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ARTICLE A LA UNE
Johnny got his gun (le 29/07/2008 à 17h23)
histoire de bien se plomber le moral...


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Pouet (le 28/07/2008 à 10h05)
J'étais désespérée ce matin. Me disant que mon immobilisme ne me permettrait jamais de sortir de ce quotidien mesquin, de ces petites frustrations quotidiennes qui nous viennent quelquefois d'un travail ennuyeux. Je me disais, de surcroît (;), que j'avais fort peu de chances de croiser un jour les plateaux d'Hollywood, et, par exemple, Jeffrey Dean Morgan, et ça, ça me paraissait grave ce matin. Bref.

J'en étais arrivée à ce point de mes réflexions quand un clodo aviné et buriné, un vieux gobelet à la main, commença à entonner La chanson du déserteur, pour essayer de gagner quarante centimes ou au minimum de quoi se saouler.

Je lui donnais 40 centimes pour me donner bonne conscience, et me dis que j'avais décidément de la chance.

Que peut être je ne verrai jamais Los Angeles, (mais peut être que si) mais que je n'en étais pas arrivée à faire semblant de chanter des chansons dont je ne me souvenais plus juste pour oublier que j'existe.

Cela dit, je mets mon CV à jour.
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Cérémonie (le 08/07/2008 à 11h03)
A l'aube de ces vacances d'été pleines de promesses, attardons nous quelques instants sur la dernière cérémonie mise en place à Smartville, la ville dans laquelle j'habite.

La semaine dernière, tous les parents des élèves entrant au collège étaient conviés à assister à la "Remise des dictionnaires".
Après une journée d'une chaleur intense, après des problèmes de transport à n'en plus finir, après donc une journée harassante au cours de laquelle tout le monde s'était joyeusement marché dessus dans le métro, tous les parents convergeaient vers la salle des fête (rendez-vous à 19 heures), tels les fidèles allant à l'église dans la Petite Maison dans la Prairie.

Là étaient réunis environ 300 enfants ainsi que les parents correspondants. 300 enfants enthousiastes, bourrés d'énergie à la veille des vacances et super heureux de se retrouver tous entre eux.

Le niveau sonore était digne d'une rave avec la tête dans une bafle. Personnellement, au bout d'environ 2 minutes j'avais égaré ma progéniture en train de s'éclater quelque part et j'étais toute seule comme une quiche, assise en bout de travée.

Monsieur le Maire arriva, presque à l'heure, s'occupa tout seul comme un grand de démêler le fil du micro et entama alors sa petite allocution.

Mais attention, avant d'avoir le droit de partir en courant avec un dico sous le bras, il fallait écouter.
Là j'ai remarqué que c'était très difficile de capter l'attention de 300 enfants en leur parlant de la signalétique mise en place aux abords des écoles, bandes rugueuses, panneaux... bref, tout un tas de choses très intéressantes que les parents ne pouvaient malheureusement pas intégrer à 100% étant donné qu'ils guettaient tous leurs moutards et leur intimaient l'ordre de rester tranquille à grand renfort de menaces gestuelles.

40 minutes plus tard, les mêmes 300 mômes couraient pendant que leurs parents regardaient furtivement le prix du dico : 21,90 euros en criant "ouais c'est bon on rentre maintenant, tout de suite !"
Bref, un grand moment de communion comme on les aime. (nan, je suis pas aigrie, j'explique)

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Plein été (le 01/07/2008 à 15h06)
Il est 14h51 et nous sommes le 1er juillet.

Il fait 30 degrés dehors. La ville est écrasée de chaleur et tente de survivre à la suffocation.
J'ai baissé tous les stores. Quelques striures solaires tapissent les boiseries. Elles s'étirent et glissent lentement sur le sol. Il faudra deux heures à celle là, là haut, pour atteindre le chambranle de la porte.
Quand j'avais 10 ans, la ville se mettait aussi à faire la sieste, comme ça, d'un seul coup. J'écoutais distraitement le prof pendant que je rêvais d'être dehors, par exemple avec celui qui était en train de scier une planche, quelque part, là bas, un peu plus loin.

Quelques très vagues rumeurs de la ville me parviennent, étouffées, comme tout le monde. Je suis à Paris et je n'entends quasiment pas un bruit.
Quelques souvenirs éparses d'un vieux bouquin lu il y a longtemps me reviennent. L'héroïne prenait le métro un jour de chaleur intense, à Paris. Comme moi.
Une journée idéale pour faire une sieste dans les effluves du figuier.
Une journée idéale pour se baigner dans l'eau salée et boire un petit verre en bord de plage ce soir.
Ce sera pour une autre fois.
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Snoopy est revenu (le 24/06/2008 à 09h05)
Je crois qu'il y avait un malentendu entre nous. Mais tout est rentré dans l'ordre.
Il est revenu.
Il aime prendre le petit déjeuner avec moi, avec nous.
Il mange son petit morceau de brioche dans la douceur du matin.
Snoopy est revenu. youhou !!
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Une journée particulière (le 01/06/2008 à 09h00)

le 31 mai 2008 sera à graver sur les tablettes (non, pas les tablettes de chocolat, je sais j'ai un humour nul) de marbre.

 

D'abord, je me suis levée tôt, car j'ai accompagné une partie de ma progéniture à l'école, j'ai d'ailleurs croisé Céline, que j'ai admirée au plus haut point parce que c'est pas facile de préparer quatre enfants pour sortir à 8h15 de chez soi, un grand qui va en primaire, et 3 entre 6 mois et 2 ans, moi je dis "chapeau bas".

J'ai ensuite enchaîné avec un tour à la brocante, et là, je n'ai rien acheté du tout. Une brocante pourtant magnifique avec je sais pas moi... euh, environ 250 stands. J'ai failli craquer à un moment pour un vynil de Bowie, celui où il est maquillé avec un éclair multicolore en travers du visage, et puis, non.

 

Après ça, j'ai commencé à stresser un peu vu qu'on devait signer un compromis de vente l'après midi pour une belle maison d'époque 100% formica et papier peint à ramages, et j'ai commencé à passer en revue mentalement l'intégralité des choses à dire, pas dire, faire, pas faire etc etc. Tout en réfléchissant à ça, et puisque je sais finalement faire deux choses en même temps, je me suis attaquée à un ménage frénétique, un peu comme un noyé fait des mouvements complètement désordonnés qui vont précipiter sa chute. Par exemple, j'ai jeté deux ou trois trucs que je n'aurai jamais jetés si j'avais été dans un état de nerf normal. Pourquoi ? parce qu'un mec de l'agence immobilière doit passer un de ces jours estimer notre appartement, et que dans l'encombrement actuel, il risquerait de croire qu'il estime une grange.

Après ce sport ménager, je me suis souvenu qu'il me fallait des relevés bancaires à jour, donc, j'ai couru à la poste, j'ai passé 32 minutes au guichet pour repartir avec des documents où le montant était exactement le même que ceux que j'avais déjà dans mon sac. Donc, passage à la poste moyennement utile.

 

A chaque passage près des bosquets dans la rue, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à mon chat chéri, disparu sans laisser de trace il y a un mois.

 

Le moment de s'alimenter était arrivé. Pas trop pour moi, j'étais nouée, mais pour les enfants (et leur père !). Car, midi, c'est midi, et si rien ne frémit dans la poêle à midi, c'est l'émeute. Donc j'avais mis vite fait des escalopes de poulet à griller pendant que je testais mon self control à couper des petites patates avec un couteau qui coupait super trop bien.

 

Pour tuer le temps avant 17 heures (heure de la signature), un retour à la brocante s'imposait, c'est ce que nous fîmes (le passé simple peut être élégant quand il est utilisé avec parcimonie). ça achetait, ça vendait à tout va. Tous nos copains nous demandaient en route ('fin "tous", pas 4000 non plus hein) "alors, c'est signé" "nan, à 17 heures" "ok, merde alors".

 

Le Monsieur Loyal de la brocante organise un petit "jeu de questions", il demande "qui est le plus jeune champion du monde de Formule 1 après Alonso", chacun se met à hurler des noms de pilotes, surtout des enfants il faut bien le dire, mais j'hurle quand même "Villeneuuuuuuuuuuuuuuuve !", Monsieur Loyal me dit (au micro, devant tout le monde) "Madame vous dites Villeneuve ??", "OUI !", "ben c'est pas ça du tout !" ... gros rougissement de la face, et gros rire gras de mon mec qui est mort de rire devant tant d'ignorance, pas grave j'enchaîne  "François Cevers", et là un bonhomme que je ne connais même pas me dit "il a jamais été champion du monde"... re honte... alors que mon mec me souffle depuis 10 minutes "Fittipaldi !! je te dis", j'entends Monsieur Loyal hurler "FITTIPALDIIII !!! bravo Monsieur !" mais pas à mon mec, à un bonhomme loin derrière... sans commentaire. Tout ça c'était pour gagner une barbapapa, donc ya pas mort d'homme.

 

Au retour (à préciser : "on" me parle de Fittipaldi pendant tout le chemin du retour)  j'écoute le répondeur, et là, message de mon boulot (voir article précédent) me disant que quelqu'un aurait parlé à quelqu'un qui aurait retrouvé mon chat... l'excitation est à son comble, mais c'est pas sûr vu que le tatouage n'est pas très lisible... je passe deux ou trois coups de fil désordonnés et finalement je me résigne à attendre lundi, la mort dans l'âme.

 

16h45 arrive enfin, on fonce à l'agence immobilière, je décide d'y aller en jean et converse, parce que ça va, j'en ai marre d'avoir la pression. Là, ça dure 1h30, c'est interminable. En plus la responsable de l'agence est sourde comme un pot, de temps en temps ça frôle véritablement le gag mais je ne rigole pas, le moment est sérieux.

 

Pendant qu'elle se répand sur le bureau qui est devenu une sous-pente, je vérifie que j'ai bien le chéquier dans mon sac, celui du compte joint qui ne sert jamais à rien, que j'ai bien failli ne pas retrouver la veille au soir, mais heureusement j'en ai trouvé un vieux où il reste trois chèques. Et là, le drame, je m'aperçois qu'il est tellement vieux, qu'il est en "Francs", j'ai un super gros coup de chaud d'un coup... que faire ? faire un chèque en francs ? est ce que ce serait pas un peu dangereux et que ça remettrait la signature en cause ? je fouille comme une grosse malade dans mon sac-à-main-vide-poche-poubelle-porte-monnaie et j'en extirpe triomphalement mon vrai chéquier, normal, avec des vrais chèques en euros (je ne peux évidemment partager ce triomphe qu'avec moi-même puisque je préfère ne pas m'exposer à d'éventuels quolibets... de je vous dirai pas qui), la jeune et jolie dame qui vend a bien vu que je faisais une drôle de tête à un moment mais elle ne pipe mot.

Les passages pendant lesquels l'agente immobilière nous explique ce qu'on sait déjà sont particulièrement longs. La peinture au plomb est visiblement une passion pour elle, ainsi que l'abonnement au compteur d'eau sur lequel elle a dû un jour écrire une thèse... je présume.

Tout ça s'achève en apothéose, avec tous les paraphes requis, toutes les signatures obligatoires, et un gros chèque que je remets en tremblant à la dame qui n'entend pas très bien. J'explique vaguement, d'abord mon histoire de chéquiers, et là toute le monde ricane ouverturement, et que donc ce serait pas mal si elle pouvait attendre 48 heures, juste le temps que je fasse "2 ou 3 mouvements de compte"...

 

Retour à la maison, on est vannées, on explique aux enfants qu'on a maintenant 99% de chances de déménager mi septembre. Mon moitié me souffle "original, le coup du chèque"...certes.

 

Coup de fil, et là, une gentille dame me demande si c'est bien moi qui ai perdu mon chat "oui !!!", "et bien, il est chez moi, il va très bien, si vous voulez je peux passer vous le déposer tout de suite, j'avais prévu de vous rappeler lundi à votre travail, mais j'ai préféré essayer de trouver votre numéro dans l'annuaire", rolalaaaaaaaaaaaaaa.... je l'embrasserai si elle était pas au téléphone. Je lui réponds que non on va pas l'obliger à nous le déposer, mais que si elle est d'accord, je passe le chercher tout de suite. Elle est ok.

Je laisse ma pizza en plan, et je pars avec les enfants.

Les dames (elles sont deux) sont super adorables, on commence à parler chat, puis, grand moment, elles nous montrent l'animal. C'est notre Snoopy chéri ! il ronsonne sur les genoux d'une autre femme, je suis à la fois folle de bonheur et folle de jalousie. Je l'appelle, mais il est complètement paniqué et se faufile vers la porte. La dame me dit "il est super gentil mais il arrive pas à passer par la chatière" (oui c'est vrai, il est pas très futé par moment), je m'approche doucement en lui parlant, et subitement, hop, d'un seul coup, il est capable d'ouvrir la chatière, et il part... les enfants hurlent, m'engueulent le "MAIS MAMAN T'ES NULLE !!!!" rageur de mon fils, résume assez bien la situation. Je ne peux pas dire le contraire, je suis, vraiment, nulle.

 

Mais bon, il est vivant, il mange sans arrêt et il a l'air en pleine forme, sauf que maintenant il s'appelle "Bagheera"...

J'espère le revoir aujourd'hui, pour qu'il ronronne sur MES genoux.

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Surexcitée. (le 31/05/2008 à 16h10)

Oui, je suis complètement surexcitée (non, c'est pas sexuelle). Nous sommes aujourd'hui samedi, il est 16 heures, et dans une heure, normalement, on signera un compromis de vente pour acheter une maison, donc, déjà, ça énerve.

Nous sommes toujours samedi, et là, il y a 30 minutes, je viens de recevoir un coup de fil de mon boulot (ouais, y en a qui bossent aujourd'hui  ^^) pour me dire qu'un vétérinaire voulait me parler pour me dire que quelqu'un aurait retrouvé mon chat, mon chaton chéri, mon chamour à sa mèmère, celui qui sent bon et qui est trop mignon, et qui a disparu il y a trois semaines. Donc, ventre à terre, je rappelle mon boulot, et là, la standardiste me dit "ha ben nan j'ai pas pris son numéro, j'ai pas pensé", légèrement anéantie j'ai toutefois décidé de rester combattive, en entreprenant de rappeler tous les vétérinaires de la ville (ville de moins de 100 000 habitants, heureusement), et là, coup de bol ! le premier que j'appelle, oui, la nana me dit que ça lui dit quelquechose, mais qu'elle a pas sous la main le message et le numéro de la fille qui "pourrait" avoir mon chat, parce que le numéro est resté je sais pas où et qu'elle ne pourra l'avoir que lundi... mais que, on dirait bien que c'est mon chat quand même, mais c'est pas certain... là, je commence à me demander à quoi ça sert un tatouage si, dixit la véto "on n'est pas sur que ce soit le bon chat".

Donc, tel que je suis là, j'attends.

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Séance commerciale (le 24/05/2008 à 22h10)

Aujourd'hui, petite séance commerciale. En tout et pour tout j'ai dépensé 17 euros dans de l'utile. Là est toute la performance car j'ai beaucoup godiller dans les rayons de fringues (et même pas j'ai craqué).

J'ai particulièrement apprécié la "mode" C & A, sans mentir c'était retour vers le futur. Et surtout, c'était la fête marchande des mères. Donc, partout, des ptits panneux "pour toi maman". C'est comme ça que j'ai repéré un T shirt (atroce) avec des gros citrons et écrit en gros "bitter sweet" écrit dessus, juste à côté du petit panneau "bonne fête maman"...

j'imagine d'ici la tête que ferait ma mère si je lui offrais ça :))

bonne chance maman !

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Du coca l'âne (le 17/05/2008 à 23h12)

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, deux sujets de conversation ont invariablement les mêmes conséquences.

Dès que le sujet de conversation arrive sur "le vin" ou "les moteurs" :

1/ malgré mes efforts intenses, je baille

2/ j'ai envie d'être ailleurs, beaucoup beaucoup, voire, je me demande même ce que je fais là

Donc, passer un week end (de 4 jour !) avec des motards, avec un resto un peu arrosé tous les jours, m'a légèrement plongée dans la perplexité. J'ai beaucoup appris... et je n'ai jamais autant entendu des mots du style "carbu", "allumage", et bougie, aussi.

J'apprécie peu le vin (par contre je viens de découvrir la liqueur de Génépi, c'est rigolo comme nom non ?) et j'ai un peu de mal à comprendre ce culte permanent voué au jus de vigne, j'ai pourtant fait beaucoup d'efforts, beaucoup goûté, beaucoup clapé du palais, mais rien, nada, malgré mes déglutitions, mes respirations par le nez, mes introspections buccales, rien n'est venu éclairer ma lanterne, rien ne m'a apporté la subtantifique moelle du "bouquet", de "la cuisse", du "tanin", et j'en passe des encore plus rigolotes. Dorénavant il en ira pour le vin comme pour la sculpture, je n'y connais rien, donc, j'aimerai ou pas, et ce sera totalement indépendant de la qualité supposée aux yeux des connaisseurs.

Concernant les moteurs, le mot "carbu" génère en moi des images mentales faites de cylindres huileux, suiffeux, charbonneux, idem pour "joint de culasse", que je trouve toutefois un peu plus grossier. Quant à "couler une bielle", je trouve ça d'une poésie désopilante... les mécano sont non seulement très doués pour les travaux manuels, mais de surcroît, ce sont des poétes.

Chapeau bas. Allez, un canon, pour la route.

 

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Poum poum poum poum (le 13/05/2008 à 19h08)

bof

bah rien de spécial.

Juste que rien.

J'ai passé un long long long week end. Dans la moitié sud de la France, en Lozère très exactement. à 1km4 en hauteur par rapport au niveau de la mer. Il faisait environ 12 degrés, au plus chaud de la journée.

Quand j'avais quitté Paris, il faisait 25... donc, la moitié sud, merci, on me le refera. (ça va, ça va, je rigole)

La montagne était très belle (et froide).

Et sinon, autre grande nouvelle, à midi, j'ai acheté un sandwich rillettes. Très très gras.

Voilà, c'est pour annoncer des trucs comme ça, que c'est important de créer un blog.

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La banane écrasée (le 07/05/2008 à 15h41)
C'est incroyable comme on peut se faire manipuler. Comme ça.
On nous assène jour après jour, ce schéma de la "normalité". De la famille proprète avec deux enfants. On nous donne en exemple des mères, que dis-je des "maman", qui nous parle avec admiration des lingettes ou des légumes-vapeur, de leur petite voix fluette. Elles ont la raie sur le côté, des cheveux lisses, des pantacourts top ringards beige ou kaki clair, des mocassins ou des chaussurettes à petites talons tous moches. Elles sont "comme il faut" ! voilà !

Tout ça nous donne, incidemment, une image de ce qu'est une famille idéale. Des parents, mariés, ensemble, de préférence, deux beaux enfants. Le logement se fera tant bien que mal, les dents seront brossées matin et soir, et tout ira bien.

Donc quoi ? on est petite, on a huit ans, et on se dit que la vie c'est ça. C'est avoir des enfants. C'est ainsi que les femmes sont censées écouter le tic-tac d'une soi-disant pendule... même si elles n'ont pas une attirance particulière pour les enfants.

Un exemple au hasard... moi. Je n'ai jamais été particulièrement attirée par les enfants, j'ai joué à l'institutrice avec des enfants en plastique quand j'avais 8 ans, et après, plus rien. D'ailleurs, je ne m'imaginais pas à un seul instant devenir mère, j'ai complètement zappé sur le soi-disant "instinct" maternel. (encore une grosse arnaque cette histoire). Jusqu'à l'âge de 30 ans, mon oncle me souhaitait à chaque Saint-Sylvestre "un mari et des enfants !"

C'est simple je n'aimais pas les enfants. Leurs grimaces pour faire rire les adultes, leur insolence, leur impertinence, leurs caprices, leur banane écrasée écoeurante sur le canapé, la couche qui sent le caca, tout ça me gaver profondément chez les enfants des autres.
Puis, j'ai croisé le chemin d'un bébé, je l'ai trouvé super mignon, et j'ai fini par me dire que j'étais peut être une femme "normale"... pourquoi pas.

Pour le premier, l'instinct maternel me faisait à ce point défaut, que, enceinte de neuf mois, je n'arrivais toujours pas à me faire à l'idée que j'allais avoir un bébé. Je n'étais pas du genre à chanter des comptines à mon propre ventre. Enfiler une robe de grossesse m'aurait paru tout à fait inconvenant et déplacé. Ca m'inquiétait un peu. Il a fini par arriver (à 9 mois 10 jours, bizarrement), le lendemain du jour où le gynéco m'a dit, "allez madame, ya pas de pétard, maintenant il faut accoucher !" bon, ok.

Le petit paquet (petit rôti de plus de 4 kg, tout de même) n'arrêtait pas de crier, il avait visiblement des doutes à propos de sa mère. J'étais bien évidemment incapable de le faire taire ne m'étant jamais intéressée de près à un nourrisson. Voyant enfin arriver ma soeur, je lui ai sauté dessus pour qu'elle m'explique comment ça fonctionnait un bébé (c'était avant l'ère "tamagochi" sinon j'aurais déjà eu quelques pistes), notamment j'avais un besoin urgent qu'on m'explique comment on change une couche (pour info. les adhésifs qui dépassent c'est sur la partie arrière). J'étais ni plus ni moins que complètement démunie.

Bref, de grands moments de solitude. A deux. Un bébé qui ne connaissait rien au monde, et une mère qui ne connaissait rien aux bébés. Après tout, on ne se connaissait pas, du tout. Il nous a fallu un peu de temps pour nous acclimater. La sortie de la maternité fut également un grand moment. J'y étais rentrée, grosse, certes, mais libre de toute attache, j'en ressortais (recousue comme une dinde de noël, au passage) avec vaguement l'impression d'être baguée à un boulet. La première fois que je l'ai promené en poussette, j'avais l'impression que la terre entière me regardait. J'étais rouge de confusion.

Puis vint le moment où je commençais enfin à le comprendre et à répondre à ses attentes. Il ne comprit lui que beaucoup plus tard, la nécessité de laisser dormir ses parents, puis vint le 2ème, puis le 3ème, puis c'est tout. Au final, je me demande encore, comment on peut changer d'avis à ce point. Mes enfants je les adore, mais je n'aime toujours pas ceux des autres, et leur banane écrasée sur le canapé.

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Le mardi c'est beurk (le 06/05/2008 à 14h31)
Bon. Mon chat est parti. Il s'est envolé. Disparu. Volatilisé.

La dernière fois que je l'ai vu il était heureux comme un chat heureux. Il se roulait au soleil sur le balcon. Et hop, d'un seul coup, fini.
J'ai cherché partout, j'ai patrouillé dans tout le quartier, j'ai collé sa photo partout. Rien.
Alors quand j'ai commencé ce blog, je m'étais promi de ne jamais me laisser aller à parler de mon animal domestique. Et voilà, c'est fait.
Il était trop mignon. Un grand chat noir super athlétique, super gentil, avec un pelage soyeux d'une douceur incomparable. Et surtout, lui et moi, on s'aimait d'amour. Il venait me rejoindre dans mon lit et j'allais le chatouiller sur le canapé; Il me faisait des calins avec sa canine droite, c'est assez technique, mais lui il y arrivait.
Je l'imagine tantôt moribond, agonisant au pied d'un troëne, tantôt mordu par un chien, tantôt cadavre nauséabond jeté dans une poubelle, tantôt heureux, on se rassure comme on peut, en train de courir après un oiseau.
Bref, il est peut être heureux, peut être pas...
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Vacances jour 4 (hier) (le 02/05/2008 à 19h26)

vacances jour 4 - hier

vers 17 heures, une éclaircie magnifique

je décide d'aller bouquiner dans le jardin.

Enjambant la gadoue je dois aller dans la grange chercher le fauteuil en rotin bleu, pour ça j'ai besoin de la clef de la grange. Je vais dans la maison, je trouve la clef au bout de 10 minutes, je vais ouvrir la grange, qui en fait, était déjà ouverte. J'enjambe (encore) des casiers à bouteilles, des vieilles bottes en plastique dépareillées, des balais, des rateaux, Je trouve le fauteuil, il est à 2 mètres du sol, j'escalade une pile de cartons qui tombent, je prends, à l'arrachée, le fauteuil, je le sors, je l'installe pour être à l'abri du vent et des regards, et bien au soleil.

Je l'essaie. j'ai choisi le bon endroit. J'ai froid. Je rentre cherche un vieil anorak acheté en 1980, en velours cotelé marron, doublé à motifs "chiens de chasse" (véridique). C'est super  j'ai chaud. Je me réinstalle. Le soleil tape super fort. J'ai besoin de mes lunettes de soleil. Pas vues depuis 3 jours, j'ai un mal fou à les retrouver dans le fatras de ma chambre. Mission accomplie, je sors, et là je pense à prendre mon bouquin, qui, heureusement, croise mon chemin.

J'ai un peu froid aux genoux. Je rentre récupérer un pull.

ça y est, c'est super, j'ai les lunettes, l'anorak, le pull, le fauteuil, mon bouquin. Je l'ouvre, je commence à lire, au bout d'une demi page il se remet à pleuvoir.

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Que dire... que dire... (le 24/04/2008 à 14h23)
Oui que dire... que dire...
Et bien il y a des moments où on n'a rien à dire. Justement.
Juste le quotidien, un peu fatiguant en ce moment si je peux me permettre, et le soir venu, le bilan mental des coups de fils pas donnés, des réponses pas envoyées, bref, que des trucs pas faits.

Puis on reçoit un mail, d'un bras cassé...(:)) qui fait trois lignes, et on en répond 35, des lignes, comme quoi, quand on veut faire une réponse à quelqu'un, on y arrive très bien. Je ne gère même plus les priorités, les priorités se gèrent d'elle-mêmes. Tel un petit bouchon se ballotant au gré des flots, je ne me dirige plus, le courant le fait pour moi. (Donc, ce petit article sans prétention reprendra peut-être quelques phrases extraites de la-dite réponse par mail, je prie le destinataire au bras cassé de bien vouloir m'en excuser d'avance)
Est-ce ce qu'on appelle "le cours de la vie" ? je ne sais pas. Ou bien est-ce un "non-problème" ?

Toujours est-il que cette année, depuis septembre 07, j'ai été incapable de libérer un créneau pour reprendre les cours de guitare, et ça, c'est nul !
Je me borne à partir le matin, travailler (dans une ambiance de chiottes, il faut bien le dire) - tout en sachant très bien que mes enfants s'ennuient cette semaine à domicile - et je rentre le soir en essayant de leur faire oublier, pour déculpabiliser, qu'ils se sont ennuyés toute la journée tous seuls à la maison.

Heureusement les vacances arrivent ! Je vais donc pouvoir faire la cuisine comme une dératée pour 7 personnes, dont 4 enfants et 2 personnes âgées, en combinant intelligemment les légumes verts et les féculents. Je vais tenir une comptabilité rigoureuse des heures de connexion et du partage de l'unique ordi. Je vais faire un festival de jeux de société. Je vais ne pas pouvoir lire les 3 "Elle" de retard, dont un que je promène dans un vieux sac plastique tous les jours dans les transports en commun - je suis sûre que c'est le "Elle" qui s'est le plus promené sur la ligne 9 de tous les temps, et pire encore, je ne l'ai même pas encore sorti du film plastique. mmm... que de bons moments en perspective quand j'aurai pris la décision de le faire.

Donc, résumons-nous*. Mon fils me demandait dernièrement "maman, à quoi ça sert d'avoir peur ?", merci mon ptit bibi, très bonne question. Surtout après une bonne journée de boulot ça fait du bien de se détendre un petit peu en réfléchissant à ce genre de problème.

*Je sais, la dernière phrase n'est pas du tout un résumé de tout ce qui précède
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Travailleurs, travailleuses (le 16/04/2008 à 09h47)
Notre gouvernement a trouvé une super solution pour éradiquer le chomage. C'est très simple. Les chomeurs de plus de 6 mois auront obligation d'accepter toute proposition située à 2 heures de transport.
(!)

Je suis un peu perplexe. Voilà dans quel monde nous vivons. Maintenant, c'est normal de travailler à 2 heures de chez soi.
Il faut savoir que 2 heures c'est long. Relativement.
Et d'abord, 2 heures par quel moyen de transport ? en TGV ça nous fait du Paris-Rennes. Est-ce à dire que mon ANPE me proposerait un boulot à Rennes ?

J'ai donc réfléchi ce matin à la manière la plus pragmatique d'utiliser ces 2 heures quotidiennes autrement qu'à se morfondre, et mieux que ça, j'ai fait les exercices pratiques.
D'abord, partir de chez soi pas tout à fait prêt, dans le but de peaufiner l'apprêtage dans le transport en commun.
Je suis donc partie avec une seule botte et une seule chaussette. J'ai omis de signaler qu'il est important de se munir d'un petit baizenville, ou un pochon Leclerc selon les finances de chacun, afin de stocker les divers éléments au peaufinage de l'apprêtage.
Certes, mes congénères furent un peu surpris de me voir débarquée semi pied nu sur le quai, d'autant plus que ce détail incongru n'était pas le seul.
C'est en attendant le train (baptisé curieusement "HIRE" par la SNCF), sur le quai donc, que j'entrepris de finir de m'habiller. Cette mesure n'est toutefois envisageable que lorsque le temps le permet, donc hors période de giboulée.
Sitôt chaussée, le train arriva, nous noterons donc que cette idée était excellente : timing parfait de fin de chaussage : 1 mn 02 seconde économisées sur le temps libre.

Une fois dans le train, un certain degré d'adaptabilité est nécessaire. Plusieurs options s'offrent à vous, mais attention, une petite phase d'observation sera nécessaire.

Etes-vous assis ou debout ? Je vais vous donner une petite astuce pour le savoir.
Si vous êtes coincé entre un monsieur qui lit le journal (par exemple un grand sportif qui lit "l'équipe"), que vous n'avez pas de place pour mettre vos pieds à cause des grands panards du mec d'en face, et que vous avez votre sac sur les genoux, c'est que vous êtes assis. Dans tous les autres cas, vous êtes debout, le nez collé au carreau par exemple.

Assis : lisez. Si vous êtes abonné, n'enlevez pas le film plastique à domicile, ce serait une perte de temps, attendez d'être assis dans le train pour le faire : 48 secondes qui ne seront pas prises sur votre temps libre (si vous êtes vraiment très impatient de lire votre revue, esssayez de le faire à travers le plastique). Vous pouvez tout aussi bien vous mettre du stick à lèvre (pratique possible debout également), ou ranger votre sac à main - dans ce dernier cas, vous utiliserez encore une fois votre petit baizenville ou votre pochon leclerc selon vos moyens.

Debout : c'est plus difficile, vous pouvez lire également, vous préférerez alors lire un format de poche plutôt que votre magazine ELLE. Vous pouvez également réfléchir, c'est plus compliqué, de moins en moins de personnes pratiquent cette activité, mais ça vous évitera de compter les arrêts intempestifs entre deux stations, évitez toutefois de penser à vos pieds, ce n'est jamais bon.

Pour combler encore quelques minutes, vous pouvez vous moucher, écouter de la musique, vous mettre les doigts dans le nez (uniquement si vous avez moins de deux ans), basculer votre corps d'un pied sur l'autre pour entretenir une circulation sanguine minimum et éviter ainsi un malaise.

Enfin, ne tenez compte à aucun moment des regards interrogateurs portés sur vous. Ces gens qui vous regardent sont jaloux car ils perdent deux heures par jour et pas vous.
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Un événement majeur, en toute modestie (le 13/04/2008 à 12h06)

C'est encadré par deux motards, encerclé par des centaines de personnes, aux cris joyeux de "Vive tout le monde" que le convoi filait, toutes sirènes hurlantes.

Je vous parle d'un temps, où la fête, c'était la fête. Dans les rues on buvait, on chantait, on dansait, on fêtait l'événement.

A minuit passé, la panhard vert claire n'avait pas réussi à se défaire de cette foule hurlante, le conducteur, les yeux hors de la tête, essayant de se frayer un chemin parmi les fêtards ivres, la passagère, les yeux hors de la tête, haletante, telle une sportive de haut niveau, se concentrait sur une ligne d'horizon nocturne et visible pour elle seule.

Tous deux, pressés, impatients, roulaient ce soir-là de bal en bal, sans jamais s'arrêter, sans jamais danser, eux pourtant si sensible à la java, à la rumba, au tchatchatcha, continuaient leur chemin, laissant se perdre aux loin le musette des guinguettes. La maréchaussée, observant de loin ce manège, était alors intervenue, et prenant la mesure de l'événement, avait offert son concours. Dès lors, les badauds les saluaient puis s'écartaient. Les couples, elle, vêtue d'une jupe fleurie, lui, une bouteille de vin blanc à la main, saluaient ce cortège étonnant. Les visages souriants éclairés par les feux d'artifice de circonstance.

Le jour anniversaire de la prise de la Bastille venait de s'achever, mais la fête continuait dans la moiteur d'une pré-aube d'été.

C'est donc encadré par deux motards, encerclé par des centaines de personnes, aux cris joyeux de "Vive tout le monde" que le convoi filait, toutes sirènes hurlantes.

Vers deux heures du matin, ils arrivèrent enfin, à la maternité, je décidais que le moment de naître était venu.

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Life on mars, encore (le 11/04/2008 à 12h05)
Alors donc comme d'habitude j'ai échoué devant la "Nouvelle Star", c'est pas mal vu qu'on peut largement s'interrompre pour faire tout un tas de trucs en même temps (mais bon en général on finit par échouer sur le canapé rouge ni plus ni moins comme tout beauf qui se respecte). Quand je dis "Nouvelle Star", je parle de tout le package, l'émission d'abord, et le lendemain les commentaires de Kévin Moulback sur Yahoo. Je le trouve en petite forme en ce moment mais drôle quand même, et surtout la plupart du temps, je suis d'accord avec ses jugements. Donc Kévin et moi on est sur la même longueur d'onde quoi.

Hier j'ai lu non seulement sa chronique mais en plus quelques commentaires piochés au hasard. C'est fou comme certains commentaires peuvent être débiles. En gros dès qu'on laisse des anonymes aux manettes ça part en vrille en deux minutes.
Bref.
L'un des commentaires disait que c'était pas du tout du rock mais de la variété ce soir-là, bon, pourquoi pas, mais il prenait en exemple "life on mars" de Bowie en disant que c'était de la pure variétoche.
ça, non. On touche pas à "life on mars" comme ça, impunément.

"Life on mars" n'est pas de la variétoche, c'est une des chansons phares de Maître Bowie, extraite de son album "Hunky Dory" sorti en 72. Et ce n'est pas de la variétoche, c'est de la chanson anglaise de 72 !! C'est toute la différence. Et si "hunky dory" n'existait pas, la musique d'aujourd'hui ne serait pas ce qu'elle est puisque tout n'est qu'un long continuum.
Donc ce mec est un con.
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Et hop (le 10/04/2008 à 09h32)
Bon c'est vrai que le coup du faux printemps m'a un peu ratatinée du clapet. Après mûre réflexion j'ai remisé mes tatanes à talons tout en haut du placard, et j'ai refait un beau facing avec mes bottes. Voilà ! Tout est rentré dans l'ordre.

Le problème aussi en fait, c'est que je ne sais pas "qu'est-ce-qui-se-passe" (dixit Kamaro), mais ou bien les journées sont de plus en plus courtes, ou j'ai de plus en plus d'enfants, ou bien je suis de moins en moins organisée, toujours est-il qu'hier j'ai failli rater la "Nouvelle Star" ! Donc là, quand même ça devient alarmant. Si on considère le fait que les journées rallongent et que j'ai pas eu d'enfant récemment (donc j'en ai toujours 3, finalement) j'en arrive irrémédiablement à la conclusion que je suis de moins en moins organisée.

Il est vrai que la valise du chouchou-d'amour-à-sa-maman qui partait ce matin, avec départ à l'heure où on sait même pas encore si la campagne est blanchie, (référence miteuse au "... à l'heure où blanchit la campagne" de ??? ah oui, Victor Hugo) - valise dans laquelle il faut faire rentrer tout un inventaire à la Prévers, la lunette de soleil, les envoloppes timbrées, le pique nique, le goûter - associée à mon récupérage d'heure quotidien pour essayer de conserver quelques jours de vacances, a fait que, je n'y suis plus pour personne.

Alors voilà comment ça se passe, la valise, dont tout le monde parle depuis environ trois semaines, finalement c'est hier qu'on l'a faite, donc au dernier moment. C'est aussi à ce moment là que j'ai pris conscience que j'avais même pas l'adresse postale pour envoyer une petite lettre au chouchou-d'amour-à-sa-maman, et quand je lui en ai fait la remarque il m'a dit que je pouvais lui envoyer des mails (ils sont trop forts ces petits). Concernant sa trousse de toilette, il avait bien sur prévu la brosse à dent, le dentifrice, le peigne, le gel douche, mais aussi, le déodorant, et il tenait absolument à emporter son parfum pour la boum du dernier soir (ainsi que sa chemisette blanche à manches courtes, le play boy quoi, pour info, il a 10 ans)
Par contre, je suis horrifiée car je m'aperçois en écrivant ces mots que j'ai oublié de mettre une serviette de table dans la valise :( il a juste deux feuilles de sopalin, pour une semaine, ça risque de faire un peu juste....

Constatant donc hier que j'avais atteint un sommet dans la désorganisation, je décidais promptement d'y remédier en instaurant dès maintenant jusqu'à définitivement un planning de repas mensuel, que j'ai soigneusement tapé sur excel (au bureau, évidemment), donc, comme hier, il y avait écrit "merguez-semoule-tomates", j'ai jugé plus opportun de faire "boulettes-pates-brocoli", comme quoi c'est super cette idée de planning mensuel de repas.

Après toutes ces péripéties j'ai donc échoué devant le nouvel écran géant (et une valise béante) pensant à la lessive que j'avais promis de faire à chouchou (rapport à 2 T shirts plus importants que les autres), j'ai commencé à regarder la "Nouvelle Star" en commentant tout ça mauvaisement telle une concierge sur le blog qui tue, j'ai nommé épidemik.

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C'est le printemps (le 04/04/2008 à 09h33)
Fini les bottes !
ayé ! j'ai mis mes petites pompes à mini talons aiguilles.
Mon fils m'a dit "tu mets ça ???"
"voui"
"Mais t'es folle, il gèle dehors !"
"Il gèle ??" je venais de regarder la météo, ils annonçaient 10 le matin, 14 l'après midi
"bah oui, le toit de chez Mehdi est tout givré"
"bah va le dégivrer tout de suite !"
Et oui, à 14 ans, mon fiston ne sait pas encore que les femmes portent des vêtements qui ne sont pas toujours en total raccord avec le temps.
Je suis donc sortie avec mes chaussures de printemps. ça fait été c'est indégnable mais des fois ça ripe. Du coup, avec tous les efforts que j'ai fait pour faire semblant d'avoir une démarche naturelle, j'ai dépensé 1800 calories et j'avais pas froid du tout.
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L'événement le plus important depuis que (le 01/04/2008 à 22h48)

Voilà ce que je tentais d'expliquer maladroitement dernièrement...

 

Au début, Thomas Beatie ne s’appelait pas Thomas Beatie, parce qu’il n’était pas un homme. Quand il est né, il avait un corps de femme, puis, il a décidé de changer de sexe, il est devenu homme et s’est baptisé Thomas, puis il a rencontré une femme, ils ont voulu un enfant mais Nancy ne pouvait pas avoir d’enfant…

Thomas a donc décidé de redevenir un peu femme, juste le temps de faire un enfant.

 http://www.chauffeurdebuzz.com/thomas+beatie,+l+homme+enceinte-3306

incroyable non ? c’est de l’info ou de l’intox ? je sais pas…

aux dernières nouvelles il semblerait que ce soit vrai.

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Sexisme (le 30/03/2008 à 14h58)

bah le sexisme c'est quand par exemple Laurent Ruquier dit hier soir en parlant de Rachida Dati qui faisait la tronche dans un reportage "qu'est ce qui se passe, elle avait un problème de robe ?". Est-ce qu'il dirait d'un François Fillon bougon "qu'est ce qui se passe, il avait un problème de cravate ?" non, jamais.

Le sexisme c'est aussi quand trois mecs, plombier, maçon, carreleur, par exemple, rencontrent les proprio de la maison dans laquelle ils font des travaux et n'écoutent que LE propriétaire et jamais LA propriétaire quand elle ose faire une remarque. Pas la peine : c'est une femme, donc, par définition, de par son genre, elle n'est pas capable de proférer une remarque intelligente concernant un certain nombre de domaines, dont les travaux de construction ou rénovation. A la rigueur, si elle est architecte, on peut y prêter une oreille, si possible distraite, tout en songeant qu'elle a couché avec les examinateurs pour marchander son diplôme.

Mépris en perspective aussi quand un supporter parle de foot et pense que parce qu'on est une femme, on n'est pas capable de comprendre les règles du hors jeu... (si tant est que ça nous intéresse). Même le sympathique "un gars une fille", fait invariablement passer la fille pour la gourdasse de service. Idiote, incapable de faire ses comptes ou au mieux, hystérique.

Infirmière ou secrétaire, c'est pareil, la première est, dans le conscient collectif, toujours nue sous sa blouse, et la deuxième, toujours à quatre pattes sous le bureau de son patron.

Alors qu'on sait, de source sûre, que les filles ont des résultats scolaires ou universitaires bien supérieurs aux garçons. Elles se font simplement happées par la pression familiale et sociale qui leur "conseille" de faire des enfants et, si possible, de rester gentiment à la maison le plus longtemps possible pour les élever.

Au bout d'un moment, ça m'énerve. ça m'énerve de constater que le monde (en tout cas sa majeure partie) est gouverné depuis des millénaires par des mecs, qui n'ont pas forcément plus de bon sens, et d'intelligence que les filles. Combien de mecs poivrots ou idiots ou les deux ont gouvernés leur foyer, sous prétexte que c'était eux qui faisaient bouillir la marmite en interdisant à leur femme de travailler (rapport au conscient collectif du paragraphe précédent)

Il y a des jours ou Isabelle Alonso, toute crispante qu'elle puisse paraître à certains, m'apparaît comme une héroïne des temps modernes.

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Un jour, je serai pas grande (le 27/03/2008 à 16h21)
On espère toujours plus ou moins, un jour, atteindre la maturité. Juste pour savoir ce que ça fait. Juste parce que nos parents, un jour, ont sûrement atteint la maturité, et qu'il n'y a pas de raison que ça ne nous arrive pas.
Un jour, j'ai eu 14 ans, trois ans plus tard j'ai eu 17 ans (attention cet article est bourré de maths, ça se complique). Ce jour-là, quand j'ai eu 17 ans, j'ai cru que j'étais grande. C'est là que ça a commencé à merder.
Aujourd'hui, je sais (oserai-je plagier Jean Gabin ?) qu'on ne sait jamais. Je sais que je ne serai jamais adulte. Qu'adulte, ça n'existe pas. Que quand on est petit on joue avec de petits jouets, plus grand, soit on oublie de jouer, soit on joue avec des jouets beaucoup plus chers, (en général, ce sont les garçons qui fonctionnent comme ça, les filles quelquefois continuent à se déguiser.), soit on reste perpétuellement dans cet état d'adolescence cérébrale
Bref, moi qui ai aujourd'hui 45 ans, je me demande toujours ce que je ferai quand je serai grande. Je chante, non, j'hurle pendant que Mika chante "take it easy". Je m'essaie vainement au moon walk sous les yeux ébahis de ma progéniture. J'écris des conneries sur un blog comme si j'avais 17 ans. Car, dans ma tête, j'ai 17 ans.
Je ne serai donc jamais ce que je croyais qu'on était quand on a 45 ans. Quelqu'un de mature, responsable. Je joue juste le rôle, comme faisait ma maman, parce que je suis un tout petit peu moins enfant que mes enfants, mais vraiment un tout petit peu moins, et que je sais qu'il faut quelquefois plusieurs dizaines d'années pour rattraper une malencontreuse erreur adolescente.
Bref, non, mes enfants ne m'ont pas fait passer de l'autre côté, du côté des gens sérieux.
Hier, alors que je chantais "I'm still sttanding" (un message plein d'espoir) avec Elton, ma fille, les yeux écarquillés, m'a dit "j'ai vraiment une mère très originale". Je me rends pas trop compte si c'est un compliment... de toute façon je n'arrive pas à faire autrement.
En gros je comprends peu à peu que quand on est ado, post ado, jeune adulte ou je sais pas quoi, on fait tout un tas de conneries, et que ces conneries on essaie de les rattraper pendant une bonne partie de sa vie.
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Mais vraiment en vrac (le 26/03/2008 à 14h47)
une histoire à dormir debout :

très bizarre...

l'homme, était une femme, maintenant c'est un homme, mais il veut un bébé...

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Ses majestés (le 26/03/2008 à 14h35)

J'ai entraperçu ce matin une photo du couple royal, oups, présidentiel Français en visite à London. C'est une horreur. La mode du tweed et couvre chef à l'avenant ne convient pas du tout à la première dame. Carla a l'air d'une quiche avec son bibi en laine bouillie et sa petite veste en tweed. Elle se mémérise à la vitesse grand V. Elle fait facile 50 ans, comme quoi l'Angleterre n'a jamais rajeuni personne (non, en fait, j'adore l'Angleterre, donc, disons que le climat ne réussit pas trop aux couples princiers d'une façon générale). J'ai l'impression qu'elle a tenté le look Jackie Kennedy mais ça a pas marché. Quant à Nicolas, je l'ai pas trop regardé sur la photo, toute obnubilée que j'étais par la quinquagénaire à ses côtés, mais il avait l'air égal à lui-même, c'est à dire, bah... égal à lui-même. J'espère qu'il ne va pas piquer le stylo bic à la reine, on verras ça, mais au moins on est sur qu'il sera pas tenté de mater son décolleté c'est toujours ça de gagné. 'fin bon, il faut bien que jeunesse se passe.
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Le questionnaire de bernard pivot (le 25/03/2008 à 15h53)


1. Votre mot préféré?

2. Le mot que vous détestez?

3. Votre drogue favorite?

4. Le son, le bruit que vous aimez?

5. Le son, le bruit que vous détestez?

6. Votre juron, gros mot ou blasphème favori?

7. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque?

8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire?

9. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné?

10. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire?


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Parenthèse (le 25/03/2008 à 10h47)
Après le recours abusif au système du "lacher prise", j'expérimente maintenant, abondamment, le "ici et maintenant". Je ferai une courte exception pour écrire ces quelques lignes.
J'ai passé un week end en Bretagne assez mauvais, il arrive un moment, c'est plus ou moins connu, où les enfants deviennent les parents de leurs parents. Ce moment est arrivé en partie pour moi. Je suis donc sûrement en train d'accéder à un niveau de maturité supérieur, un peu comme un pokemon évoluant, un pikachu devenant un... raichu ? bref, j'étais déjà une grande fille, je le suis encore un peu plus. Mais je suis entre parenthèses.
J'ai évolué. Mes parents ont évolué, mon père jusqu'à l'involution. Il a été assez difficile de l'admettre, mais c'est fait. C'est lui mais ce n'est plus tout à fait lui, et le fait qu'on ouvre le ventre de ma mère pour en retirer tout ce que le crabe s'était octroyé n'a pas arrangé les choses.
j'ai même failli redevenir croyante et j'ai donc fait 2 ou 3 prières par inadvertance. On a suivi les consignes de ma mère à la lettre : rentrer l'azalée si il neige, (et il a neigé !!), ne pas manger de viande vendredi saint :)) (mais ça, je l'ai su juste après mon jambon-beurre, j'espère que ça n'aura pas une incidence trop gravissime...
J'ai quand même eu quelques fous rires nerveux avec ma soeur, et c'était déjà beaucoup.
Voilà, la parenthèse est fermée, cet article tombe comme un cheveu sur la soupe. Jours sombres. Gardons le cap.  Ne donnons pas prise à l'angoisse.
Ajouté à ça, un temps démoniaque, giboultesque, un téléphone défectueux, le chat malade à qui il faut administrer du phosphaluvet !! une cousine borderline, j'ai fini par rentrer en me trompant de wagon.
ça recommence le week end prochain...
j'ai peur. ah oui, non, c'est vrai que ça sert à rien d'avoir peur, donc j'ai pas peur. on verra bien.
allez, j'arrête de parler de ça, je passe à autre chose.
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Merci :) (le 25/03/2008 à 09h51)
Je vous remercie, chers visiteurs, d'avoir laissé votre empreinte en proverbe, je vais faire un copier-coller tout à fait artistique (je suis hyper douée en copier/coller ;)), afin que chacun médita sur ces maximes pleines de sagesse...

Ciel rouge le matin, la pluie est en chemin. Ciel rouge le soir, laisse bon espoir. (mlor le 20/3/08)

Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux. (le libraire le 21/3/8)

Le coq qui chante si fièrement aujourd'hui ne doit pas oublier qu'il vient d'un oeuf " moi j'adore celui-là aussi :-) (jrom le 21/3/8) (bravo pour l'allusion à Pâques)

"Le crocodile ne sait pas qu'il existe des sacs à mains".
Celle-là est de moi et je n'en suis pas peu fière ! (Le libraire, particulièrement inspiré le 21/3/8)

l'intelligence c'est comme les parachutes; quand on n'en a pas, on s'écrase (desproges) (via Le fou des fulbertins le 21/3/8)
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Concours de proverbes (le 20/03/2008 à 09h48)

Le  "Cabri mort ne craint pas la lame du couteau" a suscité ça :

visiteur_le libraire (le 20/03/2008 à 07h14)
De même que " le léopard ne se déplace jamais sans ses tâches".



 visiteur_Jrom (le 19/03/2008 à 13h39)
J'aime beaucoup aussi le " le cabri a 4 pattes, mais pourtant il ne peut prendre deux chemins à la fois"
Joyeuses Pâques donc, je vois l'indigestion se profiler moi...

au suivant...
si toi aussi tu connais un proverbe, n'hésite pas, envoie...
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Bonne résolution (le 19/03/2008 à 14h50)

Je conseille vivement l'utilisation du générateur de bonnes résolutions ici  ->

akacliquer là

Je l'ai testé aujourd'hui et donc ma résolution du jour c'est :

Se préparer sans vergogne à tricher devant tout le monde.



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Proverbe africain (le 19/03/2008 à 09h31)
Cabri mort ne craint pas la lame du couteau.
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Ouaich !! (le 15/03/2008 à 19h18)

bon ben moi je suis cre-vée !  je rentre de la piscine où j'étais avec ma fillotte. Et aujourd'hui elle a décidé de jouer à la prof de sport... au secours, il fallait sortir les pieds de l'eau en marchant sur les genoux... ah oui, j'ai oublié de préciser que ça se passait dans le petit bassin, sinon je ne serais plus là pour en parler, le but annoncé par la prof étant "se muscler les genoux", ah oui, je connaissais pas et il se trouve que c'est relativement fatiguant. Après elle a absolument tenu à me faire pratiquer toutes les nages existantes, en me montrant tout bien les mouvements. J'ai tout fait ! et pourtant elle boudait quand on est reparties, c'est à n'y rien comprendre. Ah c'est vraiment la peine de se casser la tête je vous assure, alors que j'aurais pu regarder tranquillement "sous le soleil" !

Sinon, au niveau boxon appartemental, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, ou, soyons raisonables, la génisse par les naseaux, à savoir, j'ai viré des milliards de trucs à la poubelle, et à l'heure où je m'exprime, il y a, sur le palier, environ 2 m3 de trucs et autres articles divers, tout ça entassé dans des sacs poubelles (ça fait un peu ambiance grève des éboueurs, hormis les odeurs). Je ne descends pas tout de suite les sacs poubelles, je vais les regarder de temps en temps d'un air attendri. Par contre, les sacs sont bien fermés comme ça je ne risque pas de retourner dedans pour repêcher des trucs. chui trop maligne hein ?

Donc, ça va mieux. Virer des trucs à la poubelle, c'est comme un peu se défragmenter le cerveau (là j'emploie des mots que je sais pas trop ce que ça veut dire mais bon c'est l'idée quoi)

(la photo associée n'a strictement rien à voir, mais en tapant "désordre" pour chercher une image sur Google, j'ai trouvé ça pour "désordre naturel", ce qui est un peu mon cas, finalement)

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Gros problème (le 13/03/2008 à 17h00)
Bon, je voudrais pas faire ma relou, mais ya quand même des questions que je me pose (sans vouloir plagier Sansévérino).
Des questions qui sont, oserai-je le dire ? existentielles !
Par exemple, pourquoi chez moi il y a toujours un boxon monstrueux ? alors que quand je vais rendre visite à des gens, chez eux, c'est toujours nickel ?
J'ai en tête ce vieux dicton qui dit "une place pour chaque chose, chaque chose à sa place", ça, pourtant, je comprends bien ce que ça veut dire, mais j'arrive juste pas du tout à le mettre en pratique.
Il y a des gens, que, quand on arrive chez eux, on se croirait dans une expo Ikea.
Chez moi, quand je rentre le soir, il y a encore les miettes du goûter sur la table de la cuisine, voire même quelquefois, dans les grands jours, 2 ou 3 bols du ptit dèj du matin.

Idem pour le problème "linge", spécialement les chaussettes qui représentent un cas particulièrement épineux. J'ai environ un demi mètre cube de chaussettes dépareillées, toutes tailles, toutes couleurs, toutes mélangées. J'avais même à une certaine époque mis en place des séances de réassortiment pendant lesquelles ma progéniture avait pour mission de mettre les chaussettes roses avec les roses, les bleues avec les bleues, et, si possible, de reformer des paires. Le tout était rémunéré 15 cts d'euros la paire. Mais on a laissé tomber parce que je me suis demandée à un moment si ils ne faisaient pas exprès de les dépareiller pour remplir leur tirelire.

Quelquefois mes enfants partent donc à l'école en ayant pas tout à fait deux chaussettes, mais presque !
 Alors je pense à ma mère, qui me dit toujours "mets toujours des chaussettes identiques, on sait jamais, si on doit t'envoyer aux urgences dans la journée" ce qui est une idée assez encourageante le matin et qui dénote un optimisme certain, le genre de truc qui vous donne une idée des réalités dès la plus tendre enfance. (maman, je te fais un gros bisou)

En visite chez la voisine l'autre jour j'ai eu un moment de bonheur intense quand j'ai vu qu'elle aussi avait  un gros tas de chaussettes dans tous les sens; Je lui ai dit "ah toi aussi tu as des problèmes de chaussettes, c'est incroyable hein, on en est tous là ??" (comment j'étais trop heureuse...) Elle m'a répondu (avec un ptit air supérieur ?) "Non, pas du tout, toutes ces chaussettes vont par paire, je n'ai plus qu'à les plier". Donc, premièrement, j'ai été super déçue, et deuxièmement, je me suis pris un gros rateau, j'ai lu dans ses yeux un truc du genre "ma pauvre, t'es trop nulle en chaussettes", ce qui est indéniable, soit dit en passant.

Bien entendu j'ai beaucoup d'autres talents, la cuisine par exemple. Je me suis surpassée hier soir, j'ai fait : boîte de carottes/haricots verts avec des chipolatas. De la haute gastronomie.
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Humeur du jour (le 11/03/2008 à 21h33)

jachère...

en espérant que ça portera ses fruits.

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8 mars : journée de la femme (le 05/03/2008 à 11h39)

Je vais passer pour une ringarde à 1000% mais je m'en fous.

Le 8 mars, c'est la journée de la femme, en France comme ailleurs.

L'occasion de rappeler quelques évidences et de dénoncer encore quelques injustices.

La disparité des salaires, les discriminations larvées (oui oui j'ai bien dit "discriminations") qui subsistent.

Rappeler aussi que si une femme, fille, veut montrer ses genoux, elle en a le droit, et que c'est pas forcément un pousse-au-crime. Y compris dans ce que certains appellent les "cités".

Espérer qu'un jour une femme pourra rentrer chez elle à 23 heures, ou plus tard, seule, par les transports en commun, sans que ça craigne.

Espérer que les pakistanaises ne seront plus assassinées à coup de friteuse pour une sombre histoire de dote.

'fin bon, les choses avancent, certes, mais il y a encore 2 ou 3 petites choses à régler...

Si c'est être féministe, alors tant pis, je le suis.

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Une journée ordinaire (le 27/02/2008 à 22h49)

Je teste régulièrement la classique "double journée", (travail et "mère de famille" en arrivant le soir), mais aujourd'hui j'ai testé la "journée boxon" où tout est mélangé, en particulier les mômes au travail.

Dans un sursaut de conscience je n'en ai emmenés que 2 sur 3, mais je dois dire que ça a grandement suffit pour faire le test, en gros je donne la conclusion tout de suite : plus jamais. définitivement.

D'abord le transport, alors déjà c'est galère de se supporter tout seul dans les rames bondées, mais traîner deux gamins qui n'y auraient pas forcément pensé tout seul... c'est à ce moment là que j'ai commencé à me demander si j'avais eu une bonne idée. Voire même je me suis trouvée mauvaise mère.

On enchaine avec le taf. J'imprime des milliards de sudoku, mots fléchés, mots mêlés, labyrinthes, jeux des 12 erreurs (toujours plus forte que les autres), et là, les deux commencent à se prendre le chou, comme à la maison pendant que j'essayais de lire au moins mes mails. Impossible, le mot fléchés "schtroumf" niveau 1 donné à poupette était trop facile par rapport au mots fléchés "schtroumf" niveau 2 donné au ptit bibi, et ça, c'est grave !

Je les traîne plus ou moins de bureaux en bureaux, et enfin, on trouve un ordi libre pour qu'ils s'adonnent à leur occcupation favorite :  les jeux !

Là, je suis restée une demi heure sans enfant. Même que j'en ai profité pour ranger un peu mon bureau, c'est à dire, faire un tas avec les coloriages "oiseaux" laissés en plan.

Ensuite, le repas. Problème épineux s'il en est, sachant que traditionnellement, à journée exceptionnelle, repas exceptionnel, ça veut dire : Mac do. Là, horreur, malheur, tout le monde !! était au Mac do à midi ! On a été obligés de faire un azimut brutal sur la boulangerie du coin, jambon beurre pour tout le monde ! voilà !

Retour au bureau. A ce moment là de la journée, je commençais à être légèrement exténuée, et là, je regrettais franchement cette expérience inédite, vu que, quand même, j'avais (un peu) de travail à faire, quand même.

Comble de malheur, j'avais un truc à imprimer, qui passait pas dans l'imprimante, et qui m'a occupée 2 heures de plus que prévu, les mômes n'arrêtaient pas de passer me voir pour me poser des questions, si bien que j'ai tout imprimé dans le désordre. Affreux !

Je crois même qu'à un certain moment de la journée, je les haïssais... :(

Le chemin du retour s'est déroulé sans encombre. Ils étaient hyper bavards, pendant que j'essayais de caser sur mes genoux le sac contenant la DS, le bd de Titeuf et tout le toutim. Ils se sont remémorés ce grand moment à midi, quand on a croisé Igor (ou Grychka ??) Bogdanoff, eh, c'est pas tous les jours hein !!

Bon, les meilleures choses ayant une fin. Je les ai ramenés sains et saufs à la maison, et après, je suis partie me reposer, sur le fauteuil du dentiste...

Plus jamais ça moi je dis. Pas bon.

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J'ai écouté la nuit, elle ne fait pas de bruit (le 25/02/2008 à 11h03)
Cette nuit je me suis souvenue de toutes ces nuits quand j'avais 6 ans. Réveillée quand tout le monde dormait. De tous ces bouquins lus en attendant que tout le monde se réveille.
De ce monde parallèle, de toutes ces choses qui se passent pendant qu'on dort... Ces bienheureux qui ronflent, insouciants et inconscients.
J'ai savouré le bonheur d'être là et de ne pas avoir mal aux dents. (oui, ok, c'est un peu décousu mais bon, j'ai pas beaucoup dormi !)
Puis un piaf s'est mis à chanter à 2 heures, j'ai eu un peu peur qu'il me fasse définitivement passer une nuit blanche, puis je me suis dit que la première chose à faire en ce lundi matin était de prendre rendez-vous chez le dentiste. Puis je me suis demandée ce qu'il y avait dans les médicaments que j'avais pris contre le mal de dents (est-ce que ça empêche de dormir par exemple ?). Puis, après tout ça, les ronflements des autres, après le passage en revue mental de l'état de santé de tous les membres de ma famille et autres connaissances, après avoir pensé à Marion Cotillard quand le piaf de 2 heures a chanté, après avoir dit "maou maou" à mon chat qui venait me faire un bisou (d'ailleurs j'ai décidé de le rebaptiser "maoumaou"), après, donc, je crois que j'ai dormi, puisque quand le réveil a sonné, il m'a réveillée !
Le bonheur, c'est très simple, c'est quand on n'a pas mal aux dents, c'est quand on a mal nulle part en fait.
En fait, il faudrait une bonne rage de dents, de temps en temps, pour savourer les non-rages de dents.

Ce matin j'ai dit à mon chéri : "j'ai pas réussi à m'endormir hier soir", il m'a répondu : "ahlala, moi non plus", j'ai ricané "ouais je sais, pendant au moins cinq minutes"
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Le petit truc émotif (le 22/02/2008 à 11h22)
bon le truc, et il vaut mieux le dire tout de suite, c'est qu'ici ça réfléchit pas très haut.
Je me fais du mal à visiter des blogs où tout le monde est super intelligent, mais ici ça donne dans le futile.

Plus ça va moins j'ai envie de réfléchir... va falloir que je me rééduque le neurone urgemment. Je me dis que si je passais le bac aujourd'hui, je le raterais, c'est quasiment sur. Ya qu'à voir comment je galère à recoller les morceaux sur les fonctions du programme de 3ème avec chouchou, ça s'appelle pas des maths à ce niveau là, ça s'appelle de l'hélitreuillage d'urgence.

Donc, j'irai pas jusqu'à dire que je revendique la futilité, mais bon, je crois que je suis devenue trop sensible. Je préfère pas m'intéresser aux vrais problèmes, à la rigueur, aux non-problèmes, mais c'est tout. Même une mauvaise critique de cinéma, d'un film que je connais même pas, si elle est trop méchante, ça me fait de la peine. C'est normal ça ? Je ne supporte plus l'attaque méchamment cynique, je ne sais trop comment procéder pour survivre dans ce monde de brutes.

L'autre jour j'ai écouté le message de ma fille sur répondeur. Elle voulait me téléphoner mercredi pour me dire que ses frères étaient méchants avec elle, mais j'avais oublié mon portable dans l'entrée, ce qui fait que quand ça a sonné (dans l'entrée) ses frères se sont transformés en gremlins en la montrant du doigt, et en ricanant, donc le message c'était "z'êtes méchants !!" en pleurant. Pauvre chouquette, ça m'a traumatisée pour le reste de la journée (oui je l'ai écouté le lendemain matin, je sais l'anecdote n'est pas très claire, mais ça me fait du bien de la raconter :)). Du coup j'en ai remis une couche en me disant que c'était pas bien une mère de famille qui travaille et puis je me suis souvenue que ça n'avait rien à voir avec la choucroute, et que c'est pas parce que je travaille que les frangins doivent se moquer de chouquette ! d'abord ! Et rien que de repenser à certaines mères au foyer (pas toutes hein heureusement) qui vont chercher leurs enfants à l'école en jogging et qui n'ont que "les feux de l'amour" comme sujet de conversation ou le temps qu'il fait à 4 heures et demie, je me suis dit, que outre le salaire que je ramène et qui est la première raison de mon travail, mon équilibre socio-mento-cervelo-quotidien avait besoin d'une vie professionnelle minimum.

Idem pour vidéogag, j'ai regardé ça il y a (au moins) un mois. Quand les gens tombent, j'ai mal aux jambes !! mais vraiment, j'ai vraiment mal aux jambes au moment où le mec se prend un coup. Non mais jusqu'où ça va l'empathie, c'est incroyable ! Donc, au final, vidéogag n'est absolument pas drôle, on voit des gens se gameller à longueur d'émission. C'est donc assez douloureux, au sens propre.

Bref, je crois que je suis atteinte de sensiblerie généralisée aîgue. Je suis devenu un pauvre petit truc émotif. (mais personne ne le sait dans la vraie vie évidemment sinon je vais me faire marcher dessus)

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Mes non-problèmes à moi (le 21/02/2008 à 16h31)
C'est quand même vachement bien la politique.

ça permet d'inventer des mots, genre "désertitude" ou des trucs comme ça, et en plus ça permet d'inventer des nouvelles idées.

La dernière nouvelle idée donc, c'est le "non-problème".
Le non-problème, ça doit être quelque chose comme un truc qui n'existe pas, peut être. Enfin, j'imagine.

Le "non-problème" c'est un truc inventé par des "communiquants" pour communiquer entre communiquants. C'est à dire que moi, par exemple, qui suis bon ben, pas communiquante quoi, j'ai difficilement accès à ces concepts d'un nouveau genre, de par ma structure intelligentielle morcelée, qui tient essentiellement au fait que j'ai le statut "employé", ce qui me rend de fait, inapte à tout accès à la conceptualisation intrinsèque du non-problème ainsi qu'à son appréhension cognitive. (si tant est que tout ce qui précède ait un sens (verbe avoir)

Peut être que c'est ça qu'on appelle du "parisianisme". C'est genre un(e) homme(femme) politique, à Paris-dans-le-gouvernement-qui-nous-gouverne, bien sûr, qui parle à quelqu'un (c'est informel, on ne sait pas qui exactement) et qui dit "oh l'ôt, mais les sectes, c'est un "non-problème". Hop, fini, plus de problème. Alors, ensuite, c'est quoi le non-problème suivant ?

Non, je ne ferai pas de politique. C'est pas ça. Mais dire c'est un "non-problème", ça ressemble à ce qu'un patron dirait à son employé qui vient lui dire "patron, là on est dans la merde, on aura jamais le temps de finir ce soir le truc hyper urgent pour demain matin", là le patron répond "et alors ? mais voyons mais c'est typiquement un non-problème ça mon gars !", "ah, euh, bon ben ok patron, d'accord, merci". L'employé repart avec une grimace étrange sur son faciès, il sait pas trop comment interpréter le non-problème mais bon... il a pas trop le temps d'y penser non plus vu qu'il a justement ce truc hyper urgent à finir.

Moi je fais pareil dans la vraie vie, je non-règle plein de non-problèmes et tout va pour le mieux. Quelquefois même, les non-problèmes se non-règlent d'eux-mêmes, et là c'est vraiment le summum.
Le "non-problème" c'est en quelque sorte l'invention du siècle, que dis-je du millénaire ! C'est l'invention originelle qui va tous nous projeter dans une ère nouvelle, dans la non-ère.
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Le jour où j'ai laissé mon ADN... (le 21/02/2008 à 10h07)
Il est des matins où tout s’enchaîne… des matins où le temps vous oblige à prendre un parapluie au cas où, un bon bouquin pour les transports, au cas où, un pull en plus, au cas où.

Il est des matins où vous partez en courant de votre cahute pour rejoindre le 7h54, qui quelquefois part à 7h52. Vous avez un peu mal aux pieds, l’espèce de gilet avec des poils au col n’est pas tout à fait assez chaud pour la saison, mais c’est pas grave, le coeur léger malgré quelques soucis domestiques, vous vous dites “que me réserve cette belle journée ?”

Alors que vous longez la voie, le 7h48 s’ébranle. Vous êtes tellement de bonne humeur que fredonne dans votre coeur le “paris-bordeaux qui’s’promèèène au bord de l’eau, tchou tchouuuuuuuu “.

Comme tous les matins, il n’y a aucune place assise. Qu’importe ! vous êtes (encore) jeune, ou disons pas trop décatie. MP3 aidant, vous patientez jusqu’au prochain arrêt pour vous vautrer, les bras en avant, plus ou moins élégamment entre un homme et une femme, dans l’espace prévu à cet effet, à savoir : un siège sncf de banlieue. Ainsi calée, vous poursuivez votre voyage.

C’est alors que subitement vous êtes prise d’une quinte de toux. Une toux sèche. Dans votre tête, vous savez que vous n’avez pas pris de bouteille d’eau pour faire passer le truc, vous tentez un mouchage, vous continuez à tousser. La moitié du wagon vous regarde d’un oeil torve. Vous êtes toute rougeaude, vous savez que la pression et le stress ne feront qu’empirer la situation. Vous tentez un total self control avec la respiration du ptit chien : que dalle !

Vous vous souvenez -toute cramoisie que vous êtes- que vous avez attrapé à l’arrache dans la pharmacie domestique une vieille solustritruc périmée, au cas où. Vous ouvrez votre sac à main où règne un bordel qui pourrait être risible si vous n’étiez pas dans une telle situation d’urgence.Après moult brassages, vous reconnaissez, au toucher, la dite solustritruc, que vous attrapez victorieusement, là c’est le drame, un protège slip “au cas où” (heureusement plié dans sa ptite pochette bleue), mal garé, s’échappe malencontreusement de votre sac, (il n’a pas été rangé dans la pochette maquillage/échantillon de parfum/doliprane/spasfon au cas où !! c’est mal !!) vous le camouflez le plus rapidement possible mais c’est trop tard, 3 personnes l’ont vu dont le mec assis à côté, il vous regarde d’ailleurs d’un air mi-exaspéré, mi-énervé, mi-amusé (oui je sais ça fait beaucoup de mi-) vous espérez de tout votre coeur que l’incident ne laissera de souvenirs à personne.

A ce moment, la dame à droite juge utile et opportun de m’informer que ce genre de pastille est complètement inutile et que “le mieux dans ces cas là, c’est les suppositoires”, ah bon, merci madame. Malheureusement je n’ai pas pris de suppositoire “au cas où”, je m’en tiendrai donc à la pastille.

Puis, enfin, vous vous accordez le soulagement de sucer douceureusement la solustritruc, calmement, en demandant à votre gorge de bien vouloir faire un effort.

Malheureusement, alors que tout semblait gagné, une petite quinte finale envoie la solustritruc sur le genou du monsieur d’en face, oui oui, c’est le coup de grâce, l’humiliation suprême. 6 personnes ont les yeux rivés sur le genou du monsieur, qui, il faut le dire, est assez stoïque.

Ah oui, vous vous êtes posé furtivement la question, mais c'est bien ça, elle est bien là, la ptite pastille. S'en suit un dialogue imaginaire avec un policier imaginaire qui vous pose des questions imaginaires aux quelles vous faites des réponses imaginaires...

"madame, cette pastille vous appartient-elle ?" "euh oui, je la reconnais, bicolore, elle est là le ventre à l'air, toute baveuse, c'est bien celle que j'ai chopé à l'arrache ce matin avant de partir..."

Bref, la ptite pastille qui vous appartenait il y a encore 45 secondres appartient maintenant au genou d'un homme que vous ne connaissez ni des lèvres ni des dents. Je ne sais que faire.... j'attrape vaguement un mouchoir en papier, il me paraît délicat de tripoter le genou de quelqu'un que je ne connais pas... La pastille se délite sans aucune pudeur, légèrement baveuse, je suis en train de me dire qu'elle laissera vraisemblablement une petite tâche sur le pantalon.

Avec un petit sourire en coin, le monsieur à qui appartient le genou envoie finalement valdinguer la pastille d’une chiquenaude… bah oui j’allais pas la ravaler quand même. Tant d’efforts, réduits à néant.

Effectivement, il y a une petite trace, toute petite, insignifiante, sur le tissu...


Le terminus arrive enfin, 20 minutes, c’est long, très très long quelquefois…

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