train de flinguer la planète. Je suis d’accord avec ça.

 

Google se lance donc dans l’écologie avec Ecogle, c’est super ! (oui, les pixels blancs demandent plus d’énergie à l’affichage (les 3 couleurs primaires au max) que les pixels noirs, donc Google à “inventé” Ecogle, sur fond d’écran noir, je vous laisse prendre connaissance du nombre de mégasuperwatt heures économisés, c’est é-nor-me !) Mais ça, je l'ai déjà dit hier.

Donc, évidemment, tout de suite, j’ai remplacé Google par Ecogle (ce que tout le monde va faire après la lecture de cet article éminemment documenté scientifiquement).

 

Maintenant quand j’allume mon tanateur (pffff, n’importe quoi, ça laisse des traces indélébiles les enfants ) j’ai Ecogle.fr. Puis, curieuse, je clique sur “TV gratuite”. ça se refuse pas de mater la télé, même au bureau, surtout au bureau !

Et là, quoi ? je vois 4 nanas en vignette, qui se trémoussent comme des dindes, en exhibant leurs glandes mammaires (au minimum des bonnets D pour faire bonne mesure). Mais c’est quoi ça ?

 

Non seulement c’est très limite si des enfants y accèdent (juste en cliquant sur TV gratuite), ce qui donne pas une super image de la femme (ni d'Ecogle), mais en plus, ce sont des pubs qui ciblent directement les hommes.

Moi, pauvre gourdasse, le thon de service quoi, que suis-je supposée en penser ? Quand je pense que tout ça partait d’un alibi écologique….  chui déçue, déçue….

 

Tout fout le camp, même Sean Young, qui était parmi nos préférées quand même, est partie en cure de désintox...

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Il paraît que... (le 02/02/2008 à 21h55)

Il paraît que les pixels blancs sur nos écrans d'ordi nécessitent plus d'énergie pour s'afficher que les pixels noirs. Est ce vrai ?

 

Quoi qu'il en soirt, un nouveau moteur de recherche est né de ce postulat. Ou plutôt, Google s'est rebaptisé en version écolo.

 

Il en résulte que si toutes les personnes qui font des recherches sur Google (fond blanc) les faisaient sur Ecogle.fr (fond noir), un max d'énergie serait économisé.

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Quand le cinéma dépasse la téléréalité (le 31/01/2008 à 22h23)

Un film qui a l'air supertop sort en ce moment en France "Live" de Bill Guttentag. Pour booster l'audience, une productrice (Eva Mendes) décide d'organiser un jeu de télé réalité dans lequel les candidats vont s'affronter à la roulette russe, une vraie roulette russe, donc les candidats mourront tous, sauf un. (parmi les candidats : Jeffrey Dean Morgan, le charisme incarné)

 

Mais bien avant "Live", sortait en France, il y a quelques années, un autre super film dans lequel la douce Marie-France Pisier disait au public "Vous voulez plus de sang, plus de carnage, nous vous en donnerons !" C'était dans "Le prix du danger" d'Yves Boisset.

 

Conclusion : voir vite "Live" pour comparer. Y a t-il un "officiel des spectacles" sur le net ?

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Ma banlieue (le 24/01/2008 à 14h54)
J'en ai un peu marre d'entendre parler de "quartiers", de "jeunes", et autre mot devenu grossier.
Et encore, je n'ai pas employé le mot "banlieue".

En bonne autochotone banlieusarde de l'est de paris, je suis en mesure d'affirmer que même en région parisienne, on peut habiter en banlieue, sans pour autant vivre dans un taudis au 28ème étage, dans lequel on arriverait par l'escalier tagué car l'ascenseur serait hors service depuis huit mois.

Je sais aussi qu'il y a pas mal d'endroits, en banlieue, qui ont sérieusement besoin qu'on s'intéresse à eux.
Certes, j'ai même de la famille proche, oui, oui, de la famille proche qui vit dans ce genre d'édifice, mais, la banlieue, c'est aussi, des gens qui vivent, soit dans des maisons (j'en entends déjà dire "ah ouais, nul, le pav de banlieue"), soit dans des immeubles (j'en entends déjà dire "ah ouais, nul, l'immeuble de banlieue), normalement. Ils vont par exemple acheter du vrai pain dans une vraie boulangerie, ou du saucisson dans une vraie charcuterie. En ayant pris soin de vraiment dire bonjour, à des vrais parents croisés à la sortie de l'école.
Donc, la banlieue, non, ne regroupe pas que des gens malheureux qui voudraient "sortir du ghetto".

De même, un "quartier", c'est une partie d'une ville. Ce n'est pas forcément un endroit où plus personne n'ose entrer. (ça peut être aussi un morceau d'agrume mais ne nous égarons pas).

Il arrive même que des "jeunes" vivent dans des "quartiers" de "banlieue", et soient tout à fait normaux !! En effet, ce n'est pas parce qu'un "jeune" porte un blouson rayé (façon bagnard) à capuche, et qu'il a les mains dans les poches que c'est un délinquant. Y compris si il oublie de relever son pantalon et a plus ou moins toujours l'air de sortir des chiottes (je sais, c'est pas gentil ce que je viens de dire), c'est simplement la mode !



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Un mardi sur la terre (le 22/01/2008 à 14h12)

Se dire que la vie ne se résume pas à un mardi miteux.

Se dire qu’il faut se forcer à envisager l’avenir avec enthousiasme “que va m’apporter cette belle journée à venir ?”

Faire l’impasse sur un patron plus que susceptible (mais ne le sont-il pas tous ?)

Faire l’impasse sur quelques collègues lèche botte (et plus si affinité), prêtes à beaucoup, beaucoup, pour attraper le petit bout de rosbif qu’il leur jettera après s’être repu.

Se dire que la vie ne se résume pas au travail. Oui mais difficile quand on y passe le plus clair de ses journées;

Se dire que ce n’est pas grave si on a quitté les enfants ce matin avant que le soleil se lève (on n’a toujours pas vu le soleil d’ailleurs), devant leur chocolat au lait, et qu’on ne sait qu’à moitié comment ils se sont habillés pour aller à l’école.

Se dire qu’on se rattrapera, un jour, on ne sait pas quand. Mais on n’est pas sûre que le temps perdu se rattrape.

Se dire que “la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie” même si on y croit en pointillé.

Que le printemps c’est mieux que l’hiver, et que le printemps, c’est presque bientôt.

Que des gens, sur cette terre, sont heureux d’aller au travail et que j’aimerais bien, moi aussi, avoir ce sentiment, mais pour ça, il faudrait que le ratio “gens sympas au taf / connards au taf” soit inversé.

Que l’éclate et l’épanouissement au taf, ça a l’air plutôt mal barré dans un avenir proche, et qu’il faudrait stopper cet immobilisme pathologique, mais se souvenir en même temps qu’on a quand même un chèque à la fin du mois, et que ce serait un peu dangereux de lacher l’affaire.

Bref, se dire qu’il y a pire ? mais ouiiiii, mais on le sait ça, qu’il y a pire, mais on s’en fout, là tout de suite. Et au fond, c’est peut être ça le problème, tout le monde s’en fout de tout le monde.

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Chouchou passe le BB (le 16/01/2008 à 11h11)
quel titre énigmatique n'est ce pas.
Aujourd'hui, Chouchou passe le BB, traduisez le Brevet Blanc.

Alors, il m'a dit qu'"il paraît" que le BB est moins difficile que le vrai brevet. "c'est vrai maman, c'est moins difficile ??" euh.... ya 30 ans c'était pareil, il me semble, mais je me souviens plus vraiment en fait.
Autre question importante "est ce qu'on peut tricher au BB ?". Je lui ai dit que même si on peut, on ne doit pas ! C'était en quelque sorte une soirée "FAQ" concernant le Brevet.

Soirée difficile hier au cours de laquelle il fallait récupérer une nouvelle convention de stage (et oui, ils font un stage en 3ème...), vu que "le secrétariat du collège" aurait égaré la 1ère, puis crise d'angoisse pour retrouver sa carte d'identité (pour un brevet blanc !?!?), bref. Carte d'identité très bien rangée à sa place, soit dit en passant, ce qui mérite d'être souligné. En fait on ne trouve jamais ce qui est rangé.
Autre temps fort de la soirée, Chouchou déboule dans le séjour en disant "il est super sympa Thomas, il m'a envoyé toutes les dates en histoire" "ah ouais, sympa", il repart en courrant lire les dates...
Donc l'angoisse, pour lui hein, pas pour moi, je réserve ça pour le vrai brevet.

Je n'ose imaginer dans quel état il sera à la veille du bac...
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Des poiriers en espaliers (le 15/01/2008 à 22h05)

Quand il arriva, ils ne s'étaient pas revus depuis des mois, ils se jetèrent dans les bras l'un de l'autre. Les enfants furent exceptionnellement exemptés d'école. Ils passèrent une journée mémorable, tous les quatres. Puis Marcel et Germaine s'isolèrent dans leur chambre, où ils passèrent le reste de la journée. Les enfants ne savaient trop quoi en penser, si ce n'est qu'apparemment, il ne fallait pas les déranger.

Le soir même, il repartit. La tête pleine de ces moments intenses.

 

Ils ne le revirent jamais.

Porté disparu, pendant des mois il ne fut plus qu'absent. Plus de lettres, plus de nouvelles.

Puis un jour, un facteur déposa un message. Ils étaient attendus à la mairie, pour reconnaître un corps, trouvé dans un fossé.

Celui de mon grand père. Ce héros.

 

Une famille c'est fait de ça aussi. De gens qu'on connaît bien et que pourtant on n'a jamais connu.

 

Quand mon grand père est mort j'avais environ "moins 20 ans", et pourtant je le vois en costume militaire, moustache d'époque, et élégance assortie. Et pas seulement sur des photos sépia.

Je le vois arrêter un cheval au galop, en pleine rue. Je le vois planter les arbres du jardin et dresser ses poiriers en espalier. Je le vois adopter un bon gros chien. Et acheter une magnifique voiture neuve, pour après la guerre, quand il aurait passé son permis de conduire. Je le vois jeter une pièce à son fils de quatre ans qui piquait une colère.

Toutes ces choses que mon père m'a racontées, quand il se souvenait encore de tout.

 

Puis les bons souvenirs ont fait place aux mauvais. Parmi les veuves de guerre, certaines ne se sont jamais remariées, d'autres se sont remariées très vite, pour survivre. Ma grand mère s'est mal remariée assez vite. Les premières décisions de son nouveau mari furent de tuer le bon gros chien, et de vendre la magnifique voiture, juste après avoir arraché tous les arbres du jardin. Hormis les pommiers et les poiriers.

Planter clandestinement un lila est alors devenu un acte de haute résistance domestique pour les deux enfants, déchirés de ne même plus voir une photo de leur père.

 

Vingt cinq ans plus tard, quand mes parents ont racheté la maison, le jardin était luxuriant. Les poiriers ont 70 ans, ils sont noueux et perclus de rhumatisme.

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Revue de presse (le 11/01/2008 à 12h23)
Les deux grands sujets d'actualité en ce moment commencent par un "C" :
1/ Carla
2/ Cigarette
je sais, c'est un peu du réchauffé, mais c'est juste que j'ai envie d'en parler.

Concernant Carla, à vrai dire, je m'en fous un peu, donc je dirai rien.

Concernant la cigarette, la récente loi, et les divers crêpages de chignons vus, lus ou entendus ici et là, me poussent, moi, comme n'importe qui d'autre, à dire ce que j'en pense, alors que tout le monde s'en tape de ce que je peux en penser mais qu'importe, nous sommes en démocratie, que diable ! (j'ai relu les 3 mousquetaires récemment)

Donc les fumeurs (certains fumeurs ) crient au scandale concernant cette loi "liberticide" (grandiose, ce mot), pendant que les non fumeurs (certains non fumeurs) s'épanchent sur cette pureté de l'air retrouvée.

Quasi immanquablement, nous nous retrouvons en présence d'un côté des fumeurs, qui passent pour des libertaires addictifs anarchistes, et de l'autres un ramassis de sainte nitouche et de premiers de la classe.

Donc non, je ne suis pas une oie blanche (2ème catégorie), mais il se trouve que je ne fume pas.

Vers l'âge de 14 ans, j'ai décidé que j'allais fumer. J'ai donc acheté un paquet de "boule d'or", les cigarettes les moins chères du marché, et concienscieusement, ma copine marido et moi, nous nous sommes cachées tout au bout du jardin public pour déguster la 1ère cigarette.
C'était horrible ! nan mais franchement dégueulasse !
Pas grave, nous avons persévéré, et malgré cette opiniatreté, il nous a été impossible de poursuivre cette expérience.
La mort dans l'âme, il a bien fallu se rendre à l'évidence : la cigarette c'était pas pour nous.
Donc c'est faux : même avec beaucoup de persévérance, on n'arrive pas forcément au bout de son rêve.

Suite à cet échec cuisant je suis donc devenue une non-fumeuse. Donc quand on me demande si je fume, j'ai le droit de répondre "non, je ne fume PLUS", ce qui fait tout de suite beaucoup plus sérieux aux yeux d'un fumeur. De la même façon, je peux répondre "je ne bois PLUS d'alcool", alors là ça fait carrément la nana qui a du vécu.
Bref, je suis une vraie fêtarde quoi.

mais moi je dis NON, aux industries de l'alcool, du tabac, et du sucre (ouais je sais, rien à voir mais quand même), qui fourguent des substances licites qui tuent (oui, oui, le sucre tue !), et qui placent insidueusement des substances qui développement et accélèrent l'accoutumance !!

P)"@" de B*/+ de M;&:!  chui devenue une militante !


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La starac (le 07/01/2008 à 11h34)
Bon, allez, j'avoue, j'ai regardé la starac vendredi soir.

D'ailleurs j'étais pas toute seule puisqu'il y avait au moins 8 millions de personnes avec moi.
Mais personne ne s'en vante le lendemain, un peu comme une maladie honteuse, ben voilà, je fais mon coming out "ehohhh... regardez-moi, j'ai regardé la staraaac !!", voilà, c'est fait !
Je ne raconterai pas l'émission, d'abord parce que c'est super long et ensuite parce que d'autres le font beaucoup mieux que moi. J'ai mal aux abdos tellement je me marre quand je lis les compte-rendus de Kevin Moulback sur yahoo.fr.

Je dirai seulement qu'une des candidates, Lucie, était juchée sur des espèces d'échasses chaussettées, et maniait concomittement des rubans colorés, et que, bien que j'ai une affection particulière pour le chorégraphe Kamel Ouali, je n'ai pas bien saisi le rapport entre la chorégraphie et la chanson elle-même. Mais c'est pas grave, tout ça, c'est de l'art ! (ou du lard, je sais pas)
Je me suis quand même demandée si tout ça ne concourrait pas à la mettre hors concours justement, vu la difficulté de l'épreuve qui ressemblait davantage à de la gymnastique rythmique et sportive qu'à de la danse.

Tout ça pour dire que j'ai écouté plein de chansons, françaises ou autres, et que c'est pas complètement ma tasse de thé.

Je crois que parmi tout ce que j'ai entendu, jamais je n'achèterais un des disques ('fin le 'CD" je veux dire, ou "l'album", vu que le mot "disque" n'existe plus ou alors c'est qu'on s'adresse à des dinosaures).

Conclusion : j'ai des goûts musicaux plus que parcellaires. J'aime pas la variété française (quelques rares exceptions quand même), j'aime pas Céline Dion, Mariah Carey et tutti quanti, bref tout ce qui chante fort. Et j'aime pas le rap.

Alors là : j'aime pas le rap, c'est pareil, on a le droit de le penser, mais on n'a pas le droit de le dire, sauf si on veut passer pour un vieux con évidemment.

Donc voilà, je le dis : j'aime pas le rap, ni les "messages", ni les "chansons", ni le bling-bling, et encore moins les clips. Je n'aime pas cette façon d'éructer agressivement des textes que je ne comprends pas la plupart du temps.
Même Diams, qui pourtant a écrit de belles paroles au départ, se laisse aller à la facilité en martelant toujours la même chose.

Voilà en quelque sorte, un listing de mes non-goûts musicaux.

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Il était une fois (le 05/01/2008 à 10h19)

Un samedi qui commence comme un dimanche. Comme une fin de vacances, par temps maussade. Et on se souvient de tout ce qu'on avait prévu de faire et qu'on n'a pas fait. De tout ce qu'on aurait du faire et qu'on fera pas. De tous les jours à venir, à y aller, au taf.

Et on se souvient aussi qu'on n'est pas, non plus, les plus malheureux au monde. Qu'il y a bien pire. Qu'il va juste falloir se "reprendre en main", mais que finalement la reprise en main attendra lundi matin 6h30. Ce sera bien assez tôt.

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Ma voiture est amphibie (le 31/12/2007 à 00h07)

Cette nuit j'étais en vacances en Bretagne (nan, nan, c'est un rêve, nous sommes dans la rubrique "une vie rêvée"). Je suis partie me coucher dans une chambre qui ressemblait à une boutique, en bord de plage, juste fermée par un grand rideau blanc.

Subitement j'ai entendu un gros bruit, une grosse vague venait de s'écraser sur la plage, où étaient garées quelques voitures (marée basse). J'ai regardé la plage, et là, toutes les voitures avaient changé de place. Toutes avaient été déplacées par la vague, toutes rapprochées de plusieurs mètres. Toutes sauf une, la mienne, qui pour l'occasion était un genre de R16 blanche, avec une bande rouge sur le côté, façon "rallye". Celle là flottait au loin, et l'horreur, c'est qu'à l'intérieur, il y avait toute ma famille. Je me suis mise à hurler en essayant d'aller les aider à sortir de la voiture. Mon fils hurlait "mamaaaan" comme un dingue. Bref, le cauchemar.

Heureusement, tous ont réussi à s'en sortir et m'ont expliqué qu'ils voulaient simplement se balader sur le port de Saint Malo.

Après cette fin heureuse, j'ai trouvé refuge dans les bras de Donald Sutherland. En fait nan, j'ai trouvé refuge dans les bras de Dieu, qui n'était autre que Donald Sutherland, tout de blanc vêtu, pantalon, chemise, un manteau de satin, et une très longue barbe blanche.

J'étais dans les bras de dieu et pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis sentie vraiment, mais vraiment, en sé-cu-ri-té.

Toi qui me lis, si tu es psy, viens m'expliquer s'il te plait...

PS : je ne crois pas en dieu quand je suis réveillée.

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Je suis une truffe (le 28/12/2007 à 21h26)

au risque de passer pour une truffe...

je me trouve dans l'obligation d'implorer mes oldifriends pour leur demander comment il faut faire pour envoyer un message ?

oui je sais, la question est naïve, n'empêche que j'ai cliqué partout où on peut cliquer et je n'ai pas réussi à envoyer quoi que ce soit.

en plus, la plupart des messages reçus vont directement dans la boîte des messages envoyés, donc je ne peux pas y répondre, 'fin bref, même si je suis pas claire, une chose est sûre, je suis incapable d'envoyer un message.

Tout ça pour dire au Libraire que j'ai lu beaucoup trop tard son message, lu aujourd'hui, donc 10 jours trop tard. J'espère que la viste de DK s'est bien passée... (et que j'aurai bien aimé lire ce message plus tôt évidemment :(

J'espère qu'un jour il sera à Paris, et que ce jour là, j'y serais aussi.

En tout cas, merci beaucoup Monsieur le Libraire. Ah, subitement j'ai une idée, je vais re essayer d'envoyer un message...

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Proverbe du jour (le 21/12/2007 à 12h27)

Proverbe personnel.

"quand les choses doivent être dites, il faut les dire"

commentaire personnel :
même si, des fois, ça ressemble à un suicide professionnel.

Les plus grandes catastrophes sont arrivées parce que les subalternes étaient trop obéissants.

Petit ajout pour répondre à LaSuiteDemain : Depuis ? bah rien du tout :) des fois on croit aller droit dans le mur, et pas du tout ! c'est tout le contraire ! Tout va très bien :)

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Oh toi parent, tu me comprends ! euh... j'espère (le 20/12/2007 à 10h21)


Dorénavant, l'éducation nationale a décidé, qu'afin de favoriser les contacts parents/enseignants, et d'assurer un meilleur suivi des résultats de nos enfants, les bulletins de collège seraient remis en mains propres aux parents. C'est ainsi que mardi dernier j'ai récupéré le dit bulletin des mains de Madame Gloubi, professeur principale de Mathieu, élève de 3ème au Collège de Mi-Forêt, situé à Boissy les Souches. (*tous les noms ont bien évidemment été modifiés)

Mardi donc, somnolente dans le train de banlieue qui me ramenait au foyer vers 18h15, je rêvais déjà à mon canapé préféré quand je me souvins que j'avais coché la case "de 18h30 à 19h" pour le rendez-vous avec Madame Gloubi. Je remis donc à plus tard le rêve fou de me lover sous une couverture pour enchaîner direct à la descente du train avec le récupérage de Mathieu au domicile, car il tenait à être présent lors de l'événement.

Direction la salle 105B, à travers le couloir où attendaient des dizaines de parents et d'enfants, tous plus ou moins préoccupés par l'entretien à venir. (Nous, on courrait, donc on avait pas trop le temps d'avoir l'air préoccupé.)
Salle 105B, bonne nouvelle : aucune attente. Madame Gloubi est installée derrière une table de classe avec plein de papiers devant elle.
Nous vous avançons, avec une certaine appréhension. Je comprends rapidement qu'il va pas falloir trop la ramener et écouter attentivement tout ce qu'elle va nous dire.

"Mathieu... Mathieu, Mathieu. Bon, oui, c'est disons convenable...." etc etc. ça dure environ 10 minutes (quand même !) pendant lesquels elle explique à Mathieu que les copains c'est bien, mais qu'il est temps de se mettre au travail. Tout n'est pas négatif : il a un "gros" "potentiel" (petite bouffée de fierté maternel)

J'opine régulièrement du bonnet avec un air concerné (je le suis, d'ailleurs), nous regardons le bout de nos pieds avec l'air le plus humble possible, sans moufeter.
Elle nous met sous le nez "ze" bulletin, je vois bien plein de notes mais c'est difficile d'intégrer l'information et de sortir un commentaire intelligible sous la pression constante et sévère du regard bleu-azur de  Madame Gloubi. Donc, je ne dis rien. Mais, d'une façon générale, je suis tout à fait d'accord avec elle.

"Voilà" semble conclure l'entretien. ça me va parfaitement, à Mathieu aussi, il est plus que prêt à décamper depuis 9 minutes 30.

On se lève en la remerciant abondamment de sa disponibilité. Et c'est à ce moment là qu'elle dit d'une voix forte "Par contre !!"... mon manteau en purs poils d'acrylique et moi-même faisons volte face, en répondant le plus gracieusement possible "oui ?"... "Par contre", répète t'elle pour asseoir la suite, "je tiens à vous dire que je suis très satisfaite de Lucas"

euh.... Lucas, Lucas, voyons voir... ah oui, subitement je me souviens que j'ai effectivement un autre fils, il s'appelle Lucas, il est en CM2, et Madame Gloubi passe dans son école lui donner 1 heure de cours d'anglais par semaine....
"ah oui ?" réponds-je, fort à propos. "ah oui, c'est ..." (le reste de ma phrase se perd vaguement quelque part)
pas grave, elle enchaîne "oui, Lucas, alors vraiment, attentif, participe, fait les exercices, vraiment, très bien" (re bouffée de fierté maternelle)
Je peux enfin avoir un franc sourire en répondant "Merci Madame !"
Salutations d'usage, on se dirige vers le 2ème prof présent dans la salle. Monsieur Boulga, prof d'histoire géo.
Il me donne son avis "élève sympathique" "mais c'est pas en étant sympathique qu'on fait de longues études" (je note cette maxime qui me servira peut être un jour ou l'autre)
il précise tout de même que Mathieu s'intéresse "et apprends ses leçons", ce à quoi je me demande si je dois ajouter "oui d'ailleurs vos cours sur la 2ème guerre mondiale l'ont beaucoup intéressé"... je renonce, faisons court. En sortant, Monsieur Boulga dit à Mathieu "et n'oublie pas de faire les exercices pour la rentrée"

Mathieu attend à peine d'être sorti de la salle pour me dire "je sais pas du tout de quoi il parle"... inquiétant...

Nous sortons, le coeur léger, le bulletin au chaud. Sur le chemin du retour, en parent responsable, je le sermonne plus ou moins en concluant par "et surtout, fais tes exercices d'histoire géo"

"mais n'importe quoi maman, Monsieur Boulga, c'est le prof de SVT !!"
rolala, Mon Dieu.... chui nulle :(

Donc celui à qui je venais de parler et que je croyais être le prof d'histoire géo, c'était en fait le prof de "Science et Vie de la Teeeeerre"...

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Fatiguant (le 15/12/2007 à 13h53)

Y a un truc que j'avais oublié.

C'est que c'est très fatiguant d'avoir un chat.

J'avais déjà remarqué, il y a quelques années que les bébés humains c'était faitguant. Mais là, je m'aperçois que les chats, c'est pareil.

Mon chat joue les trois quarts de la nuit avec les boules de Noël qu'il passe des heures à décrocher consciencieusement, il les fait rouler partout dans l'appartement jusqu'au moment où, réveillée depuis une demi heure, les yeux ouverts dans mon lit, à écouter une boule de noel rouler, et espérant que la dite boule va se coincer sous le piano ou sous le canapé, je me décide enfin à me lever pour lui confisquer ! je me recouche, et une heure après, ça recommence... J'ai donc stocké dans un coin de mon lit toutes les boules de noel confisquées. Et après ça, j'ai rêvé d'un sapin, complètement déplumé où il restait seulement 2 boules, tout en haut du sapin.

Puis, vers 6 heures du matin, le chat a faim, donc il vient me piétiner affectueusement en miaulant des trucs qui ressemblent à "maaaamann", et en me mordant le menton, et si je ne me lève pas, il fait exprès ses griffes sur le canapé...

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Perle (le 14/12/2007 à 14h54)
petit message informatif, communiqué aux usagers de la SNCF le 12 décembre au soir, en prévision de la supposée grève du lendemain, par haut parleur :

"En raison de la grève du 13 décembre, le trafic sera parfaitement normal."

cherchez l'erreur...

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Froid (le 11/12/2007 à 12h05)
Bon, autant l'avouer.
J'ai un peu la tête dans le sac.
Cette froidure, les décorations de noyel...
J'ai fait un cauchemar cette nuit, j'étais embauchée dans une boîte digne de "brazil" où une nana me faisait remplir 3 milliards de formulaires pour finir par me donner, calculatrice à la main, la date exacte à laquelle je serai à la retraite. Mon Dieu quelle horreur ! je serais passée comme ça insidueusement dans le camps des seniors... j'en ai froid dans le dos, froid tout court d'ailleurs.
Puis ce matin, après le cauchemar, j'ai eu une vision affligeante : je me voyais à Carrefour en train de slalomer dans les rayons, carrelage tout blanc. Tous les clients avaient des chariots pleins de homards, crevettes, saumon, foie gras et caviar, toutes ces choses qui font qu'on est à Noël, mais personne ne souriait, comme si tout le monde se forçait à faire ces achats pour mettre en scène le réveillon obligatoire.
Donc je prends mon agenda, tout ce toutim se termine quand ? vers le 1er janvier au matin où tout le monde a la gueule de bois après une nuit trop courte où tout n'était pas très bon à manger mais pour oublier la bouffe on a bu, du champagne bas de gamme en s'impiffrant de petits fours tartinés à la mousse de foie, et, en plus, il va falloir se magner pour être à l'heure pour le déjeuner avec les beaux parents, ou les grands parents, ou la grande tante, bref, un truc pas drôle.
Après tout ça. Ben il fera toujours aussi froid, voire plus. Je veux partir à Los Angeles.

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Boujour ! (le 07/12/2007 à 15h38)
mouais...
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La femme aux 4 visages (le 06/12/2007 à 16h17)

e
t ouala.
donc résumons-nous. Au niveau clôture du Trombimonstre.

bravo à :


Nidith pour la bouche de C. Deneuve, pour le reste voir là :   http://unjardinpresquesecret.oldiblog.com/


Anthéa de Fendragon, bravo pour le visage de Greta Garbo : http://anthea-no-sekai.oldiblog.com/


Monsieur le Libraire, bravo pour la moitié de la réponse :  Les yeux de Sophia, et le nez de Julia : http://lelibraire.oldiblog.com



et merci à tous les autres pour leur participation :)


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Minimum nécessaire indispensable... (le 06/12/2007 à 09h34)
alors, today (ça fait toujours "staïly" de mettre un mot anglais dans la phrase)...
today donc, j'ai une mission.
non non, il ne s'agit pas du tout de Noël ou un truc comme ça...
en effet, cela fait maintenant deux mois que nous savons que Poupinette aura "piscine" à partir de la mi-décembre, deux mois pour trouver l'indispensable nécessaire minimum qui est ? qui est : le maillot de bain, ah ben oui c'est indispensable, et comme l'a écrit soigneusement la maîtresse dans le cahier de correspondance "un maillot qui tient", donc pas du 42 pour une enfant de 8 ans par exemple (c'est un exemple mais c'est un peu basé sur du vécu), et le 2ème élément du minimum nécessaire et indispensable, c'est le bonnet de bain, là, je souligne, car autant on peut trouver un maillot comme ça dans un placard, autant le bonnet de bain, si on l'a pas rangé depuis l'année dernière, ou alors trop bien rangé, on le trouve pas.

nous avons dit : mi-décembre, mais le temps passant, la précision est arrivée, c'est pas mi-décembre, mais c'est demain. Voilà, demain, vendredi, piscine !
Donc je fais court à propos du maillot de bain, j'ai juste passé environ une heure avec ma fillotte pour lui faire essayer tous les maillots de bain achetés à un moment ou à un autre de ma vie. C'est réglé !
Reste maintenant, le souci du bonnet de bain. Après avoir fait de la spéléologie dans les vêtements de sport / de ville / d'été / d'hiver / de mi saison / etc... je n'ai pas réussi à retrouver le dit bonnet. ( j'y ai pourtant mis un maximum d'énergie)
Je n'ai pas le coeur de l'envoyer à la piscine avec un bricolage sur la tête genre collant lycra coupé avec un noeud au dessus... donc ma mission consistera à trouver aujourd'hui un bonnet de bain. Bon, je me dis que dans une ville comme Paris, il doit bien y avoir ça en stock quelque part...
ou alors je lui tricote ce soir vite fait...
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Papy Johnny s'en retourne à la maison (le 01/12/2007 à 19h05)

J'ai rêvé qu'à la fin d'une émission de télé, Michel Denisot raccompagnait le francobelgosuisse Johnny Hallyday, ils avaient à peu près 110 ans chacun, et papy johnny se déplaçait péniblement avec une canne.

ça m'a vaguement rappelé une chanson de Michel Delpech...

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Trombimonstre (le 30/11/2007 à 16h42)

Alors voilà.

J'ai fait un super portrait robot, genre greffe de la mort qui tue.

Le jeu consiste à retrouver qui compose cette horrible bonne femme , en faisant abstraction du fait que  sa bouche n'est pas dans l'alignement du nez et que les contrastes n'ont rien à voir les uns avec les autres. Moi je dis chapeau à ceux qui arrivent à faire des trucs propres...

donc, des yeux, un nez, une bouche, le reste du visage. 4 femmes différentes.

Nidith : c'est ok pour la bouche, c'est bien Catherine Deneuve, pour le reste, c'est pas ça... mais c'est un bon début ! :)

 

1 point partout :

les yeux : sophia loren, bravo au Libraire (Anthéa, tu as failli trouver aussi :)

le visage : La Divine : Greta Garbo, bravo Anthéa

reste un nez...

non, ni Nadette, ni Marlène Dietrich, ni Audrey Hepburn ni Cléopatre

un indice s'impose : c'est une américaine, vivante...

ni Meg Ryan, ni Jaunifer Aniston, mais... un autre indice ? elle a joué furtivement dans Friends dans les 1ers épisodes (je savais pas mais c'est Wikipedia qui le dit...)

non, c'est pas Reese W... non plus

indice : si mes sources sont bonnes, elle a eu 40 piges en octobre 2007

euh... quoi d'ôt... son frère est aussi acteur...

bon ben là tout est dit hein.

GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOAL ! yes, c'est Julia Roberts !

Bravo Libraire ! :)

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Crying song (le 30/11/2007 à 14h17)
free music
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Le moral des ménages, chui pas d'accord (le 29/11/2007 à 21h11)

ça m'énerve cette histoire de "moral des ménages". Soit disant le "moral des ménages" aurait un rapport direct avec la consommation. C'est quoi cette histoire qu'on nous raconte depuis des décennies.

Le "moral des ménages" ! Mais j'interdis à quiconque de se mêler de mon moral et de me dire si j'ai le moral ou pas.

Moi je dis non ! je vais pas particulièrement "consommer" quand j'ai le moral, et inversement. Ce serait même plutôt le contraire, quand j'ai le moral je fais un peu autre chose que d'aller acheter des trucs. A la rigueur ce serait même quand j'ai pas le moral que je vais acheter. Façon achats compulsifs.

Conclusion personnelle : il n'y a pas de corrélation entre la consommation des ménages et leur moral !

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Bye bye Fred Chichin (le 29/11/2007 à 10h41)
Quelqu'un qui part...

un petit morceau de nous qui se détache mais les souvenirs collatéraux demeurent.

On le savait déjà mais ça se confirme....

les histoires d'amour finissent mal... en général <-clic

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La forêt des ombres (le 29/11/2007 à 09h56)
J'ai lu...
oui ça m'arrive.
La forêt des ombres de Franck Thilliez

C'est pas trop ma spécialité de parler de bouquin, d'autres font ça beaucoup mieux que moi, mais je vais quand même en dire un mot.

Un écrivain du dimanche, thanatopracteur de son état, se retrouve un jour débauché par un étrange personnage, Arthur Doffre, qui lui promet une somme d'argent colossale pour l'écriture d'un roman dont lui, Arthur, handicapé depuis un accident, serait le héros. Un héros libre de ses mouvements, qui marche, etc. qui serait un serial killer, le "bourreau 125", qui avait il y a 25 ans de ça, égorgé des familles entières avant de se suicider.
David Miller, l'écrivain, accepte ce pacte et arrive à convaincre sa femme de partir, pendant tout un mois de février, dans un magnifique chalet de la forêt noire.
Une fois arrivés, l'étrangeté commence, et ils se retrouvent coupés du monde, entourés de carcasses de porcs en décomposition, de personnages tous plus ou moins névrosés...

Tout le monde ne meurt pas à la fin, mais un certain nombre quand même.

Je n'en dis pas plus pour ménager le suspens et ne pas décourager les éventuels lecteurs qui seraient arrivés à la fin de mon "résumé"

Mon avis : J'ai été happée dès le démarrage mais j'ai un peu deviné le noeud de l'intrigue donc j'ai fini le livre pour avoir confirmation que j'avais bien compris le truc.
Bon suspens. Livre idéal dans les transports (et sûrement dans d'autres circonstances, mais j'ai pas testé). J'espère voir une adaptation cinématographique bientôt.

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Bientôt (le 28/11/2007 à 12h19)
C'est fou, donc finalement on vieillit alors. Comme ça, comme si de rien n'était.
Je ne me rappelle plus tellement à quoi ressemble la magie de Noël.

Noël arrive, les trucs qui brillent, le froid, les papiers d'emballage, la fièvre acheteuse. Et je n'ai pas l'impression d'être tellement au rendez-vous.

Non je ne sombrerai pas dans la nostalgie, celle qui veut qu'on se souvienne de tous ces merveilleux Noël, attendus fébrilement, et l'explosion de bonheur du jour J, cette salle à manger éclairée comme dans un rêve, ces bretzels, ces pâtés en croûte, cette dinde fabuleuse, et ces desserts inoubliables. Le sapin décoré religieusement tous ensemble.

Pour l'instant le sapin est intact, dans sa forêt lointaine, celle où on entend le hibou.
Bon, peut être que j'y crois encore un peu finalement. Je vais laisser murir l'événement. Mais là, c'est un peu vert.

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C'est la journée... (le 27/11/2007 à 09h10)
Journée contre le sida.
C'est l'occasion de visiter ce site :
si j'étais...

parce que les petits ruisseaux font les grands rivières.

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Un appel au secours (le 23/11/2007 à 15h39)
... donc je me suis dit : mais que faire par cet après midi de morne mornitude ?
faire un bilan de la semaine ?

me souvenir de Frédéric Beigbeider qui me regardait, les yeux dans les yeux, torse nu, en bouquinant nonchalamment... ah... Paris, ville trépidante où l'incongru et le surprenant sont la routine. Beigbeder a regardé, les yeux dans les yeux, des milliers de parisiens unis dans la chaleur humaine (au sens propre, ou sale...)

me dire que j'ai toujours pas prévu le cadeau de baptême de la petite nièce pipounette, que c'est pas ce soir que je vais avoir une idée, et que le baptême c'est demain, donc se préparer à aller au baptême, civil, sans cadeau, et assumer le truc, en plus.

Non, à Paris, de nos jours, on n'a même plus le temps de faire un cadeau, on a juste le temps de passer des minutes entières, quelquefois 30 ou 45 minutes à regarder Beigbeider qui nous dit, torse nu, les yeux dans les yeux "regardez comme je sais bien lire". J'aime bien F. Beigbeider, j'avais beaucoup apprécié 99F.

me dire que j'ai toujours pas le cadeau non plus de l'ami tof qui fête ses 41 demain...
Ceci est un appel, quiconque aurait une idée cadeau soit pour une petite fille de 2 ans qui se fait baptiser civilement (donc baptisée par un discours d'adjoint au maire quoi), soit pour un grand garçon de 41 (ou 42 chaipa) ans, merci de laisser un comm. (le plus tôt possible, histoire de se ménager 5 minutes pour aller acheter le truc)

et... cerise sur le moka, demain c'est aussi l'anniversaire de mon grand garçounet... ah ça pousse hein. Ils nous en font voir avec leurs "devoirs maison, leur fonctions linéaires, affines et tout le toutim, mais qu'est ce qu'on les aime....

(Frédéric Beigbeider devient l'égérie des Galeries Lafayette)

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ça y est ! (le 19/11/2007 à 22h52)

Voilà, je suis en mesure de vous le dire,

en exclusivité, en avant première.

 

la CGT et Sud Rail ont gagné, la méthode est discutable, la fin justifie t-elle les moyens ? personne ne le sait, mais une chose est sûre, une région : "l'Iiiiille de Fraaance", après des journées d'épuisement total, une populace, le teint blafard, la mine triste et les joues blêmes, tous ces gens, sagement silencieux dans de rares trains bondés, les pieds gelés par une météo, certes ensoleillée mais glaciale, tous ces besogneux harassés ont gagné : la semaine des 35 heures est enfin acquise pour tout le monde, mais d'un nouveau genre : la semaine des 35 heures de transport (tous transports en commun cumulés y compris les escalators, même ceux qui sont arrêtés pour cause de grève).

A titre personnel, j'ai commencé ma semaine avec 3h30 de transport ce matin, et 2 heures ce soir, ce qui fait 5 heures 30, c'est un bon début mais je peux mieux faire (d'ailleurs 'j'ai fait 6 heures jeudi dernier)

 

service public ...motivation ... civisme ... conscience morale... beaucoup de mots mais ça fait pas tellement une phrase.

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La vache qui rit (le 16/11/2007 à 12h35)
A quoi sert une journée non travaillée cadeau ? à aller à Carrefour dépenser des sous.
Donc, mon conjoinzémoimême sommes partis faire quelques emplettes mercredi dernier. Résultat : 145 euros.

145 euros de choses pas vraiment utiles mais pas franchement inutiles non plus.

Le clou du caddy étant l'impédancemètre... mot récemment appris. ça veut dire que c'est un pèse personne qui non content de dire qu'on est lourd, va en plus nous dire qu'on est gras.
L'engin affiche donc (après avoir lu attentivement la notice multilingue en 48 pages) votre poids (c'est le minimum, quand même), puis votre pourcentage de gras dans le bide et ailleurs, puis votre pourcentage d'eau.
Et bien : j'avais tout faux !
trop lourde !
trop grasse !
pas assez d'eau !
donc, j'ai bu un verre d'eau
je me suis repesée ('fin re impédancemétrée)
tout pareil, sauf que encore moins d'eau !!
c'est à n'y rien comprendre. Après je me suis dit que c'était certainement dû au fait que l'eau bue n'était pas encore arrivée dans les pieds (car ce sont les pieds qui touchent la balance, évidemment)

Bref, bilan global : il faut maigrir ! donc en fait nan, je suis dans la norme (essayons de garder une self estime, même minimum), mais j'aimerais être un peu plus dans la norme si vous voyez ce que je veux dire.
Donc, j'ai une solution, pour maigrir vite, je vais me couper un bras (le gauche), comme ça, ça ira au niveau poids, ah ouais, mais je serai toujours grosse, et manchote en plus :( pas bon.

Je crois qu'au final, la meilleure solution est encore de ne plus s'impédancemétrée, le mieux est l'ennemi du bien. Le poids me suffira.




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Mille milliards de gloubiboulga... (le 15/11/2007 à 10h40)
Mon Dieu, mais qu'il est difficile d'aller travailler de nos jours.
Hier : jour de grève des cheminots, mon patron m'a offert la journée. Je profite donc de cette tribune pour le remercier publiquement de cet effort louable (publiquement est un bien grand mot mais bon).
Par contre, aujourd'hui, il fallait bien se décider à y aller, donc, ma copine est passée me chercher, rendez-vous à 6h15 en bas de chez moi. (déjà, chaipa si vous voyez l'effort surhumain)

Petit problème : d'autres gens avaient apparemment décidé d'aller travailler aussi en voiture donc notre petit planning a du être un peu adapté. D'habitude elle mets une demi heure de chez elle à chez moi en voiture, là, elle a mis 1 heure. C'est super comme ça j'ai regardé i-télé, puis bfm, puis le début de télématin, juste pour voir qu'il y avait des bouchons (je le savais déjà mais bon ça occupe)
7h15 : départ
10h10 : arrivée au travail
on a roulé au pas pendant 3 heures, on se faisait même doubler par les piétons.
D'ailleurs je les félicite les piétons, c'est super ce qu'ils ont fait, c'est bon pour la planète !
J'avais bien pensé moi aussi marcher mais je me suis dit que 26 km le matin et pareil le soir pour revenir, ça faisait trop.
Par contre, ce qui est super, c'est que vers 8h45 on a doublé le piéton qui nous avait doublé vers 7h45, et vraiment ça a été un super moment.

PS ératô eratome : le manque de sommeil m'a fait me prendre les pieds dans le tapis au niveau des horaires. Donc, je rectifie : départ de chez moi : 6h45.
vala, c'est fait.
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La fin du film... (le 09/11/2007 à 09h25)
Je trouve vraiment touchante cette tradition qui fait que le pire des critiques ne racontera jamais la fin du film (sauf si il est vraiment très très con). Ca pourrait s'apparenter à l'esprit de Noël, un genre de trève des confiseurs, mais à l'année, et sur un sujet précis : la fin des films. Comme à Noël, tout le monde garde "LE" grand secret.

Et bien j'ai décidé de lever ce tabou séculaire, et, aujourd'hui je raconte la fin d'un film. Et pas n'importe quel film, un grand film.

Comme dans les sites prévus à cet usage, je précède la révélation par l'avertissement suivant : attention ce qui suit est un spoiler, si vous ne voulez pas connaître la fin du film, passez votre chemin.

Si vous voulez prendre connaissance de la fin du film, sélectionnez les lignes ci-dessous.


Dans le film "Titanic", le bateau coule à la fin.

ouais, bon ça va hein, c'était pour rigoler. Si on peut plus rigoler alors...

comment ça, ma blaque est lourdingue ??
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Comment ça va ? (le 06/11/2007 à 20h37)
free music
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Merci Joséphine ! (le 06/11/2007 à 09h45)

Je me lance dans la chronique télé, et je commence fort.

J'aurais pu commencer par un documentaire rare, peu vu, que j'aurai résumé, présenté, critiqué. Non, non, je commence par : Joséphine Ange Gardien. Un truc bourré de bons sentiments, genre à l'américaine un peu. Pour les anxieux, je ne dirais qu'une chose : pas de panique, ça finit bien.

 

Hier, j'ai donc regardé pour la première fois de ma life : Joséphine Ange Gardien. Bah oui, c'est les vacances, on veut faire plaisir aux enfants. On veut pas "reproduire les schémas" de notre enfance, pendant laquelle on a jamais eu le droit de regarder Daktari, alors que toutes les copines le faisaient, et que, de surcroit, il y avait un des vétérinaires qui était beau (pas le rôle principal, l'autre). Donc, summum de la gentillesse maternelle, j'ai regardé Joséphine avec ma fillotte (pendant que les garçons regardaient un film où tout le monde se tapaient dessus).

 

C'était l'histoire d'un mec, Ingénieur informatique,  au chomâge mais qui n'a pas osé le dire à sa famille, ni à ses amis, ni à personne. Donc, tous les matins, il fait semblant d'aller au travail, mais en fait, il reste dans sa voiture, ou alors il écoute son MP3 au bois, en attendant que l'heure tourne, et le soir il revient et raconte à sa famille des fausses anecdotes de travail hilarantes.

 

Sur ce, Joséphine se pointe, elle voit cette famille unie, et décide de compliquer leur existence en forçant le type à avouer qu'il est au chomâge, parce que c'est pas bien de mentir à sa famille ! D'autant plus que le père de famille s'arrange pour ne jamais être disponible pour passer du temps avec ses enfants (ça, j'ai pas compris pourquoi mais bon...) Non, mais c'est pour son bien, parce que, en fait, il n'a plus d'argent, et tout le monde autour de lui a des super projets très chers, son père, sa femme, tout ça.

 

Alors bien sur, je ne peux pas raconter tous les détails, mais disons que peu à peu, l'informaticien comprend (grâce à Joséphine !) qu'il est bon pour la casse au niveau informatique, mais se souvient que (grâce à Joséphine !) il était super doué en ébénisterie quand il était petit et qu'il adorait ça ! bingo ! qu'à cela ne tienne ! il va se reconvertir en ébéniste ! Bon, ok, normalement ya 2 ou 3 diplômes à passer dans la vraie vie, mais dans Joséphine c'est un peu plus facile, il suffit de passer cinq jours dans l'atelier de son meilleur ami, et c'est bon.

 

Une des scènes de la fin est particulièrement émouvante puisque Joséphine traîne la mère dans l'atelier d'ébénisterie (vu que le mari n'a pas osé lui dire qu'il était devenu ébéniste, pas très courageux le mec quand même), et que là, le père est en train de finir un petit lit en bois pour leur troisième enfant, c'est beau hein. Donc forcément, réconciliation devant le berceau, yeux humides, à l'américaine quoi) 

 

Conclusion et deux ou trois choses à retenir :

Mentir à sa famille, c'est mal !

Les familles nombreuses, c'est bien ! (j'ai oublié de dire que sa femme attend un troisième enfant, et que ça, c'est cher aussi, le père lui avait demandé d'avorter (pas d'argent), donc c'était galère)

Le chômage, il faut pas en avoir honte, ça peut arriver à tout le monde.

ya pas que l'informatique dans la vie, ya aussi l'ébénisterie. 

et euh... ah oui, quand on est un père cool, on exige pas de ses enfants qu'ils fassent une seconde scientifique (c'est bien expliqué aussi dans le film)  

 

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Geneviève, ou, la mornitude personnifiée (le 05/11/2007 à 10h19)

Son "Helloooo voisiiiine !!" hurlé dans l'escalier, précède son arrivée et suit de près les deux ou trois coups de poings tambourinés à la porte.

Geneviève la voisine nous fait l'honneur impromptu de sa visite. Et on sait d'avance que le temps va s'arrêter... pendant un certain temps.

Geneviève vient prendre des nouvelles, elle vient se frotter au monde. Qu'elle est belle, la vie de province, quand chacun peut rendre visite à son voisin sans crier gare.

Geneviève a peu de choses à raconter, mais n'hésite jamais à raconter des anecdotes, toutes plus creuses et inintéressantes les unes que les autres. Elle parle lentement, comme une institutrice faisant une dictée. De sa voix de guimbarde, au débit lent et particulièrement soigné, elle s'épanchera plusieurs minutes à narrer comment elle a déplacé son armoire et comment elle a trouvé derrière un petit bouchon en liège ainsi qu'une barrette à cheveux. Pour preuve, elle pourra produire le dit bouchon - témoin de cette histoire incroyable - qu'elle avait pris grand soin de ranger dans sa poche pour le sortir au moment M.

Quand Geneviève raconte une anecdote, on se cale dans son fauteuil, en essayant de laisser vagabonder notre esprit, le plus loin possible, et le temps s'arrête. C'est fou comme les secondes peuvent s'égréner lentement quelquefois. Geneviève a le temps, elle n'est pas pressée. Elle pourra également raconter avec mille détails, la façon dont elle a entrepris la copie d'un Monet, car Geneviève à un passe-temps, elle peint.

Geneviève lit beaucoup, elle pourra donc aussi enrichir sa conversation de compte-rendus de lecture, de livres qu'il ne vous serait jamais venu à l'esprit de feuilleter. Quand Geneviève aborde le chapitre "visite à la bibliothèque", on souhaite secrètement qu'elle se soit attaquée à un livre court, et, si possible, un roman d'action.

Les visites successives de Geneviève m'ont appris deux ou trois choses. Il ne faut pas contrarier Geneviève, car si Geneviève est contrariée, plusieurs phénomènes se produisent simultanément : ses narines palpitent, son visage, exempt de toute ride, se fige encore un peu plus, et elle parle plus fort en énumérant plusieurs arguments apparemment mûrement réfléchis, car Geneviève à toujours réponse à tout.

Conclusion : je suis toujours d'accord avec Geneviève, de cette façon, la lentitude du temps passe plus vite.
Une visite de dame Geneviève, c'est comme un long plan fixe, extrait d'un documentaire d'Arte.
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Schmoulblouk (le 31/10/2007 à 11h04)

Mouiii... on peut appeler ça une devinette...
à l'instar de quelques collègues blogueurs ;) (spéciales dédicaces à Monsieur Le Libraire et à Nidith) j'y vais aussi de ma petite devinette.

Savez-vous comment s'appelle et qui est ce ptit truc, là sur la photo ?

 

Réponse trouvée par Le Libraire, bravo, c'est bien Schuss, Grenoble 68 (bravo Jrom aussi, pour les indices)




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Crises - Robin Cook (le 31/10/2007 à 10h12)
J'ai enfin terminé "Crises" de Robin Cook.

J'ai souvent été emballée par l'auteur, mais là, rien à faire. La mayonnaise a tourné, le vin a viré en vinaigre (je continue ?), bref, j'ai eu beaucoup de mal à arriver au bout mais quand on a lu 350 pages d'un bouquin on se dit que, quand même, la moindre des choses c'est de savoir comment ça se termine.

Mais attention, j'ai quand même lu les 630 pages, grâce aux rebondissements divers.

Alors voilà, c'est l'histoire d'un chercheur en clonage... pfff, non, j'ai pas le courage de raconter le début...

Disons pour faire court que, comme dirait mon père : "tout le monde meurt à la fin", non, je rigole, pas tout le monde. Mais ça se termine un peu en eau de boudin (cette expression ne veut rien dire !!).

Si je jouais la prof. je dirais "fin baclée". Et comme, déjà, j'avais pas été emballée par le début...

C'est pas mal mais c'est pas hyper emballant.

Mais ce n'est que mon humble avis...

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KO Koxie (le 29/10/2007 à 14h39)
Pour une fois j'ai regardé hier "66 minutes" sur M6, l'émission d'informations diabolique.

Reportage sur Koxie.

J'avais comme tout le monde entendu parler de Koxie et de son "gare aux cons", mais je ne savais pas que cette chanson était à l'origine d'une "guerre des sexes" (comme ils disaient dans l'émission hier)
Rappelons que la chanson (et le clip) met en scène une fille qui se balade en scooter et qui se fait aborder par un mec (hyper grossier), s'en suit un petit dialogue bien senti au cours duquel la fille répond au malotru avec les mêmes armes (mots grossiers et toussa).

J'apprends donc hier que Koxie est haïe par plein de mecs dans la rue et que sa chanson ne passe jamais sur Skyrock (qui est pourtant le temple de la tolérance et de la musicalité...:), radio sur laquelle elle est devenue "persona non gratta" (à supposer que ça s'écrive comme ça). Mention antispéciale à Difool (je sais pas comment ça s'écrit) qui semble s'ériger en grand maître anti-koxie. Dommage, il nous avait habitués à mieux quand il innovait et prenait des risques avec le Doc.

Arrêtons-nous un instant à ce point de l'anecdote.... et posons-nous une question...
Le fait de dire "gare aux cons" dans une chanson à propos d'un mec ultra grossier serait donc le comble de l'insulte pour les garçons en général ?? J'ai du mal à croire que ce "gare aux cons" affecte d'une quelconque façon tous les garçons bien élevés que je connais (et j'en connais beaucoup).

On ne compte plus les paroles sexistes "anti-meufs" dans la plupart des clips de rap, et aucune fille n'a encore proféré de menaces à l'encontre des auteurs, alors que je suis tombée sur le net sur un "Koxie, fais gaffe à ton coccyx !" (spirituel hein)

D'autres détracteurs de Koxie guette l'affrontement avec Diams... pourquoi ? parce que ce sont 2 filles, et que 2 filles ensemble, ça se crêpe automatiquement le chignon ?? tsss tsss tsss.... Perso, je ne vois dans Koxie que le prolongement de Diams : oser dire tout haut ce que les nanas se disent tout bas entre elles depuis des décennies.

Du calme garçon. Si tu es un garçon agréable, souriant, et que tu n'agresses pas verbalement des filles dans la rue, cette chanson ne t'est pas adressée.

Cette chansonnette rigolotte (mais un peu crispante à la 128ème écoute) me paraît bien inoffensive et on peut être surpris d'un tel déferlement de haine. Je crois plutôt qu'une partie de la population ne pratique pas assez l'autocritique et l'autodérision. Puisse cette chansonnette l'y aider. Allez les garçons, zen.



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Une voix pour une voie (le 29/10/2007 à 09h27)
Et bien, nous sommes lundi.
Et comme tous les lundis (tous les jours, mais c'est un peu plus prononcé le lundi) je me demande ce que je fais là. (je suis dans le bureau qui me sert de lieu de travail)
Certes, je sais ma présence en ce lieu est surtout motivée par le chèque - ou plutôt le virement, car, oui, nous sommes modernes - que je perçois en chaque fin de mois. Mais tout de même. Pourquoi, moi, n'ai-je pas trouvé un travail qui aurait été le fruit d'une réelle motivation. En gros, comment j'ai fait pour en arriver là ?
Pourquoi, quand j'avais 12 ans (ou 11, c'est pareil), n'ai-je pas été mue jusqu'au tréfonds par une force et une petite voix, là, tout au fond, qui m'aurait donné une piste ? architecte... puéricultrice... avocate... jardinière, chaipa moi, une impulsion, une motivation, une direction ! Nan, rien ! Je me suis laissée porter, bercer, par le fil du temps, pour en arriver là.
La voix ? jamais entendue !

Mais ne desespérons pas. Nous vivons maintenant dans une société dans laquelle, même adulte, on a le droit de continuer à apprendre des choses. Donc, si je veux ! ici et maintenant, je change de vie (professionnelle hein, pas de panique, je vais pas émigrer dans une tribu massaï).
Si je veux, c'est possible, mais pour faire quoi ??


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Le "cogito" (le 24/10/2007 à 20h47)

Cogito ergo sum

Ces seuls mots suffisent à me faire voyager dans le temps. Aux jours bénis où j'ai rencontré Le Philosophe. En ce temps où il faisait toujours beau sur la pelouse du lycée.

La peine de mort existait encore en France. Les grèves existaient déjà. On croyait presque encore que des voitures, toutes pareilles et de couleur pastel voleraient en l'an 2000. Et on avait peur, du bac !!!

Un jour, le philosophe est entré dans la pièce, et il a parlé (longtemps, très longtemps...) du "Cavalier Français qui partit d'un si bon pas", mots qui resteront longtemps ici là haut, entre l'hypothalamus et le locus niger ('fin je ne sais pas ce que désignent exactement ces termes étranges mais disons quelque part dans le cerveau)

On a passé des heures, deux par jour, à décortiquer les Méditations Métaphysiques pendant que des gens, quelque part, faisaient sûrement la sieste. Huit heures à réfléchir sur le premier paragraphe (11 lignes), avant de se lancer, seul au monde, à corps perdu dans la première dissertation. En s'inspirant autant que possible des dites méditations. Tout est dans le "cogito". Note obtenue à ma première dissertation de philosophie : 3+ sur 20 (c'est à dire pas complètement 4)

Merci René, tu m'as rendue "aware". Et merci Monsieur Quilici, de m'avoir parlé de René.

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Gratuit, à volonté (le 22/10/2007 à 19h50)

allez, juste comme ça, gratuit, pour le plaisir

un smiley qui est de bonne humeur, un peu de douceur dans ce monde de brutes,

le voilà :

... c'est cadeau !

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Mon chat m'aime (le 18/10/2007 à 15h28)
ça y est j'ai découvert l'amour inconditionnel (ou relativement inconditionnel), mon chat m'aime d'amour et me le fait comprendre. Il est un peu collant, mais bon, je l'aime aussi...
Il est particulièrement insupportable quand on passe à table, vif et le poil brillant, il n'hésite à essayer 1501 fois de suite de voler une cuisse de poulet, un morceau de courgette, un crouton de pain. Tout lui est bon.
Sucré, salé, tout.
Hier, ambiance démissionnaire, on lui a laissé un os de cuisse de poulet.  Il a trouvé tous les autres dans la poubelle, et c'est sur un océan d'ossements de poulet que je suis allée jusqu'à la cuisine ce matin.
est-ce normal ? est-ce que ça se passe comme ça dans une maison normale, avec des gens normaux dedans ?

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Humeur du jour (le 16/10/2007 à 09h41)

Ce matin, la SNCF a décidé encore une fois de mon humeur.

Je passe ici les détails qui n'intéressent que mes compagnons d'infortune, pour arriver au fait : au bout de 20 mn d'attente, de trains bondés, retardés, supprimés, j'ai réussi à monter dans un train (bondé), non, non ! ce n'est pas la grève, c'est, dirons-nous, une préparation psychologique à la grève. De façon inexplicable les incidents techniques se multiplient toujours quelques jours avant les grèves...

Bref, calée, debout contre un dossier de siège, je me branchais enfin sur mon aimepifri (MP3) quand le hasard me fit écouter "La raya" extrait de la BO du Grand Bleu. Je me trouvais alors projetée près de la Cordillère des Andes dans mon tortillard cahotant. "donde esta el lagon del demonio ?" (chui nulle en espagnol, mais Rosanna dit un truc qui ressemble à ça)

Puis, à l'heure où rosit la banlieue, quand le soleil daigna enfin nous éclairer, à l'heure où j'apercevais le Sacré-Coeur, "la Raya" s'est arrêtée... plus de pile.

Finie la Cordillère des Andes, bonjour le tunnel de la Gare du Nord.

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Hum hum (le 14/10/2007 à 22h00)

Pensées les plus émues aux supporters.

 

Bon, j'admets, après avoir vu quelques matchs (plus ou moins sous la contrainte, il faut bien le dire), j'admets que ce sport peut avoir son charme... à creuser. Par contre, je n'ai toujours pas compris la moitié des règles (comme beaucoup d'autres qui n'oseront jamais l'avouer), et les commentateurs ont quelquefois aider à me plonger dans la perplexité la plus totale.

 

La page est tounée. Aujourd'hui, journée d'octobre. ça s'appelle l'automne, et ça non plus, je ne pensais pas que je pourrais apprécier un jour (je vieillis ou quoi ???)

Tout était beau et doré, les feuilles, le soleil. Autre chose incroyable, j'ai réussi à piquer un roupillon sur le balcon, en essayant de lire le plus beau thriller-tsé-tsé : Crises de Robin Cook.

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Gloups... (le 09/10/2007 à 09h14)

Allez, pas de tabous entre nous.

Les enfants, c'est super. Sauf que j'ai passé deux heures hier à essayer de me souvenir en quoi ça consiste les fonctions affines et les fonctions linéaires.... suite à un "pfffff, chcomprends rien ! :("... arg... comme si moi je comprenais quelque chose....

Ils sont marrants les enfants, ils pensent que parce que je suis leur mère, je connais les fonctions affines ! comme si c'était automatique.

j'ai fini par trouver un super site, avec des exercices corrigés. Heureusement parce que franchement, j'avais rien compris au cours (surtout vu comment ma progéniture avait pris les notes)

oui je sais.... j'en vois en train de lever les yeux au ciel en disant "fastoche" !", ouais, ben nan, pas fastoche. J'ai pas eu le temps de tout réviser, vu que l'interro c'était ce matin... hein ? non, c'est pas moi bien sur qui avait une interro, c'est grandchouchou... il est parti au collège avec le cerveau plein de f(x)... de y... de +2,5.... de ptits graphiques...

Je pense qu'il a compris hier que, au niveau math, à partir de maintenant ça allait se passer plus ou moins sans filet, et qu'il valait mieux qu'il compte sur ses efforts que sur les miens. Vu que moi, en plus, j'avais l'intention de regarder un épisode de "Dr House".

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Le secret - jour 3 - épilogue (le 05/10/2007 à 09h07)

épilogue

 

Sonia a finalement tout dit à Olivia (qui est la DP) qui a juré sur toute sa famille puisqu'elle n'avait plus besoin de le répéter à personne vu que Sonia l'avait déjà dit à tout le monde. Elle a quand même gardé les doigts croisés à toutes fins utiles puis elle est allée voir Christine en disant simplement "ça y est Sonia m'a tout dit", comme ça, aucun risque.

 

Valérie, quant à elle, n'a jamais rien su de tout ça... enfin, peut être que si. Si Sonia lui a raconté aussi...

 

Christine et et Olivia ont repris une activité normale, Christine envisage de sonder Valérie pour savoir si elle est au courant de quelque chose. C'est une démarche complètement inutile, mais c'est juste pour savoir.

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Tu me jures ? (Le secret) - suite et fin (le 04/10/2007 à 12h01)

Le Secret - suite et fin.

Le lendemain :

Christine va dire bonjour à Olivia

Olivia : Bon je suis prête à jurer mais elle est pas revenue me raconter Sonia.

Christine : Je sais quoi. Je dois passer voir Valérie, et pour passer voir Valérie, je passe devant le bureau de Sonia, je suis sûre qu'elle va m'en parler.

Christine va voir Valérie, et passe devant le bureau de Sonia.

Christine : 'lut Sonia

Sonia : ooooooooh Christine, bonjour, comment ça va ?

Christine : bien et toi ?

Sonia : rolalaaa chui embêtée !

(bingo !)

Christine : ah bon pourquoi ?  (d'un air étonné)

Sonia : elle t'a rien dit Olivia ?

Christine : non

Sonia : mais tu me jures de rien répéter ?

Christine : je te le jure !

Sonia : mais vraiment ?

Christine : bah oui, vraiment, à qui veux-tu que je le répète ??

Sonia : ben à Olivia !

Christine : noooon !

Sonia : bon ben voilà.... il parait que le patron il est pas content passe que j'ai demandé aux DP* d'intervenir quand Monsieur Ventremou m'a dit "arrêtez de me casser les cou...les" !

Christine : ah oui ? t'as été voir les DP ?

Sonia : jamais !

Christine : ok... mais euh... pourquoi tu veux que je jure de pas le répéter ?

Sonia : faut surtout pas le dire à Olivia sinon elle va péter une durite.

Christine : ah ouais ok ! à+

Christine à Olivia : ayé, j'ai croisé Sonia

Olivia : alors ??? t'as juré ??

Christine : oui. Donc ben voilà :  il parait que le patron il est pas content passe que elle a demandé aux DP* d'intervenir quand Monsieur Ventremou lui a dit "arrêtez de me casser les co....lles" !

Olivia : mm, et donc ?

Christine : bah c'est tout. Mais il faut pas que je te le dise sinon tu vas péter une durite.

Olivia : moi ? ah bon. Bon, euh, sinon, on se fait un resto à midi ?

*DP = délégué du personnel

 

 

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Quand Olivia rencontre Sonia (le 03/10/2007 à 09h49)

alors hier au bureau, Sonia va voir Olivia et lui dit : "pfff, il m'arrive un truc chui embêtée", Olivia lui répond "ah bon ? qu'est ce qui se passe ?"

Sonia : "roh nan je peux pas te le dire"

Olivia : "ah ben je me rends pas compte si c'est grave alors"

Sonia : "bon d'accord je te raconte mais tu me promets de pas le raconter"

Olivia : "oui d'accord"

Sonia : "nan mais il faut que tu jures"

Olivia : "je te le jure"

Sonia : "nan mais il faut que tu jures sur la tête de quelqu'un que tu vas pas le raconter"

Olivia : "ok je te jure sur la tête de mon chat, euh nan, pas sur la tête de mon chat"

Sonia : "nan de toute façon il faut que tu jures sur la tête de quelqu'un de ta famille, un proche qui t'est cher, que tu vas pas le raconter"

Olivia : "euh..."

Sonia : "bon là j'ai pas le temps de te raconter, mais je reviens tout à l'heure et tu me diras sur qui tu jures"

Olivia : "ok, à tout à l'heure"

Olivia à Christine : "Sonia doit me raconter un truc qu'il faut pas que je raconte mais elle m'a demandé de jurer sur la tête de quelqu'un que je vais pas le répéter, mais si je jure je pourrai pas te le répéter, je fais comment alors ?"

Christine : "ben tu jures sur la tête de ton chat"

Olivia : "eh mais ça va pas nan ! je veux pas qu'il meurt mon chat ! et en plus il faut que je jure sur la tête d'un proche de la famille auquel je tiens"

Christine : "rholala l'embrouille... Dis Olivia, t'as encore tes deux grands mères toi ?"

Olivia : "yesssss ! ouais super idée je vais jurer sur la tête de ma grand mère, elle est déjà morte"

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Echauffement (le 02/10/2007 à 09h36)

Dans le cadre des réformes personnelles décidées lors de la réunion du 27 septembre 07 entre moi-même et moi-même, je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous le premier exercice pratique, signalé en jaune :

 

NON !

 

Le dit exercice est adaptable à toute situation, toute demande, toute sollicitation. A outrance, et sans raison précise.

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Ayé ! (le 30/09/2007 à 15h16)

et oui, ayé ! j'ai trouvé ce que je veux faire quand je serai grande.

 

je veux être championne du monde de ça --> du zorb ! ça a l'air super rigolo

pour dévaler les vallées dans une grosse boule translucide avec aucun moyen de se diriger.

En fait je me demande si c'est pas déjà un peu ce que je fais dans la vie, j'ai peut être déjà un bon niveau, vu que la vie c'est un peu ça des fois... dévaler des vallées avec aucun moyen de se diriger...

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Et pis ptète... (le 29/09/2007 à 17h38)

quelqu'un m'a rappelé il y a quelques années une citation d'Epictète :

 

"Tu espères que tu seras heureux dès que tu auras obtenu ce que tu désires. Tu te trompes. Tu ne seras pas plus tôt en possession, que tu auras mêmes inquiétudes, mêmes chagrins, mêmes dégoûts, mêmes craintes, mêmes désirs. Le bonheur ne consiste point à acquérir et à jouir, mais à ne pas désirer. Car il consiste à être libre "

 

Moi je dis bravo à Epictète et Narzawad à qui de droit... ;)

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Non ! (le 27/09/2007 à 09h51)

Trés serrés ce matin dans le métro comme d'habitude, mais bon, j'ai quand même réussi à trouver quelques cm2, par contre après, il fallait plus bouger.

Sur ce, arrive un mec d'une cinquante cinquaine d'années, le style assez sûr de lui, genre bien installé dans son taf et qui a l'habitude d'être obéi, apparemment.

Et il se met à demander aux gens de se pousser pour que lui, ait un peu plus de place, genre "Madame, là bas, vous vous poussez un peu, vous ne faites pas d'effort" ça m'a laissée croire qu'il était prof, je dirais, prof de latin, vu son inadéquation à la réalité, et à moi, en me désignant du menton les gens derrière "vous vous poussez un peu ?"

Interloquée j'étais. J'ai pas trop supporté que quelqu'un que je ne connais pas se permette de jouer au tétris humain avec moi et me donne des ordres en plus.

Mais là où toute personne bien élevée aurait dit "non je ne peux pas", j'ai répondu, et je ne sais pas ce qui s'est passé dans mon petit cerveau, j'ai répondu "euh... ben, merde, voilà", alors que le mot "non" aurait été beaucoup plus approprié.

Il est donc étrange de constater que je ne suis pas capable de dire "non" et que je remplace ce mot par "merde". Cela dit, il paraît que c'est le plus beau mot de la langue française ce serait dommage de s'en priver.

Ce à quoi, le mec m'a répondu "ah, vous êtes vulgaire donc", j'étais bien obligée de répondre "oui, exactement"

Pendant toute la fin du trajet j'étais la boss dans le wagon on n'osait même plus croiser mon regard. Bref, tout le monde m'a prise pour une folle, une hystérique mal élevée, une sauvage :(

Il ne me reste plus qu'à éviter ce wagon pendant quelques jours, histoire de me faire oublier et à travailler sur moi-même pour apprendre à dire "non".

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Impatiente (le 26/09/2007 à 09h31)

Alors, suite à quelques commentaires bien sentis, et à une grosse réunion entre moi-même et moi-même, je suis réellement impatiente de savoir quelles bonnes surprises me réserve cette journée pleine de promesses... oui je préfère faire l'impasse provisoirement, ou définitivement, sur le climat qui n'est franchement pas très propice à l'optimisme et sur cette f.....g ligne 9 de m.... .

 

Bref, tout ça n'a pas d'importance, je suis d'excellente humeur.... je suis d'excellente humeur... je suis d'excellente humeur....

 

Et attention, ces remarques sont tout à fait dénuées d'ironie. C'est à dire que je le dis comme je le pense.

 

Je crois qu'il est nécessaire en effet de garder à l'esprit le fait que je fais partie (comme toi qui lit cet article pourave) de l'infime minorité de la planète qui sait lire, qui a de l'électricité, un ordinateur, et une connexion internet, et le droit de s'en servir pour dire des conneries.... tout ce qu'il faut pour être heureux quoi :)

 

Le pourcentage de nous autres, heureux élus, doit se chiffrer à quoi.... moins de 10% je dirais.

 

boniournée

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Un jour d'été (le 25/09/2007 à 22h30)

united colors of...

ze children

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Mmm... (le 23/09/2007 à 21h02)

bon ben voilà hein

je crois qu'on y est

on est dimanche

soir.

donc là, c'est l'heure du film

du film du dimanche

soir.

et juste après, en général, c'est le lundi

vala vala.

c'est dimanche soir, bonsoir.

---------------------------

Suite à ce merveilleux billet d'humeur (auto dérision), voici le 1er commentaire du lundi matin, et je le remercie pour ça, vu le pouffage de rire en solitaire qu'il m'a arraché, merci encore Jrom :)) et bon courage à toi...

visiteur_Jrom (le 24/09/2007 à 08h04)
C’est même plus un bourdon ça ; c’est la mouche du désespoir des lundi matin, celle qui hante mon réveil matin, celle qui donne de la couleur grise à mon café. Ne nous laissons pas abattre : car chaque jour est une nouvelle aventure incroyable, un défi au temps ! J’ai , par exemple, perdu l’un de mes crayons fétiches ce matin, celui avec les Mickeys qui me sert d’ordinaire à pré-remplir les bordereaux 356-3 avant de les compléter à la plume, n’est-ce pas là le signe évident d’une remise en question indispensable ? Un défi au cœur même de l’imprévu ? Un challenge à l’improvisation elle-même ?
Il y a un Sam Lawry qui sommeille en chacun d’entre nous, la vie c’est ça.

ça s'appelle la lutte du lundi matin.

Comme quoi les commentaires sont souvent plus intéressants que les articles eux mêmes.

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Dans un instant, ça va commencer... (le 20/09/2007 à 09h44)

Attention, Mesdames et Messieurs,

aujourd'hui, en partenariat avec l'équipe de Rugby (nan je rigole hein, je veux pas un procès ou un truc comme ça) lancement d'une nouvelle, grande, rubrique : la question du jour.

attention, voilà la première question du jour, qui appelle des réponses, bien entendu :

 

est-ce que la présence de Fabien Pellous, ou Pelous, je ne sais pas exactement, enfin, est ce que la présence de quelqu'un que je ne connais PAS DU TOUT (mais qui apparemment joue au rugby) dans une publicité est supposée me faire acheter du Skip ?

 

en tout cas son prénom je suis sûre que c'est "Fabien", ça me permet d'entendre en boucle depuis quelques jours "qu'est-ce qu'il a dit Fabiennn ?"

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Hier, l'effroi (le 19/09/2007 à 19h54)

Hier soir donc, confortablement installée je regardais le ciel bleu foncé du début de nuit quand je vis tout à coup la silhouette gracile de mon chat se découper comme une ombre chinoise.

Il faisait des pointes, tel une danseuse sur la rambarde du balcon ! (largeur : environ 3,5 cm)

Effroi, angoisse, coup de chaud, que faire ? il risquait de tomber... du 4ème étage !

Sans plus attendre, je décidais d'agir, en me couvrant les yeux de mes mains.

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Nostalgie (le 17/09/2007 à 12h22)

Des volets qui s'ouvrent sur un matin silencieux.

La campagne ensoleillée jusqu'à la ligne d'horizon.

Quelques vaches immobiles.

Une lourde porte de jardin, en fer, et peinte en vert clair.

Du persil à profusion. De la ciboulette sur l'omelette.

Des ruisseaux, des grenouilles, des vaches, des bouses.

Une porte ouverte sur le soleil couchant.

Et un crapaud qui nous regarde.

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Psy (le 16/09/2007 à 22h13)

Marc (Patrick Dewaere) est psy, et organise avec sa femme Colette (Anny Duperey) des stages de méditation, dans leur grande maison à la campagne. Des stages de développement personnel et de confiance en soi.

Ambiance beatnick tendance freudienne.

 

Comme toujours, Patrick Dewaere est excellent, mais dans ce film, en plus, il est super drôle.

Catherine Frot, une des stagiaires s'y épanche sur sa vie sexuelle de façon désopilante. Et chaque stagiaire essaie de sortir de son marécage personnel tant bien que mal.

 

Pendant que les stagiaires tentent de trouver une paix intérieure et la sérénité grâce à des excercices très novateurs, Marc essaie de gérer le retour de son ex en cavale entre deux portes.

 

Dans cette rentrée morose, voire déprimante, je crois que je vais encore une fois regarder ce film, ça s'impose.

 

Psy - Philippe de Broca - 1980

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Comment dire... (le 13/09/2007 à 17h02)

Comment dit-on, en Français :

 

There is no such word as "can't."

 

(quand j'ai vu la réponse j'ai compris pourquoi on passe pour des arrogants à l'étranger...)

 

ouais, "xact Anthéa : "Impossible n'est pas Français !" arf

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Et voilà... (le 13/09/2007 à 09h53)

Et voilà...

 

après 10 jours sans encombre pour démarrer 2007/2008, je sens que "la France qui se lève tôt" va bientôt en avoir marre des transports en commun.

 

Je sais c'est une rengaine barbante, y compris pour moi, mais p.... de b.... de m.... qu'est ce que c'est chiant.

 

J'ai admiré encore une fois ce matin, la détermination muette et patiente du troupeau dans lequel j'étais. Mais le mouton que je suis ne va pas tarder à envoyer une lettre à notre berger Monsieur Sarkozy pour essayer de trouver une solution à ce problème récurrent qui est : la ligne 9 !

 

Juste avant, ligne XY du RER, un autre troupeau lisait debout, en silence, une main agrippée au poteau central, l'autre tenant "20 minutes". Le même canard pour tout le monde.

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Opération couverture des livres (le 11/09/2007 à 14h36)

Oui, la rentrée est riche en événements...

Avant d'avoir le droit de faire calculer son quotient familial au service enfance (une excellente occasion de ranger mon sac à main où sont stockées mes fiches de salaires des huit dernières années, - environ),

les parents n'échappent pas à un devoir, répété chaque année, comme un rituel : il s'agit de couvrir les livres d'école.

 

Après avoir bien regardé tous les livres à couvrir de ma progéniture... on a fait le tri de ceux qui nous semblaient effectivement mériter une couverture neuve, et les autres, déjà couverts par des parents un peu plus organisés que nous l'année dernière. Voyant ça, chouchou nous a dit "euh le maître il a dit ceux qui sont déjà couverts, il faut les découvrir et les recouvrir"... on s'est jetés un coup d'oeil rapide mon cher et tendre et moi, euh... on n'a pas osé dire à chouchou ce qu'on pensait de cette merveilleuse idée. En tout cas, on n'a pas non plus "découvert" pour "recouvrir", ya des limites, tout de même !

 

Et c'est mon cher et tendre, himself, qui s'est dévoué pour cet exercice périlleux qui commence en général dans la bonne humeur et se termine par des */ù%tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut.

 

Mon cher et tendre, il sifflotait même, au départ... (j'ai même failli prendre une vidéo mais je pouvais pas j'étais en train de profiter de l'ultime rayon de soleil de l'été sur le balcon)

 

Il s'en est très bien tiré finalement, sauf que sous ma douche, j'ai entendu chouchou me parler ce matin de l'autre côté de la porte "mamaaaaaaaaan, j'arrive pas à le fermer le livre que papa a couvert hier"...

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Barry Manilow et Donna Summer (le 08/09/2007 à 21h26)

Beau, magnifique, inoubliable, inaltérable;

could it be magic ?

http://www.youtube.com/watch?v=6zsFfHQAPIw : version originale (env 1973)

http://www.youtube.com/watch?v=6ZxYi2n-uQI : nouvelle version (1975 :))

enregistrement pas top, mais wow il est trop fort Barry...

 

je reconnais que la version disco de Donna Summer a vachement plus la pêche.

http://www.youtube.com/watch?v=QQojxnmADEQ

avec Donna, c'est toujours l'été...

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Arg... French are arrogant (le 07/09/2007 à 14h51)

arg...

we are arrogant :(

allez, on fait un ptit effort, soyons plus urbain avec le monde.

http://www.metro.co.uk/news/article.html?in_article_id=64863&in_page_id=34

Un peu de modestie s'impose.

on n'a pas tellement entendu parler en France de ce rapport concocté par Védrine ? si ?

euh... c'est quoi l'arrogance en fait ?

petite définition : http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Arrogance

ah ouais, ok, là c'est plus clair.

am I modest enough ?

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Au suivant (le 07/09/2007 à 09h19)

Bon ça y est, moi, le Rugby, j'en ai marre.

 

J'ai la dose, j'ai l'overdose, j'en ai ma claque, d'entendre parler du rugby. La coupe de chaipakoi n'est même pas commencée que ça y est c'est trop. Voir les rugbymen à poils dans les calendriers, dans des pubs plus ou moins directement concernées par le rugby, voir le mot "rugby" dans les trois quarts des affichages de pub, voir des banderolles (grande la banderolle, genre 3 mètres de long) indiquant "pour les assoiffés du rugby", devant les cafés (si, si) le genre de truc qui fait tout de suite passer les fans de rugby pour des gros bourins assoiffés, voir Zidane se mettre au rugby... c'est légèrement too much.

 

Enfin bon, ok, on a compris, il va y avoir du rugby... mais ce sera sans moi. En plus j'ai moyennement envie de regarder pendant des heures des sumos en sueur en train de se disputer un ballon qui rebondit même pas correctement.

 

Cela dit, je souhaite une bonne coupe du monde aux fans de rugby.

 

Par contre un truc assez marrant constaté ces jours-ci, c'est le syndrome "Eva Longoria". Les petites brunettes qui jusque là ne marquaient pas de point au grand jeu de la séduction ont enfin leur égérie. Résultat : recrudescence de petites "éva longoria"  un peu partout. (Je sais, on va encore dire que j'exagère.)

 

Les éléments principaux étant :

être brune (la revanche) brushée,

au niveau maquillage : maîtriser les codes blush, gloss etc. (je connais pas les autres trucs),

être petite et mince,

avoir la tenue vestimentaire idoine : le jean hyper moulant et les chaussures de filles à talons aiguille.

Le petit sac à main qu'on porte sur l'avant bras, et la démarche ultra rapide à petits pas sont de rigueur.

Pour finir, une fois que tout ça est mis en place, arborer fièrement ces attributs pour assumer sa longoriattitude.

 

Attention hein : je n'ai rien contre, c'est tout à fait naturel de mettre en avant ses points forts :) c'est simplement une constatation.

 

Le phénomène est d'autant plus frappant les lendemains de diffusion de la série "Desperate Housewives".

 

Voilà voilà, bon, à+

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Ouf, je vais mater Weeds (le 05/09/2007 à 23h02)

Bon, résumons-nous.

La rentrée scolaire, ça y est, ça, c'est fait !

 

Les deux derniers s'angoissaient un peu à l'idée d'y aller tous seuls, donc, bien sur, je les ai accompagnés. Ils était tous mignons avec leur cartable, et toute la panoplie à l'intérieur qui sent le neuf.

Quant au grand, c'est le contraire, il fallait SURTOUT PAS qu'on l'accompagne... sous peine de passer pour un gros ringard à perpète aux yeux de ses copains.

 

Le chat : on a un souci...

 

d'abord, il continue à vivre à l'heure 'estivale', et vas y que je m'amuse pendant que les autres essaient de dormir (lui il s'en fout il travaille pas le lendemain matin), il joue pendant des heures avec un ptit n'importe quoi trouvé par terre, et il s'entraine (apparemment)  à faire des dérapages contrôlés en courant dans tout l'appartement (tiens, j'en profite pour faire un ptit coucou aux voisins)

 

ensuite, il adore les plantes d'appartement, même sans vinaigrette... c'est d'autant plus dommage que visiblement ça lui occasione un genre de problème intestinal (je n'en dis pas plus)

 

mais surtout, et c'est le hic, il adore faire pipi sur les lits...^^ oui, je sais, c'est une drôle d'idée...

chaipa trop quoi faire...

 

en attendant d'avoir une idée à ce sujet, je vais m'installer confortablement pour mater 2 épisodes de Weeds, la série cultissime à laquelle je suis devenue complètement accro...

 

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"Fin de journée" (le 03/09/2007 à 16h23)

Fin de journée un peu périlleuse. Plus envie de travailler du tout.

 

Certes, il n'est que 16h15, Paris time, et il peut être étonnant d'entendre déjà parler de "fin de journée", mais dans mon cas, oui, je me rapproche de la ligne d'arrivée.

 

1ère journée : réussie ! chef !

 

j'ai mal au crâne, je ne suis plus habituée à rester derrière un ordi comme ça, à regarder un ptit écran lumineux, surtout quand, comme aujourd'hui, il s'agit de mettre des chiffres dans des cases,

 

j'ai des mauvais souvenirs du bowling d'il y a 10 jours au cours duquel je me suis décalquée la main, et que j'ai même pas réussi à faire un strike ! et je m'aperçois que je ne peux pas écrire... (je n'ai pas tellement écrit de ma ptite main bronzée ces derniers jours), j'ai donc dû adapter un peu mes gribouillis...

 

Et en plus, on me regarde en soupçonnant la séance d'UV massive, alors que non ! il n'y a qu'en Bretagne qu'on bronze comme ça !

 

Bon, je vais tenter un dernier petit effort...

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Weeds, ya pas de fumée sans feu (le 03/09/2007 à 11h27)

Je rattrape le temps perdu.

J'entends parler depuis au moins 1 an et demi d'une super série qui ne passe que sur canal+ (et j'ai pas canal+)

 

Alors je me suis décidée : je visionne.

 

Weeds est en effet une super série. J'ai rarement vu plus subversif parmi les séries américaines. C'est interdit aux moins de 12 ans je crois, et c'est justifié.

 

Une femme, Nancy Botwin (Mary-Louise Parker est super), veuve depuis peu, habite dans une charmante petite bourgade de Californie "Agrestic". Pour subvenir aux besoins de la famille depuis la mort de son mari (et devinez qui c'est le mari décédé ? c'est Jeffrey Dean Morgan, dans le rôle du mec qui meurt, comme d'habitude), elle deale de l'herbe aux notables locaux.

 

Elle élève seule ses deux fils, dont le quotidien est abondemment raconté aussi, aidée par Lupita, l'employée de maison, et le frère du défunt mari joué par un acteur dont je ne connais pas le nom pour le moment, mais qui est tout bonnement excellent.

 

C'est un petit bijou. Je n'en dis pas plus...

 

 

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Petite escapade furtive (le 26/08/2007 à 11h09)

Petite escapade furtive sur oldiblog pour voir si je sais encore installer un article.

 

Première constatation de base : les vacances d'été, c'est beaucoup mieux quand il fait beau.

Deuxième constatation : je crois que je suis davantage une fille de l'ouest qu'une fille de l'est.

Troisième constatation : quand on est dans la mer, c'est pas grave si il pleut.

 

Mais finalement le temps était très correct et comme dirait ma mère : "il ne fait jamais moche toute la journée"

 

J'ai finalement trempé un peu plus qu'un pied dans la mer tonique. tout le corps en fait, et tous les jours, en plus. et j'en suis fière, et reboostée... pour un temps indéterminé.

 

Une eau de 17 à 19 degrés (le dernier jour), c'est un challenge personnel quotidien :))  Mais quel bonheur quand on y est ! Je me souviendrai, je crois, longtemps du dernier bain d'eau de mer pris en début de soirée sur une plage déserte, dans de grosses vagues. Un genre d'"au revoir à bientôt", adressé à ma plage préférée, à laquelle je pense, que je salue et que j'embrasse.

 

Aujourd'hui, changement de programme, je vais voir à quoi ressemble Strasbourg.

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Les nuages passent (le 08/08/2007 à 18h30)

La plage est ensoleillée, quelques nuages passent, et les touristes sont rares. Je n'ai jamais vu la plage aussi déserte un 6 août.

 

Subitement je me décide. Je pourrais dire "j'y suis allée".

 

Mon gros orteil droit est un peu surpris sur le moment, il décide de son propre chef de faire demi tour, mais c'est sans compter sur ma volonté. Je m'obstine. Le même gros orteil y retourne, puis s'habitue. Si lui s'est habitué, le reste peut aussi. Je persévère. Finalement l'eau n'est pas si froide, il faut dire que la plage n'est pas chaude chaude non plus. J'avance peu à peu, non sans penser à toutes les anecdotes d'hydrocution entendues ça et là.

 

ça y est je pense que j'ai dépensé environ 4500 calories à habituer mes pieds, ça y est, je me jette à l'eau. Surprise, finalement, elle n'est pas si froide, elle est... fraîche ! :)

 

Je suis toute salée. De retour sur la plage, ma récompense est une madeleine au sable. mmmm... c'est bon, ça crisse sous la dent.

 

mais, mille milliards de sabords, je l'ai fait !

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Tous les bateaux tous les oiseaux (le 06/08/2007 à 15h38)

Bon, j'ai réussi à choper l'ordi pour 5 minutes. C'est vrai qu'à 8 sur un ordi (dont 2 ados !! qui comptent pour 5 chacun), ça fait beaucoup de monde et les tickets de connexion sont rares.

 

Je profite donc de la tournée générale (sauf moi) à vélo pour me jeter sur le Personal Computer.

 

Alors je sais, psss, tsss, chuut, non ! je ne veux rien entendre, pas un "on te l'avait bien dit" ou un "je le savais", mais oui, il se trouve, qu'effectivement, en y regardant bien, le temps s'est légèrement voilé... quelques nuages éparses, de ci de là, décorent le ciel (mais il faut bien garder en tête qu'au dessus de ces nuages, le ciel est bleu). Mais nous ne baisserons pas les bras, les maquereaux et autres sardines grillées ont encore de beaux jours devant eux...

 

Bon, je vais essayer de trouver un bon bouquin (:))) ... euh... la série des "Angélique" ?? non, peut être pas quand même :))

 

je te donneraaaiiiiiii..... tous les batôôôôôô tous les oisôôôôô tous les soleiiiiiiiiiiiiils

 

houla, vite, ya une éclaircie...

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En vélo à paris (le 03/08/2007 à 16h14)

ça y est, les vélos sont de sortie !

c'est fou ce qu'on voit comme vélo en ce moment à paris, tous pareils, ou presque.

du gris, qui fait 22 kg. Des familles entières, qui prennent consciencieusement leur abonnement, et qui roulent.

pour le moment tout baigne, paris est quasi vide, mais qu'en sera-til à la rentrée de septembre ? quand tout le monde sera de retour, avec en prime une météo automnale ? j'ai peur. Mais on ne sait jamais, ça peut bien se passer (je vois pas trop comment, mais bon). Je ne vais pas jouer les rabat-joie. Et peut être même que j'essaierai un de ces jours si il fait sec.

cela dit, je préfère, moi, faire une petite promenade à pieds. Ce que j'ai fait aujourd'hui même, et j'ai redécouvert paris comme il devait être, il y a ... disons... 50 ans ? c'est à dire avec quelques personnes dans la rue, une jolie boulangerie qui vend des glaces berthillon, puis une belle vitrine "lenôtre" (j'ai juste risqué un regard pour voir si ils prenaient les tickets resto... mais j'ai pas vu), puis, bout de la rue, l'église d'auteuil, sous le soleil, avec une petite brise chaude, à l'ombre, sous une pluie fine de fleurs d'acacias.

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Paris somnole (le 03/08/2007 à 09h20)

Des vacances qui commencent par un "samedi noir"... ça laisse perplexe.

 

J'ai du mal à imaginer en ce moment même, que quelque part, (?), des enfants, des hommes et des femmes (et aussi sûrement quelques animaux domestiques) s'entassent sur des plages ensoleillées, parfumées à l'ambre solaire. Que des enfants crient en jouant à chat avec des vagues...

 

Ici, tout est d'un calme hors du commun.

 

Cela dit, 9h19 c'est peut être un peu tôt pour s'entasser sur la plage ?

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Supernatural, sur le vif... (le 01/08/2007 à 10h07)

21h30 Confortablement installée sur "mon" canapé rouge, apaisée par le sentiment du devoir accompli (la fourmilière est calme, tout le monde s'est sustenté, tout le monde a pris sa douche, tout le monde sait que les questions du style "pourquoi le vent souffle ?" sont interdites après 21 heures), je me retrouve devant une série TV étrange. Pendant que le reste de la tribu visionne terminator ou un classique du genre.

 

épisode 1 : flash back, il y a 20 ans, la femme du père des 2 héros s'est fait trucidée par un esprit mauvais ! clouée au plafond, elle a pris feu, le jour où son bébé avait 6 mois... oui, ben quoi ? j'ai dit "série étrange"

 

Tout de suite, pour une raison mystérieuse, ça me captive ! moi qui déteste toutes ces séries dans lesquels tout trouve une explication facile dans des causes mystérieuses inexpliquées, là, je trouve ça fascinant.

 

Mon fils (13 ans) passe par là, au moment où les 2 héros se battent contre des zombies immortels : "tiens ! tu regardes quoi maman ??" . Il me regarde d'un air inquiet, il vient de comprendre que sa mère est retombée en enfance et qu'elle regarde des séries pour adolescents...

 

"euh... alors euh tu vois, leur mère s'est fait tuer par un "esprit mauvais" quand ils étaient petits... et maintenant ils chassent les fantômes..."

 

Visage interloqué de ma progéniture... "hein ?? tu regardes ça ??... toi ?? ok, et lui c'est qui alors ?"

 

"euh... ben lui, tu vois, c'est pareil, c'est le frère de l'autre, et sa copine s'est aussi fait clouer au plafond et tuer et sa maison a brûlé, donc il la venge" (j'ai un peu de mal à raccrocher les wagons)

 

là, il répond en se marrant : "^^", "rolalaaaa.... bon, je vais regarder la fin de terminator"

 

C'est bizarre. Mais je suis sûre que lui aussi, un jour, ce sera un fan inconditionnel de "Supernatural"

 

aaah... Supernatural, quand tu nous tiens...

 

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Where is my mind ? (le 30/07/2007 à 21h20)

Un film culte ! étonnant, fascinant, avec du sang, de la chique et du mollard. Un climat étouffant et une chute ébouriffante. (ça donne envie ? je me rends pas compte là...)

Un film avec un code de conduite et des régles.

Jack, représentant en assurances, insomniaque, rencontre Tyler Durden, anarchiste fantaisie, représentant en savons, qui lui expose ses propres règles de conduite, subversives.

Tous les deux décident de cohabiter dans une maison en ruine et décident de créer un club.

avec Edward Norton - Brad Pitt - Helena Bonham Carter

Film un peu violent donc par moment mais ponctué de citations incontournables, du style :

"Les objets qu'on possède finissent tous par nous posséder."

ou

"C’est seulement lorsqu’on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut."

Règle n°1 : il est interdit de parler du Fight-club

Règle n°2 : il est interdit de parler du Fight-club

(j'ai oublié les autres...)

Belle scène finale, avec "where is my mind" des Pixies.

Fight-Club, David Fincher, 1999.

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Désopilant (le 29/07/2007 à 10h57)

Oui, je sais, c'est pas la Saint Valentin (arf), mais je suis comme tout le monde finalement, une grande sentimentale. Et comme tout le monde (ou presque), ça y est, j'ai inséré l'image d'un joli petit coeur.

 

Au détour d'une phrase, au milieu d'une page de "Vector" de Robin Cook, Jack fait une révélation qui finalement est une évidence :

 

"Je ne peux pas demander aux autres de m'aimer autant que je m'aime"

:))

 

Je trouve ça d'une finesse exquise, comme quoi, même dans les romans de gare, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise.

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J'ai du mal à suivre (le 27/07/2007 à 19h21)

Je n'y comprends plus rien. Clearstream en est à son 238 rebondissement, maintenant c'est au tour du marquis. Il fallait bien qu'un fusible saute à un moment ou à un autre. Pourquoi pas celui-là. Je ne sais pas, parmi l'auditoire, qui a réussi à suivre le fil de cette affaire, moi j'ai renoncé il y a déjà pas mal de temps. Sur ce coup là, je vais admirer la Justice faire son travail :))

 

Autre gros titre : c'est un français qui a remporté l'étape aujourd'hui. Oui, oui, le tour de France continue, coûte que coûte, et vaille que vaille, l'agonisant finira bien par arriver à Paris. Et on devrait découvrir des noms de coureurs dont on n'a jamais entendu parler (à vrai dire je ne connais pas de nom de coureurs donc ce sera forcément une surprise), vu que tous les favoris se sont visiblement fait virer !

 

Bon, et pour finir, rubrique "météo"... il peut pleuvoir à partir de lundi, ça ne me dérange pas puisque je serai encore au travail. Mais à partir du 3 août, il faut qu'il fasse beau.

 

Bonne nouvelle : la qualité de l'air est bonne sur Paris ! (vu le vent et les températures fraîches, ça ne m'étonne pas) Paris-plages à du souci à se faire...

 

PS : Murray Head et Michel Polnareff ont perdu leur voix d'antan... ça fait un peu mal (aux oreilles)

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Proverbe du jour (le 26/07/2007 à 14h50)

"Les femmes qui veulent être les égales des hommes manquent sérieusement d'ambition"

Reiser

 

(rien à ajouter :)) et c'est un homme qui a dit ça, comme quoi, tout n'est pas perdu.

C'est trop beau, Reiser, je te vénère.

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Mon sondage à moa ! (le 24/07/2007 à 15h59)

Bon, résumons nous, en un mot comme en cent, et ce n'est un secret pour personne, je ne suis pas une pro, ni de l'informatique, ni des sondages, mais je me suis dit que j'allais me payer ma propre enquête perso, et mon propre sondage, payé par mon propre institut de sondage. (euh oui je viens de m'apercevoir qu'on peut insérer des smileys... donc même si celui-là ne vient pas complètement à propos, c'est quand même celui là que je choisis)

 

Par contre, j'avais réussi à insérer (magnifiquement, en toute modestie) un sondage dans un article il y a quelques semaines, et j'en suis tout à fait incapable aujourd'hui  Comme quoi l'histoire de la déperdition des neurones avec l'âge n'est pas une légende.

 

Donc, voilà, oyez oyez, j'ai installé un sondage, et si j'osais je demanderais aux sondés (disons plutôt aux visiteurs), de bien vouloir préciser par commentaire ici, si ils en ont le courage, comment, un jour, il s'est trouvé qu'ils se sont retrouvés ici sur ce blog.

 

PS : ayé !!  j'ai retrouvé !!

Voilà le sondage :

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Ne pas écraser... (le 24/07/2007 à 15h17)

Ne pas écraser, ce pourrait être une devise

ne pas se laisser écraser, c'est une résolution.

 

Françoise Giroud

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Crumble aux prunes (le 23/07/2007 à 11h45)

J'ai fait une cure de crumble aux prunes le week end dernier (juste avant de passer la nuit dans le train, d'ailleurs, j'avais 2 kilo de prunes qui m'ont tenu compagnie pendant tout le périple)

 

Ze recette :

1 kg 500 de prunes, (des quetsches en l'occurence, mais ça marche avec toutes les prunes)

200 gr de farine

120 gr de sucre en poudre

une pincée de sel

120 gr de beurre

 

Cueillir, laver, ouvrir, dénoyauter les prunes. (et jeter les noyaux sauf si vous voulez en faire des colliers en souvenir)

 

Les placer au fond du plat à four

 

Légèrement soupoudrer les prunes de sucre si elles ne sont pas mûres, mûres, sinon, non

 

Dans un saladier, jeter la farine (pas trop viollement sinon il y en aura partout), puis le sucre, puis la pincée de sel, puis le beurre préalablement ramolli. On peut peaufiner en ajoutant une poignée de müesli, ou des noix concassées etc.

 

Utiliser ensuite ses petits doigts pour malaxer grossièrement le tout (j'insiste sur le "grossièrement", il faut que ça ressemble à un gros tas de miettes (l'origine du plat), plutôt qu'à une pâte. Puis répartir harmonieusement des tas de miettes sur les prunes.

 

Après tous ces patouillements, il faut se laver les mains.

 

Mettre au four, 180°, 35 minutes.

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Check list (le 20/07/2007 à 09h48)

La période "check list" arrive à grands pas.

 

Faire les valises, des fringues pour un temps chaud, des fringues pour un temps pas chaud, ne rien oublier...des produits solaires, des produits contre les angelures (humour) check list

 

Contrat de location, pointer ce qui est fourni ou pas, check list, faire les courses (avec une liste)

 

Travail : est ce que j'ai oublié un truc incontournable qui ne peut pas attendre septembre ??, là tout de suite, rien ne me vient, c'est peut être parce que je ne suis pas encore complètement "aware", la check list s'impose

 

ah oui... trucs à faire à la maison avant de partir, les plantes, les tomates, le cochon d'inde (j'ai cru jusqu'à l'âge de 18 ans que c'était "cochon dinde"... je trouvais vraiment admirable la performance génétique) il faudrait peut être écrire tout ça noir sur blanc sur une check list

 

je sais ce que je vais faire, je vais commencer par faire une check list qui liste toutes les check lists que je dois faire.

 

j'y vais.

 

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Le train le plus rapide du monde... (le 17/07/2007 à 15h01)

18h05 - Départ de Rennes, je rentre chez moi, en TGV, après un beau week end. Le voyage doit durer 2 heures, arrivée prévue à Paris-Montparnasse : 20 heures.

 

18h30 - les contrôleurs, casquettés, tous de gris vêtus, avec une belle cravate rouge, passent dans les allées du train et poinçonnent les billets.

 

18h53 - J'ai à peine eu le temps de lire 2 ou 3 chapitres du bouquin que j'ai emporté, le train s'arrête "en pleine voie". On nous annonce au bout de 15 mn une "panne d'alimentation électrique". On apprend par bouche à oreille que la réparation risque de durer 1 heure. Tout le monde téléphone à tout le monde pour prévenir de l'heure de retard.

 

18h55 - Les contrôleurs passent et repassent en marchant très vite...

 

Finalement l'arrêt près de Laval, dure 3 heures, au bout desquels, après moult essais électriques, on prévient les passagers déscendus prendre l'air sur la voie (!!) que le train va partir à reculons jusqu'à la dernière ville traversée. Les passagers "pourront se restaurer" et après, hop, "on" nous acheminera vers Paris, mais on ne sait pas à quelle heure.

 

Les rumeurs les plus folles circulent, tout le monde dormirait à Laval dans un gymnase, ou bien on repartirait à Paris en bus... bref. Il n'y a plus d'électricité dans le train, plus de climatisation (il fait une chaleur de ouf), plus de lumière, y compris dans les toilettes où on commence allègrement à nager dans le pipi.

 

20h30 j'ai faim, je crapahute jusqu'à la voiture bar où je fais la queue 10 mn. Je croise les pompiers, venus en renfort avec des bouteilles d'eau (merci à eux, au passage).

Dommage, le bar est vide, plus une cacahuètes, plus un sandwich. Je repars après mûre réflexion rejoindre ma place en ayant pris soin de me confectionner un dîner de 1er choix : un pain au raisin (puisqu'il n'y a plus que ça). Je le mange en mastiquant lentement car je commence à comprendre que la soirée risque d'être assez longue.

 

21h30 - Les contrôleurs n'ont plus de casquettes, ils passent en regardant par terre, incognito.

 

22h30 Retour à Laval. Tout le monde descend du train. Changement de programme, finalement, il faut remonter pour revenir à Rennes.

 

22h30 - Les contrôleurs sont taciturnes, plus de casquettes, plus de cravates.

 

22h33 rien de neuf.

 

22h45 Le convoi s'ébranle. Nous partons à Rennes (point de départ de la ballade). On nous annonce que finalement, on ira bien à Paris mais par une autre voie "le redon... nantes.... paris".

 

23h10 -Un groupe de 10 personnes, escorté par un contrôleur, émigre vers les 1ère classes. On murmure que leur coin est inondé de pipi car leurs toilettes ont débordé...

 

23h15 On arrive à Rennes, d'où on est partis 5h15 plus tôt. Si j'avais encore un peu de batterie je téléphonerais à mes parents, juste pour le fun, mais non, j'économise pour des appels plus importants. (genre pour appeler mon chéri pour qu'il vienne me chercher, un jour, quand j'arriverai à Montparnasse)

 

J'apprécie ce grand moment à sa juste valeur, j'ai mis 5 heures 15 minutes à revenir à mon point de départ.

 

Le TGV c'est un peu comme une Porsche, ça roule très vite, quand ça roule, mais quand c'est à l'arrêt, c'est très lent.

 

Bref. 0h30, le plateau repas arrive et nous aurons 2 heures, en gare de Rennes, pour le savourer pleinement. Une belle boîte de salade de pates au thon, une compote au goût étrange, mais je crois que c'était de la pomme, un gateau étouffe-chrétien, une bouteille d'eau (mais on évite de boire, vu l'état des toilettes) et un morceau de pain comme je n'en ai jamais goûté, et comme je ne veux plus jamais en goûter.

 

Enfin, on nous annonce que nous allons repartir, arrivée à Montparnasse estimée à 4h15.

 

Difficile de prévenir qui que ce soit, en général, à 2 heures du matin, les gens normaux dorment. Donc tout le monde garde cette bonne nouvelle pour soi.

 

Le train repart à 2 heures, un tortillard. Le train le plus rapide du monde se traîne, une vraie misère. Je m'assoupis légèrement. Quand j'ouvre les yeux, il est 3h30 et on est dans la gare du Mans, seulement ! Je me rendors vaguement, la nuque coincée contre l'accoudoir.

 

Finalement on arrivera à Montparnasse à 5h05. Un employé de la SNCF nous offre un pain au chocolat, c'est gentil, mais j'ai pas du tout faim, je veux juste essayer de rentrer chez moi. Je préviens mon cher et tendre (qui m'engueule parce que j'avais coupé mon portable), qui me rappelle 5 mn plus tard, pour me dire... quoi ? pour me dire que notre voiture n'a plus de batterie, il ne peut pas venir me chercher.

 

Je me ru à l'accueil, où on me conseille gentiment d'attendre le 1er métro :)) qui passe à 5h38 ! C'est à ce moment précis que je frôle la crise de nerf, abondamment appuyée par les 400 personnes qui font la queue derrière moi. Finalement j'obtiens, de haute lutte, des tickets de taxi. Je cours à la station de taxi, j'attends, un quart d'heure... pas un seul taxi, et 100 personnes qui attendent.

 

Là, petite baisse de moral. Je me résous à aller en surface, vaquer, chercher un bus ou n'importe quoi pour bouger de là. Je monte dans un "noctambus" qui va vers la gare du nord, puis j'attrape un train (encore !) et j'arrive chez moi, juste à l'heure à laquelle je me réveille d'habitude. Une douche, un café, et hop, je pars au boulot !

 

Rennes / Paris : 360 km - 11 heures - bravo le TGV, record battu !

 

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McPerfect = Jeffrey Dean Morgan (le 14/07/2007 à 19h51)

Bon, allez, nul n'est parfait ?

Je l'avoue, je le confesse, j'ai un acteur favori !

C'est assez récent, ça m'est tombé dessus, comme ça, l'année dernière.

Plus beau que Brad Pitt, plus classy que Georges Clooney...

C'est Jeffrey Dean Morgan

et ouais, je sais, on connait pas.

C'est le mec qui meurt dans Greys Anatomy saison 2 dernier épisode.

C'est le mec qui meurt dans Supernatural, saison 2 premier épisode.

Bref, si on résume, c'est le mec qui meurt toutes les deux minutes. Pas de bol quoi. Je tiens à souligner toutefois, qu'il meurt vraiment très très bien, et le plus souvent avec panache.

Par contre, dans la vraie vie, il se porte comme un charme, apparemment.

Après les séries à succès, je l'attends, de pied ferme dans deux films à venir :

PS I love you, avec Hilary Swank

The accidental husband, avec Uma Thurman

... on verra...

 

PS : ah oui, j'avais oublié, c'est aussi le mec qui meurt dans Weeds, et alors là, encore plus fort, il meurt AVANT le début de la série... trop fort Jeffrey Dean Morgan...

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Folklore (le 10/07/2007 à 09h47)

Je m'aperçois d'un truc là subitement, après avoir visité quelques blogs.

 

Que les champignons, oui, finalement, je crois que c'est un truc de mec. J'ai dit ça pour plaisanter, mais finalement c'est pas faux.

 

Attention, je ne parle pas de mycose ! mais bien des champignons de nos forêts.

 

Les champignons, ça fait partie du folklore des mecs - cela dit sans animosité aucune, c'est un constat bienveillant.

 

Je ne prétends pas que "tous les mecs aiment les champignons" ou que "aucune nana n'aime les champignons", je prétends simplement que les champignons font partie d'un faisceau de préoccupations masculines, faisceau dans lequel nous pouvons trouver également (liste non exhaustive ;), en vrac, le vin, les moteurs (cylindrées variables), et... la cuisine ! et que, plus que de "préoccupations", il s'agit d'éléments qui leur inspirent une espèce de respect... le respect du champignon !! :))

 

En effet j'ai remarqué que les mecs ont l'art d'élever au rang de divinités des trucs du style "la pintade au whisky" (qui combine deux des éléments cités plus haut, c'est à noter), ou l'omelette aux champignons, voire l'omelette aux champignons au madère, qui, alors là, est un habile montage mettant en scènes trois des éléments précités.

 

Alors que pour la pauvre femme que je suis, une omelette restera une omelette et le fait qu'il y ait des champignons dedans ne me poussera pas à faire la hola. (des lardons à la rigueur, mais des champignons...^^). Quand je mange une omelette, il m'arrive juste, très brièvement, d'avoir l'image mentale de ma grand mère en train de cuisiner... c'est furtif, et c'est tout.

 

La fascination pour les moteurs se place bien entendu dans une autre catégorie, encore une fois, elle n'est pas systématique, mais.... assez courante. Elle ira plutôt de paire avec la fascination pour les chantiers (ou les gros engins de chantier), en effet, j'ai courament observé dans la vraie vie de la rue, que dès que des palissades cachent un chantier (avec de grosses excavations de préférence), les messieurs essaient de voir ce qui se passe derrière... (quelquefois en hochant de la tête d'un air entendu.), et ils peuvent rester, comme ça, à regarder un chantier...

 

Voilà, mes réflexions du jour. (je me demande si je ne suis pas en train de me faire un paquet d'ennemis là...)

Attention... humour... à prendre avec indulgence. Merci :)

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Les 7 merveilles du monde (le 08/07/2007 à 11h15)

J'apprends à l'instant que les 7 "nouvelles" merveilles du monde ont été désignées par vote populaire. (100 millions de votants (100 millions !!) et j'étais même pas au courant, mais depuis quand j'ai pas allumé la télé ?!?!)

 

Moi aussi j'aurais bien aimé voté mais bon, c'est pas grave hein.

 

Etant donné que je n'ai vu aucune des heureuses élues (sauf une mais par hasard, et de très très haut), je pense que je n'aurais pas tout à fait voté ça.

 

Moi j'aurais voté pour euh... la mer de sable d'ermenonville (ah ben non je connais pas non plus) ou euh...

 

Bon je vais essayer de lister mes merveilles à moi, merveilles que je n'ai vues pour certaines qu'en photo, mais j'imagine que c'était le cas de la plupart des votants.

 

- le grand bouddha couché de polanaruva (hyper reposant en plus, vu qu'il dort)

- le taj mahal (ouais ça ok, ça claque)

- la grande raffinerie de whisky de glennfidich

(rolala, c'est super dur d'en trouver 7 !!)

- Sandy cove, pas très loin de Dublin, et Dun Laoghaire juste à côté, trop mignon

- Avignon et son palais des papes, parce que à chaque fois que j'y vais il fait beau, et en plus c'est très joli, donc 2 bonnes raisons

- ah ben oui, évidemment, ma plajamoua, dans l'ouest, mais je préfère que ce soit pas trop médiatisé, disons en gros, la baie de Saint Malo.

 

et la dernière, mais non la moindre, que je n'ai pas encore trouvé, mais que j'ajouterai dès que j'aurai un peu plus d'inspiration.

 

Je crois que là, vraiment, j'ai bien fait avancer les choses. Heureusement que j'ai ce blog pour informer le monde entier. (par monde entier, j'entends essentiellement le "Besuifra")

 

ah je crois que là, pendant que j'écrivais j'ai laissé passer le rayon de soleil de la journée...

 

pour avoir une information un peu plus claire, complète et intelligible :

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31578524@7-37,0.html

 

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Number 1 - Chaz Jankel (le 07/07/2007 à 12h07)

qui a dit que la musique était nulle dans les années 80 ?

 

C'est faux, c'est complètement faux.

 

C'était juste, une musique.... différente :))

 

J'adore Chaz Jankel, qui a été beaucoup plus que le tube de l'été.

 

pour voir le clip : chaz jankel - number one 1985

http://www.myspace.com/chazjankel

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ça, c'est paris ! (le 05/07/2007 à 22h38)

Paris, sous la pluie, avec une éclaircie de temps en temps.

Mais Paris quand même.

Une ballade sur la Seine, comme une touriste. Des mini vacances qui ont duré 1 heure.

C'est la romance de Paris,
Au coin des rues elle fleurit,
Ça met au cœur des amoureux
Un peu de rêve et de ciel bleu,
Ce doux refrain de nos faubourgs
Parle si gentiment d'amour
Que tout le monde en est épris :
C'est la romance de Paris!

c'est Charles Trénet qui le disait.

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Femmes mortes avant de naître (le 05/07/2007 à 14h18)

J'ai croisé la semaine dernière un homme qui revenait de Chine.

Il m'a vanté la beauté des sites, il m'a parlé de l'hyperurbanisme chinois actuel, il m'a décrit les périphériques concentriques, admirables.

Pour finir, il m'a fait part de son admiration devant la discipline du peuple chinois qui avait réussi à réduire la croissance de la courbe démographique. Apparemment 300 millions de Chinois n'ont pas vu le jour depuis la mise en place de la politique de l'enfant unique.

Ce à quoi j'ai osé rétorquer : "300 millions de chinoises tuées à la naissance, ça fait vraiment beaucoup"

ça a jeté un froid.

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More - Pink Floyd (le 03/07/2007 à 21h43)

Ce disque n'est pas un disque.

 

C'est de la magie.

 

C'est de l'essence de musique psychédélique.

 

Du patchouli harmonique.

 

La moiteur d'un soir d'Ardèche parfumé à la figue.

 

'fin voilà quoi.

 

La plénitude de la félicité.

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Où est mon parapluie ? (le 03/07/2007 à 09h28)

Quelle misère ce temps ! Impossible de sortir sous cette pluie à moins d'avoir un grand poncho imperméable (par très urbain mais bon) ou un parapluie (c'est plus classique).

 

Donc, 2 minutes 30 avant de sortir ce matin, coup dur : je trouve plus mon parapluie.

 

La dernière fois que je l'ai vu, c'était il y a 3 jours. Je l'avais mis à sécher, ouvert, devant ma porte dans le couloir de l'immeuble (ça me servira de leçon, la prochaine fios je mettrai MON parapluie à sécher dans MA baignoire, et là, personne ne viendra me le piquer).

 

Donc, mon chéri et moi, on se met à chercher frénétiquement un parapluie, n'importe lequel.

 

Et tout de suite l'histoire de la plante verte nous revient en mémoire. On se souvient subitement avec émotion de l'époque où on avait installé, avec nos voisins, de magnifiques plantes vertes sur le palier. ça donnait tout de suite un petit air familial. C'était mignon. Et pfuitt.... un jour, tout avait disparu. On avait tout de suite crié haro sur la dame qui fait le ménage dans l'escalier, ça la dérangeait sûrement, elle avait tout viré. On avait jamais revu nos plantes vertes.

 

Et ben là, c'était pareil, mais avec un parapluie.

 

Je trouve donc dans le placard un vieux parapluie rouge en coton, pas imperméable, acheté il y a environ 18 ans chez pier import, mais bon.... c'était ça ou reprendre une douche tout de suite.

 

Et là, par acquis de conscience, je remue un peu un sac que j'avais pris la semaine derniere, et que vois-je ? mon parapluie ! trop fort !

 

Je retire tout ce que j'ai dit à propos de la dame qui fait le ménage dans l'escalier. Elle est tout à fait charmante (si si)

 

J'ai attrapé mon parapluie et je suis partie en courant, comme une folle (que je suis), échevelée, en sautant dans les flaques.

 

Finalement, ce soir je devrais jeter un coup d'oeil dans ce fameux sac.... je vais peut être y retrouver aussi les plantes vertes...

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Je le sens je le sais... (le 02/07/2007 à 22h39)

Oui, là, je le sens, je le sais, je vais passer pour une rabat joie de première classe.

et bah tant pis ! voilà !

L'objet d'une telle colère ??

J'en ai marre d'etre obligée de traverser les rues en courant pour ne pas me faire écraser. C'est tout.

Habitante d'une petite ville que j'appellerai "rond-point-land", je dois, comme tout le monde, traverser des rues, grâce à des "passages piétons", pfff "passage piétons" tu parles, moi j'appelle ça "risquer sa vie" oui !

C'est très simple, aucune voiture ne s'arrête. Allez, disons 1 pour 100 des automobiliste s'arrête pour laisser passer un piéton. (statistique observée empiriquement valable en région parisienne)

Qu'est ce que ça veut dire ? ça veut dire que dans l'esprit de l'automobiliste, le piéton est gênant, le piéton est un casseur d'ambiance, voilà ce que ça veut dire.

Donc, voilà, j'ai décidé de faire de la résistance. C'est un peu risqué mais je vois ça comme un devoir. Donc, je m'engage dans le passage piéton, et je marche, normalement.

Voilà, tout le monde est prévenu. Je n'attendrai plus qu'une voiture s'arrête. Dorénavant, je fais face à mon destin : je m'engage ! et en plus je dirai même pas merci.

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Mon plus gros moment de honte (le 01/07/2007 à 21h48)

Un grand moment de honte, sur le coup, c'est dur, mais plus tard ça fait bien marrer.

 

Alors voilà, vers 12 ans, j'avais une super copine et toutes les deux on jouait du piano. Elle, mieux que moi.

 

Parallèlement à ce fait, je dois signaler que ma mère tenait à ce que je l'accompagne encore à la messe quelquefois (héritage familial), je n'étais pas encore devenue accro à "Supernatural" et l'église représentait le seul échantillon d'ésotérisme disponible au quotidien.

 

Un jour le curé nous propose de jouer de l'orgue pendant la messe, histoire d'illustrer un peu le propos, Lolo joua donc magnifiquement un dimanche. Et il était convenu que ce serait moi le dimanche suivant.

Le dimanche suivant, je sonne chez Lolo : pas là. Gros problème. La panique me gagne car autant le fait de jouer un truc à l'église était rigolo entre copines, autant, toute seule, ça me semblait pire que pas marrant. Mais bon, j'y vais. (là, en fait, en y réfléchissant, j'aurais pas dû y aller mais bon)

J'avais un peu réactivé pour l'occasion une Invention de Bach n° je sais plus combien, à 2 voix (la plus simple) qui faisait vachement "église". A mon arrivée le curé m'explique comment fonctionne un orgue... je découvre les grosses pédales pour les pieds etc.... super impressionnant.

La messe commence, je n'entendais pas tout le speech du curé de mon perchoir et j'étais légèrement distraite par le cadre, assez nouveau pour moi.

 

En plus j'avais bien compris au catéchisme que Jésus était mort et réssucité, ça, je l'avais bien intégré; mais à part cet élément de base, le reste de l'histoire restait assez flou et en plus je n'avais pas une idée précise du déroulement précis d'une messe étant donné qu'à chaque fois que j'y allais, je passais mon temps à regarder les vitraux et à bailler, enfin, pour une fois j'avais un truc à faire : jouer de l'orgue.

 

Bref, ce dimanche là, entre deux rêveries à côté de l'orgue je m'aperçois d'un seul coup qu'il règne un silence glacial dans l'église, le curé est muet, que se passe t'il ? subitement, ça fait tilt et je me dis "ça doit être mon heure", et j'attaque énergiquement l'Invention.... qui dure... le temps que ça doit durer. ça se passe pas mal, en fait ça sonne super bien, un grand moment.

 

5 mn plus tard par, ma soeur grimpe me voir en rasant les murs et me dit en chuchotant "c'était pas du tout à ce moment là qu'il fallait jouer mais le curé a dit que c'était pas grave".

La honte de ma vie :)) je n'ai plus jamais joué l'Invention de Bach, quant à la messe... même pas en cas d'urgence :)  Je suis rentrée à la maison en boudant avec 10 mètres d'avance sur tout le monde.

J'ai mis un certain temps à digérer l'événement...

 

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Un bateau à Syracuse (le 30/06/2007 à 22h24)

Une "vieille photo"

quelques souvenirs de Syracuse...

Un soir d'été.

un vent chaud

un beau bateau.

(en fait, vu comme ça il a l'air pas terrible, mais ce jour là je l'avais trouvé très beau)

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Les soldes (le 30/06/2007 à 18h22)

Aujourd'hui 1er samedi des soldes.

On ne peut pas dire que je me sois précipitée dans les magasins mais bon, j'ai quand même fêté ça.

Après avoir déposé mon garçounet chez son copain à 7h45 pour une journée parcastérixanniversaire (début de week end matinal donc) j'étais tout à fait en forme pour faire 2 ou 3 achats.

J'essayais de garder en tête une règle de conduite lue dans "elle" ou quelque chose comme ça : "ne pas acheter quelque chose en solde qu'on n'aurait pas acheté en temps normal" (temps normal, ça veut dire "hors période de soldes".

Malgré tout, la fièvre acheteuse me gagnant peu à peu, j'ai quand même fini par lacher quelques dizaines d'euros, l'avenir me dira si j'ai bien fait ou non. J'ai des doutes notamment sur un superbe pantalon pakistanais à motifs graphiques surpiqués de paillettes... j'ai des doutes, trouverai-je vraiment une occasion (ou deux, histoire d'amortir) de porter ce magnifique ouvrage.

Autre trésor dont je suis assez fière : un genre de dos nu en soie mais alors là magnifique, turquoise, à fleurs, je sais c'est un peu osé au niveau couleur. Et si vraiment, je ne trouve pas l'occasion de porter ça à l'extérieur, il ne me restera plus qu'à me déguiser toute seule dans ma cuisine.

Je sens que je vais être tendance, à mort.

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Un grand classique : la réunion de copro (le 27/06/2007 à 22h03)

Je suis sortie de l'immeuble avec ma copine (la voisine du dessous), direction : la grande salle de la mairie, pour le grand événement annuel : la réunion de copropriété.

 

Moment redouté, attendu, il fallait bien que ça arrive, ça arrive tous les ans, c'est arrivé hier.

 

La dernière fois que j'y avais mis les pieds, ils avaient voulu transformer l'aire de jeux en parkings (si si), du coup, j'étais un peu méfiante.

 

On arrive pile à l'heure, et c'est presque déjà la foire d'empoigne. Il faut signer le registre, on a tous notre convoc' à la main, et on se dirige à petits pas vers la graaaande table.

 

A peine assis, on élit 2 ou 3 personnes qui servent sûrement à quelque chose, un président, des scrutateurs ou chaipakoi, bref, au bout de 15 mn, on a élu plein de gens qui sont assis bien sagement tels des apôtres. Mention spéciale à la "secrétaire de séance" qui avait un suberbe chignon auburn, très haut perché.

 

Alors, attention, c'était une assemblée générale extraordinaire, ouais, parfaitement, j'ai eu l'honneur de vivre un truc extraordinaire hier, et je pourrai dire : "j'y étais".

 

Suite aux petites élections préliminaires, tous les nouveaux élus se sont mis à parler plus ou moins en même temps si bien que tout le monde s'est un peu tassés sur sa chaise.

 

Après le hors d'oeuvre, venait le plat de résistance qui consistait à s'exprimer sur un devis de chauffage. J'ai beaucoup aimé ce moment, bien que le devis (22 pages, vérédique) m'ait semblé quelque peu abscons, n'étant pas chauffagiste moi même.

 

En d'autres termes, j'ai fait comme tout le monde, j'ai rien compris au devis mais j'ai donné mon avis quand même vu que j'étais venue là exprès pour ça. (pour être tout à fait complète je dois dire que j'ai voté "pour" les points 1 et 4 du devis) A un moment ma copine a même sorti sa calculette, elle a fait plein de calculs pour arriver à un certain montant qui n'était pas le bon car elle avait oublié la remise de 2%.

 

Voilà, voilà, encore une soirée bien utilisée. J'aurais tellement aimé être ailleurs...

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Joyeux moiziversaire mon blog !! (le 25/06/2007 à 22h10)

 

2 mois

 Joyeux Moisiversaire mon blog !!

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Grenouilles & co (le 24/06/2007 à 00h18)

Je me souviens avoir longtemps hésité, très longtemps, avant de sauter par dessus le ruisseau. Au bout d'un quart pendant lequel tous mes cousins et voisins, tous âgés de 9 à 13 m'hurlaient des "mais vas-y saute" "prends ton élan" "allez", j'ai sauté, et je suis tombée à peu près au milieu du ruisseau, en ruinant mes chaussettes, mes chaussures, et en me chopant la honte devant tout le monde.

Bref, on était en route pour la pêche aux grenouilles. Après de nombreuses après midi infructueuses et des retours bredouilles, JP avait fini par trouver la technique. C'était très simple.

La constatation de base était que les grenouilles ont des dents. Il suffisait donc de fabriquer des mini ballons d'1 cm de diamètre en "bas-nylon", les accrocher au bout de la canne à pêche, et attendre, quelquefois assez longtemps. Notre grand mère n'utilisant que des bas couleur chair, les petits ballons "attrape-grenouilles" étaient couleur chair.

Au bout d'un certain temps donc, la grenouille, piquée par la curiosité, s'approchait du ptit ballon, et plantait ses mignonnes petites quenottes dans les mailles du bas-nylon. Le tour était joué, l'affaire était dans le sac.

De grenouille en grenouille, on revenait avec un sac plein de grenouilles. JP décrochait les bestioles de la canne à pêche car, pour rien au monde je n'y aurait touché.

Retour à la maison. Triomphal.

Grand-mère, dite "mémé" entrait alors en action.

Action qui nécessitait une petite préparation. Grand-mère préparait couteaux, gamelles etc, et nous, l'auditoire, on préparait des chaises, des bancs et tout équipement permettant d'assister au spectacle.

Le spectacle pouvait commencer. Avec une maîtrise que je n'ai jamais vu ailleurs, les gestes s'enchainaient, précis, minutieux.

Grand-mère chopait la grenouille par les pattes, l'assomait violemment sur le bord de l'évier, avec un bruit mat, et coupait sans état d'âme, avec une paire de ciseaux, le haut des cuisses, et les pieds. Deux bacs : dans le premier des corps et des pieds, dans le deuxième : des cuisses.

La séance se déroulait dans un silence religieux. Quelques enfants dans la cuisine, les autres répartis dehors, qui regardaient la scène installés derrière la fenêtre de la cuisine, montés sur des chaises, sur la pointe des pieds.

C'était d'une cruauté inouïe, je trouvais ça incroyable de voir ma grand-mère, que j'aimais tant, qui me comblait de gâteaux, découper aux ciseaux, ça faisait "couic" !

Par contre, le soir, cruauté inouie ou pas, on se jetait sur la bouffe. Les cuisses de grenouille maison, à l'ail, c'est hyper bon.

 

 

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L'unique - Belle du Seigneur (le 22/06/2007 à 22h53)

Attention, chef d'oeuvre

J'ai rencontré un bouquin il y a pas très longtemps. Et ce bouquin est immédiatement devenu "ze" bouquin, l'unique, celui que j'attendais.

Quand je dis "ya pas très longtemps", disons que je parle à l'échelle d'une vie humaine. C'était il y a... disons, 6 ans.

J'errais entre les rayonnages de la bibliothèque, et ce bouquin, dont j'avais évidemment entendu parler, m'a barré le chemin.

J'ai passé mes vacances avec lui, en Alsace, on a passé des heures magnifique ensemble,  il m'a fallu quelques jours pour venir à bout de ses 1000 pages. Je ne voulais pas le lire trop vite pour le garder le plus longtemps, vu que l'auteur n'avait pas écrit énormément de livres.

Tout de suite, c'était le coup de foudre, pour Solal, et pour le livre en général. Jamais je n'avais entendu parler d'amour comme ça. Amour, passion, exclusion...

Oui, un livre d'amour, mais pas seulement.

Il paraît... que certains ont du mal à le lire, et renoncent. Le livre "leur tombe des mains" (voire... tombe dans leur bain...;)

(J'ai d'ailleurs lu récemment une critique assez marrante à propos de ça http://www.legraindesable.com/html/Albert_Cohen.htm)

J'ai donc lu ce livre, emprunté à la bibliothèque, je l'ai racheté immédiatement neuf, puis l'édition d'origine de 1968, voilà, comme ça, j'en ai deux, c'est plus sur, et j'ai lu aussi tous les autres bouquins d'Albert Cohen. J'ai adoré aussi.

J'aurais bien aimé remercier l'auteur, de m'avoir offert une portion de bonheur, trop tard, bien sûr... comme toujours. Je lui dis merci quand même.

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Oui, toi aussi (le 19/06/2007 à 09h39)

Toi aussi tu verras débarquer un jour dans ta vie, un petit paquet bardé comme un roti, pesant 3,5 kg.

 

Un tyran domestique minuscule, un super-tamagochi-géant qui deviendra immédiatement ta priorité, jour et nuit et qui décidera de ton nombre d'heures de sommeil.

 

Toi aussi tu ronchonneras le dimanche matin vers 2 heures puis vers 5 heures et quart quand la terre entière dort encore, et que tu seras, seul(e) au monde, tout juste accompagné de la petite forme informe rugissante et vagissante que tu essaieras de faire taire pour protéger le sommeil de ceux qui dormiraient encore.

 

Toi aussi tu compteras les cuillerées de lait en poudre, en t'endormissant entre la 6ème et la 7ème... et en recommençant, toutes les 3 ou 4 heures.

 

Toi aussi tu écouteras les conseils de tout le monde mais tu feras le contraire dans les trois quarts des cas... parce que ton bébé à toi, c'est pas pareil... toi aussi tu deviendras un maître es couches-culottes option lingettes.

 

Toi aussi tu auras droit à ses sourires, ses gazouillis, ses petits rots et ses petits vomis, toi aussi tu arriveras au travail un jour pour t'apercevoir que tu as un petit vomi, là sur ton épaule droite, juste à l'endroit où la petite bouche rose à fait son petit rot, toi aussi tu saisiras la subtile nuance entre les "pleurs j'ai faim" et les "pleurs chui très fatigué"

 

Toi aussi, tu essaieras de persister à voir tes amis (ceux qui ne sont pas allergiques au tyran domestique), avec 35 m3 de matériel au cas où... de quoi dormir, de quoi manger, de quoi jouer, de quoi... tout

 

En attendant ces moments merveilleux de simplicité et d'humanité, dors, profite de tes nuits, de tes soirées, du silence, de ta tranquillité...

;)

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Le village des damnés. (le 18/06/2007 à 22h36)

Non, ne figurent pas dans la rubrique "Mes films" les films dans lesquels j'ai joué (ce serait assez vite vu), mais ceux que j'ai aimé et j'ai une tendresse particulière pour les films fantastiques, mais attention, pas n'importe lesquels, je parle des vieux films fantastiques, de préférence en noir et blanc, de préférence très vieux, et donc de préférence complètement obsolète.

 

Mon préféré parmi mes préférés est "le village des damnés" mais je ne parle pas du remake tourné par John Carpenter en 1995 (trop récent pour moi, je l'ai pas encore vu), je parle du film originel, tourné en 1960, réalisé par Wolf Rilla, un bijou !

 

Un petit village isolé s'endort, et au réveil, toutes les femmes sont enceintes. Des enfants naissent quelques semaines plus tard, ils se ressemblent tous, ils sont tous très étranges et très intelligents... pour connaître la suite, il faut regarder le film.

 

Au 2ème rang de mon trop three, figure ensuite "La beauté du diable", est il besoin de le rappeler avec Michel Simon, et Gérard Philipe (l'enfant chéri des foules) - René Clair - 1949 - On connait tous l'histoire : Le vieux professeur Faust accepte de vendre son âme au diable en échange de la jeunesse...

 

3ème prix : décerné par moi-meme au film "les yeux sans visage", alors là c'est flippant rien que d'y penser. Une femme est défigurée dans un accident de voiture, et son père, chirurgien plastique (en 1950, j'imagine le charcutage) veut absolument lui rendre un visage par une greffe...  pas de chance, son visage pourrit.... oui oui, il pourrit...

Georges Franju - 1960

Arg...

 

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Beau temps chez les celtes (le 17/06/2007 à 11h03)

Et après on me dira....

ouais, bla bla bla, il fait jamais beau....

 

(en toute franchise, cette photo n'a pas été prise hier, même si, hier matin, on m'a dit qu'il faisait beau chez les celtes. Cette photo a été prise... environ l'année dernière, un jour où il faisait beau donc, près de Rennes)

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Jour de liesse, jour de kermesse (le 15/06/2007 à 22h00)

Aujourd'hui kermesse de l'école.

 

Les enfants sont complètement surexcités.

 

Sur le chemin, ma fille me dit "Maman, tu restes tout le temps avec moi, d'accord ?"

 

On arrive tôt (c'est à dire vers 18 heures 30). Et là bas, tout est déjà en route. Le jeu des déguisements, le jeu du ballon, la pêche à la ligne, et, évidemment, le chamboul'tout. Avec en plus, des frites et des saucisses.

 

On arrive donc, il y a une file d'attente indescriptible pour acheter les billets. Soit, attendons. Les enfants commencent à courir, les parents font la queue.

J'achète 2 carnets de 5 tickets pour 6 euros (60 centimes le tickets pour les non attentifs), deux minutes après, je me retrouve toute seule dans la salle de récré. Louloute est déjà en train de se marrer avec ses copines... il ne me reste plus qu'à m'en trouver, des copines.

 

La kermesse, si on résume, ça consiste donc à laisser des dizaines d'enfants jouer dans la cour à dépenser des tickets pendant que des dizaines de parents désoeuvrés errent dans la cour de récré en cherchant du regard leur progéniture et en essayant de tailler la bavette à droite à gauche, tout en achetant des enveloppes de tombola.

Tout ça dans une ambiance bonenfant, évidemment :))

 

Et puis il y a les héros du quotidien. Ces gens, père ou mère, qui ont travaillé toute la semaine (souvent), qui ont fait des gateaux pour le buffet, et qui, en plus, tiennent un stand, donc qui vont passer leur soirée à ramasser des boîtes de conserves par terre au chamboul'tout ou faire griller des saucisses ou baigner dans du jus de frites... des héros du quotidien quoi...

 

Bon, culpabilisant de n'être qu'une mère, qui n'a pas fait de gateau (mais qui rentre juste du boulot) je me trouve quelques copines, mais le temps se gâte. Les heures passent, 2 et demi très exactement, une grosse averse contraint alors les centaines de personnes présentes, enfants et parents à se réfugier sous le préau. Alors là, c'est l'apothéose. Un niveau sonore inégalé à ce jour (ah oui j'avais oublié de dire qu'il y avait une sono sous le préau), tout le monde profite de l'averse pour se ruer sur les parts de quiche (tarif : 2 tickets). Ouf, il arrête de pleuvoir, on peut retourner au chamboultout, chic !

 

Je n'ai plus de place dans mon sac pour stocker les super cadeaux de la super tombola et de la pêche à la ligne, à savoir : un chapeau de cow boy, un séchoir jouet rose, un range CD + 40 grammes de bonbons, et, la cerise sur la génoise : un magnifique pulvérisateur en plastique jaune tout droit sorti d'ikéa !

 

Le but, bien sur, c'est que les enfants s'amusent, et de ce côté là, pas de doute, c'est mission accomplie, donc tout va bien.

 

Mais tout a une fin, malheureusement, et le moment arrive de retrouver l'enfant, de l'arracher à ses copines (parce qu'il commence à faire un peu froid) et de rentrer à la maison. Je cache ma joie.

 

Merci la kermesse :) vivement l'année prochaine...

ah non l'année prochaine, c'est "loto" !

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Ma plajamoa... tsss tsss tsss, la bretagne, voyons !! (le 09/06/2007 à 13h09)

Encore un peu de patience...

("combien de dodos ?" disaient certains...)

Bientôt, la plage, bientôt peut être, du soleil. Bientôt les effluves de pins, l'écume iodée, le sable (brûlant, peut être), les impers pas loin, les promenades à fleur de l'eau en évitant les vives.

ah oui, des gros pulls, au cas où... (je vois pas bien d'ici, ils ont des pulls là sur la plage ?)

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Riri, fifi et louloute (le 06/06/2007 à 22h20)

Coup de fil aujourd'hui de la maman qui travaille (moi) à mes Rifi, Fifi (les deux garçons) et Louloute (la fillotte) restés à domicile (mercredi oblige), juste pour m'assurer que tout va bien.

ça sonne, Rifi, 13 ans, décroche, et me dit de sa "grosse voix" : "allo ?"

Moi : "ça va chouchou, tout se passe bien  ?"

Rifi : "ouais, pas de problème"

"Vous avez mangé ?"

"Ouais ça y est"

Là j'entends derrière comme une émeute, des cris mélangés à des mots incompréhensibles...

"c'est quoi le bruit derrière toi ?"

"oh nan rien, c'est Fifi qui voulait une "pomme-pote" mais je suis en train de manger la dernière"

'ah ouais d'accord, sympa"

"ben y en avait plus qu'une j'ai le droit de la manger hein !"

'bon passe moi Fifi... allo Fifi ?"

"bonjour Maman" (9 ans) (d'un air dépité, limite larmoyant), Rifi il m'a mangé la dernière pomme-pote et pourtant jui avait dit que jla voulais"

'chouchou je te promets on en achète ce soir, on va faire les courses avec papa"

'ouais mais je la voulais"

'oui chouchou je sais, c'est quoi le bruit derrière ?" (re-bruit d'émeute en ambiance...)

j'entends Louloute en train d'expliquer un truc qui a l'air compliqué..

'chouchou, passe moi Louloute s'il te plait, à ce soir, chouchou, soyez sage hein'

'allo maman ?"

'bonjour ma louloute (8 ans) comment ça va ma ptite chérie ?"

'dis maman, est-ce que c'est vrai que tous les mercredis midi c'est moi qui dois débarasser la table ? Bonjour"

"non pas du tout ma chérie, c'est pas parce que t'es une fille et la plus petite des trois que c'est à toi de débarasser (là, je trouve l'astuce appropriée à la situation), le mercredi midi, ma poupette, chacun débarasse son assiette, d'accord ?"

'oui maman, tu peux expliquer à Riri ?"

'ok ma choupette, passe moi Riri que je lui explique, à ce soir ma poupette, soyez sage hein ? bisous"

'allo Riri, le mercredi midi chacun débarasse son assiette ok ?'

'mouais, ok"

"allez chouchou, soyez sage, à ce soir"

Je raccroche. Tout va bien. Je peux travailler tranquille.

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Exquise zènitude (le 06/06/2007 à 10h28)

Il y a des soirs comme ça où on se dit que la vie est belle, et ça tient à d'infimes détails

La chaleur d'une journée de printemps (et même pas mal aux pieds)

Une copine avec qui on se marre

Un peu de silence en arrivant à la maison

Une lecture de bouquin enfin commencée

Un balcon qui sent la tomate et le basilic

Et juste profiter de la douceur du soir, une brise légère qui vient tiédir les bords de fenêtre écrasés de chaleur.

Pourquoi demander la lune quand on a les étoiles ?

(dernière phrase : copyright Etienne Daho)

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ça fume... (le 04/06/2007 à 21h18)

Quand l'Etna a rendez-vous avec la lune.

Rien de particulier à dire sur cette photo. Mais je voulais mettre une photo "en grand" ici et l'insérer dans un article est le seul moyen que j'ai trouvé.

Voilà donc l'Etna, par un beau début de nuit d'été... ça fumait un peu, il était en éruption trois semaines plus tard. Raté...

(ha oui, j'ai oublié, tout en haut, on voit la lune :)

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Un jour d'été, au pays de oui oui (le 30/05/2007 à 12h02)

 

Il faisait beau, on a décidé de faire un grand ménage de printemps (d'été) en fait, en commençant par virer la voiture qui encombrait le garage depuis 2 ans.

 

Ma soeurette et moi même prenons donc place dans l'engin, elle au volant, moi à la place du mort. La manoeuvre était simple, il suffisait de sortir la voiture du garage pour la garer là, juste devant la maison.

Elle démarre au quart de tour (super bagnole quand même !), et hop, en routeeeee....

On sort du garage, on décide de faire le tour du quartier pour profiter une dernière fois de cette magnifique 504 peugeot bleu turquoise (à injection même ! je sais pas ce que ça veut dire, mais c'est mieux). Le moteur ronronne régulièrement. Les carreaux sont ouverts, la brise nous effleure et tiédit un peu les rayons brûlants du soleil.

 

On aperçoit au loin le feu tricolore du bout de la rue, le petit carrefour ressemble à une illustration de "oui oui", les jolis platanes nous saluent de leurs feuillettes dentelées, les enfants sont en T shirt blancs, leurs mères en robettes liberty, au loin, on devine les vitrines de la boulangerie et de la charcuterie, le trafic est dense mais ça roule, bref, ça sent le bonheur.

 

Le feu est rouge, Soeurette prépare son approche et freine...

 

Là, on entend 2 sons : pfffuit puis toc, pfffuit toc, pfffuit toc (c'est normal ça ?)

Je lui jette un regard interrogateur, que se passe-t-il ? pourquoi on entend pfffuit toc ?

Soeurette a les yeux exorbités, on se croirait dans un film d'Hitchcok, elle ne freine pas : elle pompe !

 

quand elle abaisse la pédale, ça fait pfffuitt, et quand son pied écrase violemment le plancher, ça fait toc... mais tout ça, ça fait pas freiner la grosse voiture, qui s'emballe, qui n'a plus de frein, et qui est sur une route en légère descente. c'est l'enfer, on se regarde d'un air horrifié ! on va mourrir ! là, tout de suite quand on va traverser le carrefour de "oui oui" à toute allure en grillant le feu rouge avec toutes ces voitures qui passent dans l'autre sens. Bon, je trouve que je suis un peu jeune pour mourir, mais c'est le destin, ça va arriver et je serai dans les faits divers, je pense à mes parents à la maison qui attendent le retour et qui vont finir par s'inquiéter surtout avec le bruit fracassant qu'ils vont entendre dans quelques secondes, leur faire de la peine me désole d'avance, mais c'est la vie. Je me dis que si j'avais su que j'allais mourir si jeune j'aurais mis le turbo... trop tard.

Je ne comprends pas, je vais quand même pas "mourir", pas "moi", c'est pas "possible" !!!

 

on - va - mourir !

On va mouriiiiiiiiiiiiiiiiiiiir !!!

 

On fait tout un tas de trucs en même temps en 3 secondes chrono. On se met à hurler, elle klaxonne pendant qu'on hurle en passant la tête par la fenêtre "poussez-vous.... on n'a pas de frein, arrêtez-vooooooooooooooooous" avec des grands gestes désespérés des bras, évidemment personne ne comprend rien à ce qu'on raconte, les passants regardent ces deux pauvres filles dans leur voiture bleu turquoise. La situation pourrait même être comique si on était pas si paniquées :))

 

C'est la panique totale ! il ne faut surtout pas prendre la route en face qui est une descente vertigineuse sinon on va s'emplatrer au premier virage, alors le truc c'est que tout en hurlant, klaxonnant, soeurette effectue un genre de dérapage plus ou moins pas contrôlé pour exploser un enjoliveur dans un trottoir, elle braque comme une cinglée, on dirait Jean-Paul Belmondo dans "peur sur la ville", elle fait un truc que je savais même pas qu'elle était capable de le faire et "se gare" en diagonale à environ 70 cm de la vitrine de la jolie boulangerie. Elle garde sa ptite main crispée sur le frein à main :) On reste de marbre, immobiles, pendant plusieurs secondes, silence, on se regarde et on pense..."oh, tiens, on n'est pas mortes !"

 

On s'extirpe doucement de la voiture qui comme nous est indemme, merci Soeurette, on tente de retrouver le fil... on vient de vivre un truc de fou. Le bout du bout. Et on est revenues !! c'est trop super !

on regarde la voiture (qu'on a tant aimée) : on est très mal garées ! on est un peu secouées mais on se marre, et on rentre, à pieds, jusqu'à la maison.

Et comment on peut rentrer à la maison ? "parce qu'on n'est pas mortes !! youpiii !!!" C'est l'euphorie totale.

 

A la maison, on est accueillies par nos parents :

"ben alors, qu'est ce que vous foutez, ça fait un quart d'heure qu'on vous attend, on s'inquiétait nous !!" puis "elle est où la voiture ??"

on leur raconte ou pas ?

 

C'était il y a 20 ans, je m'en souviens très très bien. Tiens je vais lui passer un coup de fil, à ma soeur :)

 

moralité de cette histoire : toujours vérifier les freins du véhicule si on veut pas mourir un jour d'été au pays de oui-oui (ou : mettre ma soeur au volant mais elle est pas toujours dispo)

 

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Mon amie la chataîgne (le 24/05/2007 à 15h32)

Ce qui suit est un peu déroutant, mais c'est un rêve, un vrai, une histoire que j'ai vécue la nuit pendant que je dormais... indépendant de mes volontés, les rêves, de temps en temps, plop... on s'en souvient le matin.

 

Toute similitude avec des événements ou personnages existants serait fortuite et involontaire...

 

Nous étions un beau jour de printemps, ensoleillé, l'air était léger et je décidais de sortir.

J'emmène avec moi mon chien (un genre de caniche aux poils raides) ainsi que mon deuxième animal domestique : une chataîgne (oui oui, le fruit du chataignier, je rappelle que je suis dans un rêve)

Ma châtaigne m'était très attachée et elle était très fidèle. Elle était d'une belle couleur ... chataigne, toute belle, et marchait, tant bien que mal, vaille que vaille, sur ses ptits poils de chataigne comme marchent les pingouins qui ont des pattes minuscules. Elle me suivait partout.

Nous partons donc, tous les 3, vers le soleil, et là.... je m'apperçois subitement que j'ai perdu mon sac à main. Je décide d'aller immédiatement déclarer cette perte au commissariat le plus proche.

Commissariat assez austère, nous patientons dans le couloir. Je vois, de loin, une femme d'une cinquantaine d'années, portant une belle robe à fleurs, froufrous et dentelle qui n'est autre que ma chef. N'ayant aucune envie de faire la conversation je décide d'esquiver, et nous sortons tous les 3 (ma chataigne, mon chien et moi) par une petite porte dérobée.

Là, c'est la magie, du commissariat de Bobigny, nous arrivons directement, par cette petite porte au bout du couloir, à Aix en Provence ! c'est magnifique, il fait un temps encore plus beau que beau.

Je me souviens alors que je devais donner un document à un collègue qui habitait justement à Aix, je lui demande de bien vouloir m'excuser pour cette intrusion inopinée et lui donne les documents. Son jardin est magnifique, délimité par de petites bordures fleuries, dominé par des platanes centenaires grâce auxquels le jardin est divinement ombragé.

Au moment de partir, alors que le chien s'apprête à me suivre et est déjà sur ses quatre pattes, la chataigne commence à piquer une crise ! elle refuse tout net de faire un pas (même pas un ptit pas de poils de chataigne) ! Je suis confuse. Je connais à peine ce collègue, je suis très gênée.

Mais rien à faire, la chataigne s'enfouit dans le sol, et immédiatement une petite pousse d'une dizaine de centimètres émerge de terre avec de jolies feuillettes d'un vert tendre. Elle s'installe en quelque sorte.

Que faire ? ça me déchire le coeur de la déraciner. Mon collègue, voyant mon trouble, accepte de la prendre en pension.

Je dois me résigner, je la laisse, en expliquant à mon collègue que cette chataigne fait partie de ma famille, qu'elle m'était très attachée, il me promet qu'il s'en occupera très bien.

je suis repartie, avec mon chien, je l'ai laissée  prendre racine, il fallait bien que je la laisse vivre sa vie, c'était son choix, elle ne m'a même pas dit au revoir !

 

Ah ben je l'avais dit hein, déroutant :))

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